VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_08_2021_13_12

DE SÉANCE DU LUNDI 13 DÉCEMBRE 2021 FR 694 veut rouler à toute vitesse, mais qui doit malheureusement se déplacer sur un réseau de trains de banlieue. Le coll ge échevinal a l’ambition d’aller vite, mais le réseau de trains de banlieue, c.-à-d. un environnement difficile et saturé, nous freine. Madame le bourgmestre Polfer a mentionné l’exemple du projet «Centre de Merl », un projet qui a été approuvé en 2014 sous le précédent coll ge échevinal. Le projet prévoit la création de 188 logements, dont 144 en mains publiques. La construction des premiers logements a débuté il y a environ un an. Il a fallu six ans pour que le projet puisse passer à la phase de mise en œuvre. Il faudra encore deux ans pour que le projet soit totalement achevé. Le fait est que les procédures sont tout simplement trop longues et que les projets sont ainsi freinés. Ce probl me doit être abordé. Nombreux sont ceux qui veulent construire des logements. Les nombreuses demandes de permis de construire qui parviennent à l’administration communale en témoignent. Non seulement les longues procédures, mais aussi la croissance démographique constituent un défi. Dans un pays qui compte chaque année entre 11.000 et 12.000 habitants supplémentaires, dont 2.000 à 3.000 personnes qui s’installent sur le territoire de la Ville, c’est une course que nous ne pouvons pas gagner. Une population croissante s’accompagne de nouveaux besoins en logements, en infrastructures (cr ches, écoles, centres culturels...) et il n’est pas possible de rattraper tout cela au rythme que nous souhaiterions. A cela s’ajoute le fait que les communes sont en concurrence entre elles pour trouver des entreprises de construction pour réaliser leurs projets, et que les communes sont en concurrence avec l’État et les entreprises privées pour trouver la main-d’œuvre nécessaire (architectes, ingénieurs...). Tout cela montre à quel point l’ensemble du marché est saturé, ce qui fait que nous ne pouvons pas faire avancer les projets au rythme souhaité. Mais il est clair aussi que nous devons cesser le discours «public versus privé», car cela ne nous fait pas avancer. On ne peut avancer que main dans la main. Et pourtant, nous devons constater que d’éminents représentants politiques - parmi eux même des personnes qui sont vice-premier ministre, respectivement qui ont l’ambition de devenir premier ministre de ce pays - ne cessent de dénigrer le marché privé, de présenter en bloc tous les promoteurs privés comme des spéculateurs et de réclamer à nouveau une plus grande intervention de l’État. On jette ainsi de la poudre aux yeux des citoyens. La Ville a la volonté de s’attaquer davantage au probl me, mais nous sommes également freinés par le syst me. Il faut résoudre ce probl me systémique - et une bonne approche serait d’arrêter d’opposer le privé et le public. Un effort collectif est nécessaire. Monsieur le conseiller Benoy reproche au coll ge échevinal d’être peu réaliste parce que la déclaration échevinale dit que « la Ville doit rester abordable pour tout le monde». En fait, c’est la remarque de Monsieur le conseiller Benoy qui est peu réaliste. déi gréng reconnaissent les efforts du coll ge échevinal, même s’ils consid rent que ces efforts s’inscrivent dans la continuité du coll ge échevinal précédent. Je pense avoir suffisamment expliqué que le coll ge échevinal actuel va beaucoup plus loin dans ses efforts et ses ambitions et que nous mobilisons toutes les ressources pour créer des logements abordables supplémentaires. Néanmoins, je pense que je ne devrais pas faire cette remarque, car nous devrions cesser de nous faire des reproches réciproques en bloc. Nous devrions plutôt travailler ensemble pour faire avancer la construction de logements – aussi bien par des acteurs publics et que par des acteurs privés. Monsieur l’échevin Mosar et Monsieur le conseiller Radoux ont fait remarquer à juste titre que ce n’est pas que les responsables de la Ville ne veuillent pas adopter le Pacte logement 2.0. Ils ont plutôt dit que la Ville n’avait en fait pas besoin du Pacte logement 2.0. En effet, la Ville m ne depuis des décennies déjà une politique proactive de construction de logements en investissant dans des logements sociaux et des logements abordables. Aucune autre ville du pays ne dispose d’autant de moyens financiers et de personnel que la Ville de Luxembourg. C’est pourquoi nous pouvons, en tant que Ville, faire de gros efforts, et nous n’aurions donc pas vraiment eu besoin d’un pacte logement 2.0. Le Pacte logement 2.0 apporte de nouvelles contraintes administratives et ne va pas dans le sens d’une simplification des procédures et d’une progression rapide. Il est temps que la Ville obtienne le statut légal qu’elle mérite en tant que capitale. Le rôle de la Ville de Luxembourg est différent de celui des autres villes du pays et cela doit se refléter dans une loi. Monsieur le conseiller Benoy s’est renseigné sur les projets du coll ge échevinal concernant le projet «Baugruppen». Le coll ge échevinal a d’autres projets. Je propose que nous donnions des explications plus détaillées à ce sujet aux membres de la commission consultative compétente. Le coll ge échevinal croit toujours au projet «Baugruppen», un projet qui peut créer une offre de logement supplémentaire pour un certain nombre de personnes. Construire des logements ne suffit pas. Il faut également créer un environnement dans lequel nous puissions bien vivre (aménagement de l’espace public, zones vertes, infrastructures, etc.). Plusieurs intervenants ont souligné l’importance de ne pas perdre de vue les quartiers résidentiels. Le coll ge échevinal partage cet avis. La Ville de Luxembourg compte 24 quartiers. On parle beaucoup du quartier de la Gare et de la Ville-Haute, car il s’agit de centres historiques. Il va de soi que nous devons également développer les 22 autres quartiers. Les gens vivent dans leur quartier. Pendant le confinement, nous avons été contraints de rester dans nos quartiers, ce qui a permis à de nombreuses personnes de redécouvrir leur quartier. Les citoyens ont également constaté l’importance des commerces locaux dans le quartier et l’absence de tels commerces dans certains quartiers. Le commerce local est essentiel à la vie d’un quartier. Pour que le commerce local puisse fonctionner, il faut une certaine densité d’habitations - même si celle-ci peut être calculée sur deux ou trois quartiers contigus. Le commerce local est important, notamment dans l’optique d’une ville durable, d’une ville des courtes distances. Le coll ge échevinal a pris un certain nombre d’initiatives pour réaménager des places publiques ou prendre des mesures d’aménagement provisoires (place du Théâtre, cour intérieure de l’Ancien Athénée, place de Paris, place Thorn, Pulvermuehle, rue de Strasbourg...). Le coll ge échevinal prend tr s au sérieux les préoccupations, suggestions et souhaits des citoyens. Bien entendu, des réflexions peuvent être menées dans le sens d’une approche encore plus institutionnelle de la participation citoyenne. La participation citoyenne est tr s importante pour nous et la participation citoyenne a lieu. Il est important pour nous que la participation citoyenne ait également lieu dans le cadre du réaménagement de la place de la Gare. Des projets tels que le projet «d’Stad liest » ou le projet «Winterkids» dans la cour intérieure de l’Ancien Athénée ont un grand succ s aupr s des enfants et des parents. D’où mon appel aux groupes d’opposition pour qu’ils soutiennent le coll ge échevinal afin que cette place soit conservée et qu’elle puisse être utilisée – tout comme le rez-de-chaussée du bâtiment – pour des projets dans l’intérêt des enfants. Le quartier de la Gare doit être vivant : nous sommes tous d’accord avec une telle déclaration. Et cette affirmation vaut également pour les autres quartiers de la ville. Le coll ge échevinal prend de nombreuses initiatives pour développer les quartiers et les rendre encore plus vivants. En écoutant l’opposition, je n’ai pas l’impression que nous parlions du même quartier. L’opposition est bien consciente des investissements importants réalisés ces deux derni res années par la Ville et l’État pour réaménager le quartier de la Gare. L’espace public entre le Pont Adolphe et la place de la Gare a été

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