VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_08_2021_13_12

DE SÉANCE DU LUNDI 13 DÉCEMBRE 2021 FR 688 d’Esch-sur-Alzette. Il est très difficile de trouver du personnel et on ne trouve plus guère de personnes disposées à travailler 10 heures par semaine à midi dans un foyer scolaire. Nous ne laissons en aucun cas la collaboration école-foyer scolaire au hasard. Depuis dix ans, nous construisons systématiquement des bâtiments dans lesquels l’école et le foyer sont réunis sous le même toit. Hollerich, Aloyse Kayser, Charles IV, Henri VII, Cents en sont quelques exemples. Le bâtiment de Clausen était uniquement prévu pour servir d’école. Entretemps, on y trouve également un foyer scolaire. C’est certainement là que se trouve l’avenir et pour de nombreux projets pédagogiques, il y a une collaboration intensive entre l’école et le foyer scolaire, entre autres pour les études dirigées, le LASEP, et espérons-le, une collaboration avec la UP Foundation Luxembourg. D’une manière générale, les projets pédagogiques ont pris du retard en raison de la pandémie et parce qu’il fallait remplacer Madame Loutsch. Néanmoins, des initiatives intéressantes ont été mises en place. D’autres suivront, comme un projet de jeu d’échecs et un parcours musical dans les écoles. Le projet Pedibus se développe, y compris dans le quartier de la Gare. Le projet a commencé là où la mise en œuvre était la plus facile. La politique de la Ville vis-à-vis des écoles privées et internationales a toujours été tolérante. Les écoles privées et internationales existent dans toutes les capitales. Avec un taux d’étrangers de 70%, il ne serait pas approprié d’ériger trop de barrières dans ce domaine. Le ministère de l’Éducation nationale mène depuis des années une politique proactive pour créer des écoles primaires francophones et anglophones. Il est vrai que les enfants luxembourgeois peuvent aussi y migrer. Je pense que l’attrait de ces écoles réside dans le fait qu’il s’agit d’écoles à plein temps. Les parents peuvent déposer leurs enfants le matin et les récupérer à midi ou le soir. Ils savent que les enfants sont pris en charge toute la journée. Dans nos écoles de quartier, nous avons les foyers scolaires, mais effectivement, tous les enfants ne peuvent pas y être accueillis. Dans les écoles privées et internationales, les trois langues ne sont pas cultivées comme dans les écoles publiques et il va de soi que les enfants en perdent un peu. Cependant, tous les enfants ne s’en sortent pas bien avec le système des trois langues. Depuis toujours, certains enfants quittent l’école publique pour d’autres écoles pour cette raison. Pendant des décennies, des enfants ont pris le bus tous les matins pour aller à Arlon ou même à Eupen (système germanophone) parce qu’ils n’étaient pas bons en français. Mais cela ne peut pas être une solution pour les enfants qui habitent au Luxembourg. Il a donc fallu chercher d’autres solutions. Dans la capitale internationale que nous sommes, et où les fonctionnaires européens envoient également leurs enfants à l’école européenne, il ne sera jamais possible de faire en sorte que tous les enfants fréquentent l’école publique. Néanmoins, nous accueillons de nombreux enfants étrangers dans notre école publique, des enfants qui arrivent au Luxembourg en cours d’année et qui ne parlent aucune des langues nationales. Ces enfants suivent un cours d’accueil dans une classe d’attache. Les efforts qui sont faits dans ce domaine sont admirables, mais ce n’est pas un chemin facile ni pour les enfants ni pour les enseignants. Donc, si la diversité est proposée et que les enfants ont ainsi plus de chances de progresser et d’entrer au lycée, c’est une bonne chose. La diversification de l’offre scolaire répond aux besoins de ces enfants, et je pense aussi que cela facilite les choses pour les enfants issus de familles moins favorisées financièrement, car les enfants de fonctionnaires européens peuvent rester dans leur cadre linguistique, ce qui leur permet d’avoir une scolarité harmonieuse. Notre objectif est d’offrir une crèche communale dans chaque quartier. À l’heure actuelle, il existe 6 crèches communales – par rapport à une centaine de crèches privées. Il est donc illusoire de penser que la Ville puisse satisfaire la demande totale de places de crèches. Nous avons également des problèmes de recrutement dans le Service Crèches - et pourtant, ce service s’est fortement développé ces dernières années passées et fait du très bon travail. Les études dirigées fonctionnent bien et tout se passe dans le calme. Le prestataire de services privé couvre un tiers des plages horaires. Grâce au prestataire privé, nous disposons de personnel qualifié et de personnel de remplacement en cas d’absence de personnel enseignant. Où est le problème? Si nous voulons, en tant que commune, proposer une aide aux devoirs, cela ne peut se faire que par le biais d’une collaboration avec une association sans but lucratif ou une société à responsabilité limitée, car nous ne pouvons pas obliger le personnel enseignant à donner des cours d’appui en dehors des heures de classe, même si d’autres communes ont un jour emprunté cette voie. Nous ne pouvons pas non plus conclure des centaines de petits contrats temporaires avec des étudiants ou des retraités, ni gérer en plus du personnel de remplacement. Nos services ne sont pas équipés en personnel à cet effet. Si nous ne voulons pas faire appel à un partenaire externe, nous devons renoncer à l’offre d’aide aux devoirs. Il aurait été dommage de devoir la supprimer. Cela aurait été au détriment des enfants qui ne peuvent pas être aidés à la maison. Supprimer l’aide aux devoirs aurait été un pas en arrière, un pas vers moins d’égalité des chances. Monsieur l’échevin Patrick GOLDSCHMIDT : Je tiens à remercier Madame la conseillère Margue de son rapport budgétaire intéressant que j’ai très apprécié. Je remercie également tous les intervenants, même si je n’étais pas d’accord avec toutes les déclarations. Je voudrais commencer par les déclarations qui m’ont manqué. Le 3 décembre 2021, la Commission européenne a décerné la première place de l’Access City Award à la Ville de Luxembourg. Cela signifie que la Ville se verra remettre 150.000 euros. La Ville dépose des candidatures depuis dix ans. En 2015, les efforts de la Ville ont été récompensés par une mention spéciale et en 2018 par une troisième place. Nous sommes très heureux de l’attribution de la médaille d’or. Je profite de l’occasion pour remercier avant tout Madame Madeleine Kayser. C’est grâce à son engagement sans faille que nous avons pu accomplir tant de choses dans le sens d’un accès égal à la vie urbaine pour les personnes handicapées. L’Access City Award 2022 récompense la Ville pour ses efforts en vue de trouver des solutions et des améliorations permettant de rendre notre ville plus accessible aux personnes handicapées. Dans le cadre des débats budgétaires, il est plutôt rare d’entendre des éloges de la part des bancs de l’opposition, sauf de la part de Monsieur le conseiller Boisante et de Madame la conseillère Reyland, qui nous ont un peu félicités. Je tiens à remercier tous les collaborateurs du Service Véhicules et Maintenance de leur bon travail. Ce sont eux qui nous signalent régulièrement que tel ou tel de nos véhicules de service n’a pas encore besoin d’être remplacé, que les coûts seraient trop élevés. Cela explique aussi pourquoi nous ne pouvons pas prendre du jour au lendemain la décision de passer à 100% à la mobilité électrique. Lorsqu’un véhicule atteint la fin de sa durée de vie ou que le service estime qu’il est temps de le remplacer, nous veillons bien entendu à le faire de la manière la plus écologique possible. Le personnel du service fait un travail important, même s’il travaille plus en arrière-plan. Le Service Forêts n’a pas non plus été spécialement mentionné. Plus de vingt personnes y travaillent, qui fournissent également un travail précieux et de qualité. L’année prochaine,

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