VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_08_2021_17_12

DE SÉANCE DU VENDREDI 17 DÉCEMBRE 2021 FR 734 échevinal fera tout ce qui est en son pouvoir pour continuer à agir de manière proactive dans le domaine du logement. Monsieur l’échevin Maurice BAUER : Lors de presque chaque réunion du collège échevinal, il est question de logement social et de la volonté de faire avancer les projets sociaux. La construction de logements sociaux fait partie des grandes priorités du collège échevinal. Monsieur l’échevin Mosar a déjà évoqué les problèmes qui se posent. Je voudrais citer un autre exemple. Au «Konviktsgaart », nous nous sommes fixé comme objectif de rénover chaque chambre lorsqu’elle devient vacante. Le fait est toutefois qu’aucune offre n’est reçue lorsque l’appel d’offres porte sur la rénovation d’une seule chambre. Nous devons attendre que deux ou trois chambres soient vacantes pour que des entreprises artisanales manifestent leur intérêt. Ce n’est certainement pas la volonté politique qui fait défaut. La construction de logements est et reste la priorité du collège échevinal. Notre volonté est de faire avancer un certain nombre de projets de construction de logements dans les années à venir, afin de créer également des logements sociaux supplémentaires. Madame le bourgmestre Lydie POLFER : J’ai lu le rapport de la commission. Il y est bien écrit que l’allocation des «aides à la pierre» du ministère du Logement continuera à être versée. Monsieur Guy FOETZ (déi Lénk) : Je n’ai pas mis cela en question. Madame le bourgmestre Lydie POLFER : La déclaration de Monsieur le conseiller Benoy selon laquelle l’argent que la Ville a reçu du Pacte logement 1.0 aurait été mal investi m’a choquée. Il a été question de « robinets en or ». Doisje rappeler à Monsieur le conseiller Benoy qu’à l’époque, un collège échevinal bleu-vert était en place et qu’il a, en son âme et conscience, mis en œuvre des mesures telles que prévues dans le Pacte logement 1.0 ? Avec une population croissante, il faut des infrastructures publiques supplémentaires (canalisations, écoles, halls sportifs...). Les aides publiques de 172 millions d’euros ont été investies à juste titre par le collège échevinal bleu-vert de l’époque dans des infrastructures publiques dans l’intérêt des citoyens de cette ville. Il était important et juste d’effectuer ces investissements. Le Pacte logement 2.0 a été conçu différemment et se trouve désormais axé sur la création de logements. Les années à venir nous montreront à combien s’élèveront les aides financières accordées dans le cadre du Pacte logement 2.0. Il faudra voir dans quelle mesure les règles du Pacte logement 2.0 pourront être mises en œuvre de manière efficace et transparente et si des adaptations seront nécessaires. Quelle était la raison pour laquelle le collège échevinal a demandé au Service des Biens d’effectuer une analyse des rapports de propriété? L’étude LISER a été présentée comme la vérité absolue. Notre objectif était d’analyser cette étude de manière critique, afin de savoir si ses résultats pouvaient également être appliqués à la ville de Luxembourg. L’étude LISER a fait dire que les promoteurs privés stockaient des terrains constructibles comme objets de spéculation. Les calculs de nos services ont montré que plus de la moitié des terrains constructibles disponibles sur le territoire de la capitale se trouvent en mains publiques. C’est un fait. Ni le problème de la pénurie de logements ni celui de l’augmentation des prix sur le marché de la construction ne peuvent être résolus si l’on fait toujours comme si un seul, à savoir toujours l’autre, en était responsable. Ces problèmes ne peuvent être résolus qu’ensemble - pouvoirs publics et acteurs privés. Les problèmes de procédure doivent être abordés ouvertement et honnêtement, sans quoi nous n’avancerons pas. J’ai été heureuse d’entendre que le message de Madame Ahmedova était le même. J’espère que nous pourrons aborder le Pacte logement 2.0 dans cet esprit. Si ce n’est pas le cas, le Pacte logement ne portera pas les fruits que nous espérons. Cet après-midi, le collège échevinal aura un entretien avec les deux candidats qui se sont présentés en interne pour le poste de conseiller logement. La Ville poursuit les mêmes objectifs que le Pacte Logement 2.0. C’est pourquoi nous espérons pouvoir atteindre ces objectifs ensemble. Monsieur François BENOY (déi gréng) : Je suis heureux d’entendre que le collège échevinal reconnaît que la Ville doit se positionner de manière à pouvoir exploiter pleinement le potentiel de l’article 29bis et qu’elle est prête à s’en donner les moyens. De nombreux plans d’aménagement particuliers sont mis en œuvre par le secteur privé et la Ville peut utiliser le potentiel de l’article 29bis pour transférer des logements dans le domaine public. Dans la fiche financière de la loi relative au pacte logement 2.0, les montants prévus sont identiques à ceux du pacte logement 1.0. Si la Ville entend créer beaucoup de logements abordables, les subventions de l’État ne seront pas inférieures à celles du Pacte Logement 1.0. Les acteurs conventionnés ont-ils été pris en compte dans le cadre des calculs effectués ou a-t-on simplement tenu compte de ce que la Ville a réalisé ces dernières années en matière de logement ? La SNHBM, le Fonds du Logement et autres acteurs conventionnés avec le ministère ont-ils également été pris en compte, car ils reçoivent eux aussi des subventions par logement créé? Il me semble que ces acteurs n’ont pas été pris en compte dans les calculs. Madame le bourgmestre Lydie POLFER : Faisons le calcul : 19.000 € par logement créé. Si nous supposons que notre société parvient à construire 300 logements par an, par exemple, nous sommes à 5,7 millions d’euros de subventions par an, soit 57 millions d’euros en dix ans. Nous serions donc encore loin des 172 millions d’euros. En revanche, si nous supposons que notre société parvient à construire 1.000 logements par an sur le territoire de la ville, nous en serions à plus du double. Arrêtons donc ces calculs qui ne mènent à rien ! De toute façon, la situation financière de la Ville est tellement bonne qu’il n’y a aucune raison financière de construire ne serait-ce qu’un seul logement de moins. Nous construirons autant de logements que possible - autant que l’économie le permet et que les procédures le permettent malgré les problèmes décrits. Les Hospices civils disposent d’un terrain bien situé dans le quartier de Weimershof. Ils voulaient commencer les travaux de construction il y a deux ans déjà. Les Hospices civils seraient le maître d’ouvrage, supporteraient les coûts et mettraient les appartements à la disposition de la Ville afin de les mettre sur le marché à des conditions sociales. Jusqu’à présent, les travaux de construction n’ont pas pu être entamés, bien que le terrain soit immédiatement constructible en raison de son classement dans le PAG. Des études supplémentaires doivent maintenant être menées. C’est un fait. Au cours des 15 dernières années, la Ville n’a pas décidé une seule fois de ne pas construire un logement pour des raisons financières. C’est également un fait. Les freins sont ailleurs et tant qu’une solution ne sera pas trouvée, nous n’avancerons pas comme nous le souhaitons. Madame Cathy FAYOT (LSAP) : Le poste de conseiller logement est-il exclusivement mis au concours en interne? Madame le bourgmestre Lydie POLFER : Le poste a déjà été mis au concours en interne. Deux candidatures ont été reçues. Le collège échevinal recevra les deux candidats aujourd’hui pour un entretien. Étant donné que la Ville dispose de toutes les données pour pouvoir établir le PAL, il est judicieux de pourvoir le poste en interne.

RkJQdWJsaXNoZXIy NTkwNjU=