VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_08_2021_13_12

693 FR SÉANCE DU LUNDI 13 DÉCEMBRE 2021 les bâtiments ne doivent pas être situés dans un secteur protégé ni dans le secteur Unesco. Avec les syst mes photovoltaïques installés sur les bâtiments communaux, nous atteignons actuellement 250 kilowatts. Il n’y a actuellement que 12 bâtiments dont les toits ont pu être équipés d’une installation photovoltaïque. Pour ces constructions, la consommation d’énergie a été limitée à 30 kWh afin de pouvoir bénéficier d’un prix de l’électricité subventionné. Le coll ge échevinal vient de décider de supprimer cette limitation afin de permettre un développement supplémentaire. Les installations photovoltaïques ont un coût élevé et doivent rester en place au moins 15 ans pour que le rapport coût-efficacité soit correct. Les coûts d’installation et d’élimination (liés à la consommation de CO2) du syst me ne doivent pas être plus élevés que les économies d’énergie réalisées pendant la durée d’utilisation du syst me. C’est pourquoi nos services analysent au préalable si l’installation d’un équipement photovoltaïque est possible et utile à l’endroit concerné. Les projections de Monsieur le conseiller Benoy ne sont pas réalistes. Selon les calculs de notre service, 1.343 kilowattscrête (kWc) pourraient être atteints d’ici 2024 et 2.847 kWc d’ici 2030. Je propose que nous nous penchions plus en détail sur ce sujet dans le cadre d’une commission consultative et que le service nous fournisse de plus amples informations à ce sujet. Monsieur le conseiller Foetz critique le fait que les dépenses inscrites au budget extraordinaire sont réguli rement surestimées et que le déficit élevé prévu se transforme en excédent parce que des millions d’euros ne sont pas dépensés. Certains projets ne peuvent pas être mis en œuvre comme prévu parce que les autorisations gouvernementales nécessaires tardent à venir, notamment les autorisations du minist re de l’Environnement et de l’Administration de la gestion de l’eau. De plus, la loi sur les marchés publics est tr s stricte, des plaintes peuvent être déposées et les procédures peuvent donc durer longtemps. La pandémie entraîne également des retards. Nous regrettons également que la réalisation de grands projets n’avance pas comme nous le souhaiterions. L’appel d’offres pour le nouveau château d’eau au Kirchberg a dû être annulé à deux reprises. Les offres reçues sont souvent de 60% plus ch res que les devis inscrits au cahier des charges. La Ville g re l’argent des contribuables et nous ne pouvons pas prendre la responsabilité d’accepter des offres aussi surévaluées. Il s’ensuit alors un nouvel appel d’offres public. Si nous n’avons pas de chance, nous recevons des offres encore plus ch res ou nous n’en recevons aucune. Le marché est actuellement compl tement saturé. Les nombreux chantiers privés, l’impact de la pandémie sur le marché font que les entreprises de construction sont débordées de commandes, ont des probl mes d’approvisionnement et ont du mal à trouver suffisamment d’ouvriers qualifiés. C’est donc une accumulation de probl mes qui fait que nous ne pouvons pas réaliser nos projets aussi rapidement que nous le souhaiterions. Monsieur l’échevin Serge WILMES : Je voudrais tout d’abord remercier tous les orateurs de leurs contributions à la discussion. J’adresse également des remerciements particuliers à mes coll gues du coll ge échevinal et de la majorité, qui ont contribué à l’élaboration du présent budget et qui le soutiendront. Je tiens à remercier Madame la conseill re Margue de son rapport budgétaire intéressant. Elle a mis l’accent sur l’aspect du bien-être et donc sur l’être humain. Les hommes politiques sont des personnes qui travaillent dans l’intérêt des gens, de leurs concitoyens. Une ville n’est pas un concept abstrait. Une ville n’existe pas par elle-même. Une ville est le lieu où nous vivons ensemble. En tant qu’élus, nous avons une responsabilité envers notre ville et nos concitoyens. Notre tâche consiste entre autres à fixer un cadre pour assurer le bienêtre. Ce cadre est notamment défini par le budget. Le budget d’une ville est bien plus que des centaines et des centaines de pages de chiffres. Un budget, ce sont nos investissements, notre engagement, la passion avec laquelle nous nous engageons dans l’intérêt du bien-être de nos concitoyens, afin de préserver, de promouvoir et de renforcer leur qualité de vie. C’est l’un des grands mérites du rapport budgétaire que d’avoir mis cela en évidence. La crise du coronavirus nous a clairement rappelé l’importance du bien-être, de la qualité de vie, de la santé, mais aussi des contacts humains. Il ne faut pas perdre cela de vue et, en tant que représentants élus, notre motivation et notre ambition premi res doivent être de travailler dans l’intérêt du bien-être des citoyens de la Ville de Luxembourg. Le coll ge échevinal en place a cette motivation et cette ambition, qui se refl tent dans la déclaration échevinale et les priorités qui y ont été retenues. La construction de logements est une priorité absolue. La création de logements supplémentaires n’est pas seulement l’objectif du coll ge échevinal et de la majorité DP-CSV, mais de nous tous ici présents. Dans les brochures électorales de 2017, chaque parti avait fait de la création de logements supplémentaires une priorité. Je souhaiterais donc que nous cessions d’accuser les uns les autres de ne pas faire de la construction de logements une priorité et de reprocher aux responsables de ne pas faire tout ce qui est possible pour créer des logements supplémentaires. Je peux vous assurer à nouveau que le coll ge échevinal en place a déjà mobilisé depuis 2017 toutes les ressources (financi res, humaines) à disposition de la Ville pour créer davantage de logements abordables. Nous avons donné cette ligne de conduite à nos services d s le début. Par rapport au coll ge échevinal précédent, il y a eu un changement de paradigme. En 2017, l’actuel coll ge échevinal a décidé d’utiliser tous les terrains constructibles disponibles appartenant à la Ville - même les plus petits - afin d’y créer un maximum de logements. Dans les PAP encore en suspens, la Ville poss de également des terrains et là aussi, nous voulons créer le plus de logements possibles. La Ville a élaboré un plan pluriannuel « logement » avant même que le nouveau Pacte logement ne l’exige désormais des communes. Au cours des trois derni res années, la Ville a investi plus de 100 millions d’euros dans l’acquisition d’autres terrains, des terrains qui doivent être viabilisés afin que nous puissions mettre sur le marché des logements que nous pourrons proposer à un prix inférieur à celui du marché. Au budget 2022, 40 millions d’euros supplémentaires sont inscrits pour l’acquisition de terrains à bâtir. On ne peut vraiment pas reprocher au coll ge échevinal de ne pas être assez ambitieux. Nous poursuivrons cette ambition jusqu’à la fin de notre mandat. Nous avons notamment engagé et voulons encore engager des architectes et des ingénieurs supplémentaires, et nous voulons collaborer encore plus étroitement avec les promoteurs publics (p.ex. l’SNHBM). Il convient de rappeler les grands projets qui permettront la construction de nombreux logements, même s’il faudra encore attendre un peu avant que ces projets ne soient achevés. Nous allons créer des quartiers d’habitation de l’avenir avec la meilleure qualité de vie possible. Le concours d’architectes pour le projet «Route d’Arlon» est terminé. Le projet gagnant a été désigné. Il faut également citer les projets «Porte de Hollerich» et «Villeroy&Boch». La création de ces milliers de logements prendra du temps, mais ce sera un grand succ s. Une grande partie des logements qui y seront créés seront en mains publiques. Il n’y aura pas que des logements dans ces nouveaux quartiers. Un quartier, c’est aussi un espace public, ce sont des infrastructures et des structures nécessaires pour que le quartier soit vivant et que les infrastructures répondent aux besoins des gens. Je regrette que l’opposition n’ait gu re évoqué ces projets. Monsieur le conseiller Foetz a estimé que le coll ge échevinal voyage en train de banlieue et non pas en TGV. C’est plutôt l’inverse : je vois le coll ge échevinal comme un TGV qui

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