VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_08_2021_13_12

701 FR SÉANCE DU LUNDI 13 DÉCEMBRE 2021 social dispose d’un tel niveau de liquidités est préoccupant, d’autant plus que, selon le Statec, 17,5% de la population du Luxembourg se trouvent en risque de pauvreté. L’Office social doit se doter d’un plan concret pour mieux utiliser ses réserves. L’Office social prévoit d’investir dans une nouvelle charte graphique - un projet important, pourvu qu’il vise à améliorer la communication et les relations avec les utilisateurs. Que compte faire l’Office social avec ses 6 millions de réserve? Resteront-ils sur les comptes bancaires, ce qui impliquerait le paiement de taux d’intérêt négatifs? L’Office social pourrait autant investir son argent en engageant plus de personnel, en augmentant et en diversifiant les aides financi res, ou en développant de nouvelles approches pour combattre la pauvreté. L’évolution des effectifs de l’Office social ne suit pas la progression de la demande. Des postes d’assistant social sont toujours vacants. Le groupe déi gréng a signalé ce probl me à plusieurs reprises. Certes, des recrutements sont prévus, et nous sommes conscients qu’à l’heure actuelle, il est difficile de recruter du personnel qualifié. Nous savons également que l’intégration de nouveaux collaborateurs ne se fait pas du jour au lendemain. Mais invoquer le manque de bureaux pour ne pas recruter n’est pas convaincant. A la lecture du rapport annuel 2020 de l’Office social, nous apprenons que le nombre de bénéficiaires d’aide et de demandes aupr s de l’Office social a été tr s élevé entre 2019 et 2020 : + 22,5% pour le nombre de demandeurs, + 50% pour les demandes introduites, dont les deux tiers concernent le service financier de l’Office social. En 2020, 64% des demandeurs sont des personnes seules. 15% des demandes sont liées à la recherche d’un logement. Les demandeurs sont de plus en plus jeunes. Le pourcentage de clients de moins de 30 ans a augmenté de 3% par rapport à 2019. Ces chiffres pourraient servir de point de départ pour autant de nouvelles approches. Dans son rapport annuel, l’Office social met également en exergue les difficultés rencontrées par le service « Suivi accompagnement social » et les limites de son intervention, notamment aupr s des demandeurs d’asile et des bénéficiaires de protection internationale. Les collaborateurs de l’Office social ne disposent pas toujours des connaissances culturelles et linguistiques nécessaires pour accompagner ces personnes de mani re adéquate. L’Office social s’engage donc à augmenter les ressources de l’institution sociale « LISKO» de la Croix-Rouge luxembourgeoise. Le fait que l’Office social s’engage à augmenter les ressources d’une institution sociale externe donne à réfléchir. L’Office social de la capitale pourrait-il développer une approche qui permette de s’occuper de ces personnes sans devoir dépendre des ressources d’un organisme social externe ? Les demandeurs d’asile et les personnes bénéficiant d’une protection internationale sont également des citoyens de la Ville de Luxembourg et, en tant que tels, ont droit à une aide de la part de l’Office social. Quelles sont les expériences des autres services sociaux au Luxembourg dans ce domaine ? Quelle est leur méthode de travail ? Quelles synergies pourraient être créées afin de mieux contrôler les dépenses de l’Office social ? Le projet «Berlaimont » de la Fondation Pescatore générera des coûts excessifs. Notre coll gue Christa Brömmel avait déjà critiqué en 2020 le nombre excessif de places de stationnement pour le personnel et les visiteurs dans le parking souterrain prévu par la Fondation, sachant que le parking «Glacis» et le parking «Robert Schuman», la station de tramway et les arrêts de bus se trouvent à proximité immédiate. La Fondation Pescatore paiera également des intérêts négatifs sur ses avoirs bancaires. Au lieu d’investir dans l’immobilier, la Fondation ne pourrait-elle pas oser lancer d’autres projets en excluant tout luxe? En raison des réserves d’argent disponibles, les hospices civils comptent également sur le paiement d’intérêts négatifs. Les hospices civils sont en contact avec le minist re de l’Intérieur à ce sujet. Nous constatons qu’il s’agit entre autres de projets immobiliers. En ce qui concerne l’Office social, les Hospices civils et la Fondation Pescatore, il s’agit d’institutions publiques qui sont sous la tutelle de la Ville. Le conseil communal a donc la responsabilité d’accompagner ces institutions et de les soutenir afin qu’elles répondent aux besoins réels, mais aussi d’anticiper pour préparer l’avenir. Même si la comptabilité des établissements est correcte et que les services et les prises en charge sont de qualité, il serait utile de réfléchir à des stratégies globales, dans l’objectif de développer la conscience des coûts desdits établissements, d’envisager une plus grande coopération avec des institutions similaires, de mieux comprendre dans quelle mesure les activités immobili res sont orientées vers la mission de l’établissement concerné, de promouvoir des projets innovants et utiles, en accord avec la mission principale de l’établissement, afin de mobiliser les fonds excédentaires. Le groupe déi gréng s’abstiendra lors du vote concernant le budget rectifié 2021 et le projet de budget 2022 de la Fondation Pescatore. Nous soutiendrons les documents budgétaires présentés par l’Office social et les hospices civils. Madame Ana CORREIA DA VEIGA (déi Lénk) : Si l’on compare les documents budgétaires de l’Office social, des Hospices civils et de la Fondation Pescatore avec ceux de l’année derni re, on constate que peu de choses ont changé, si bien que l’on pourrait presque tenir le même discours que l’année passée. Le nombre de demandeurs aupr s de l’Office social a encore augmenté. L’aide fournie par l’Office social consiste à couvrir les besoins primaires des personnes qui ont besoin d’aide au quotidien. L’Office social fait un travail important, car il ne fait rien d’autre que de redresser ce qui ne va pas dans notre société et de réduire les inégalités. Il serait intéressant, dans un prochain rapport d’activités de l’Office social, d’aborder également la situation des personnes qui, bien qu’elles aient un travail, doivent faire des demandes pour pouvoir joindre les deux bouts à la fin du mois. De nombreuses travailleuses et de nombreux travailleurs ont sombré dans la pauvreté pendant la crise du coronavirus, par exemple les travailleuses et les travailleurs sous contrat d’intérim qui n’ont pas eu droit aux allocations de chômage ou à d’autres aides du jour au lendemain. Cela explique certainement en partie le nombre croissant de demandes déposées aupr s de l’Office social. En 2021, 2.043 demandes ont été déposées. 2.043 dossiers, ce ne sont pas seulement des personnes individuelles : derri re cela il y a aussi des familles, c.-à-d. que nous ne connaissons pas le nombre exact de personnes concernées. Les réserves de l’Office social s’él vent à 7 millions d’euros. Il s’agit d’investir cet argent le plus rapidement possible, par exemple dans la construction de logements abordables. Les clients de l’Office social ne trouvent pas de logement abordable sur le marché immobilier. Les taux d’intérêt négatifs à payer ne justifient pas de thésauriser davantage d’argent sur des comptes. Nous devons malheureusement constater que l’Office social externalise les travaux de nettoyage. C’est ce que l’on peut déduire des chiffres du budget 2022 et du budget rectifié 2021. Au projet de budget, 68.000 euros sont inscrits en 2022 (nettoyage de trois bureaux). Les syndicats ont attiré l’attention à plusieurs reprises au fait que les conditions de travail des femmes qui travaillent dans des entreprises de nettoyage

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