VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_08_2021_13_12

DE SÉANCE DU LUNDI 13 DÉCEMBRE 2021 FR 682 Madame le bourgmestre Lydie POLFER préside à la séance. Le conseil est en nombre. En séance publique I. QUESTIONS DES CONSEILLERS 1) Question urgente de M. le conseiller Galles au sujet de l’augmentation du nombre de mendiants dans la Ville Monsieur Paul GALLES (CSV) : Depuis quelques semaines, il semble y avoir plus de mendiants dans la ville. Lorsque j’ai rédigé cette question, il a été difficile de trouver les termes adéquats, car le terme général de «mendiant » ne tient pas compte des situations spécifiques dans lesquelles se trouvent les personnes concernées. Il ne s’agit pas de stigmatiser ces personnes, car on ne peut jamais réduire une personne à une activité qu’elle exerce à un moment donné. La situation doit être considérée sous l’angle de la mis re humaine. Je voudrais noter que Madame la conseill re Brömmel avait déjà abordé ce sujet au sein de la commission sociale. Le coll ge échevinal partage-t-il l’avis que le nombre de mendiants a augmenté? Existe-t-il des données chiffrées précises? Comment le coll ge échevinal évalue-t-il cette évolution? D’où proviennent ces mendiants ? Pourquoi leur nombre a-t-il augmenté? Le coll ge échevinal dispose-t-il d’informations sur la situation de ces personnes? Pourrait-il s’agir en partie de membres de bandes organisées? Comment la Ville compte réagir face à ces personnes, notamment au niveau de la politique sociale? Monsieur l’échevin Maurice BAUER : Une augmentation du nombre de mendiants a en effet été constatée. Leur nombre augmente chaque année en novembre/décembre, car un certain nombre de personnes viennent alors d’autres pays au Luxembourg pour obtenir une possibilité d’hébergement dans le cadre de la «Wanteraktioun» organisée par le minist re de la Famille. Les travailleurs de rue de la Ville de Luxembourg sont présents sur le terrain tous les jours afin d’essayer d’entrer en contact avec les mendiants, de les orienter vers les structures appropriées (p.ex. les haltes de nuit ou le «bistrot social ») et d’observer l’évolution de la sc ne. Les situations dans lesquelles se trouvent les mendiants sont tr s variées. Il y a parmi eux d’une part les personnes qui se rendent au Luxembourg à la fin d’année ou seulement pour la durée des fêtes de fin d’année, et d’autre part les personnes qui séjournent au Luxembourg toute l’année, qu’elles soient luxembourgeoises ou non. Le rôle des travailleurs de rue n’est pas de contrôler les mendiants ou de les inciter à se déplacer, mais d’essayer d’établir une relation de confiance avec eux, de leur proposer de les accompagner et de les aider. Selon le rapport annuel du Service Streetwork de la Ville, la mendicité est pratiquée aux endroits suivants : à Bonnevoie pr s de la Spuerkeess (1 à 2 personnes) et sur la passerelle menant à la Gare centrale (1 à 2 personnes), dans la Villehaute dans la zone piétonne (2 à 20 personnes selon le temps et la saison) et aux abords du Glacis (7 à 10 personnes), au Limpertsberg pr s du supermarché Cactus (2 à 5 personnes), au Kirchberg pr s du centre commercial Auchan et du parc (1 à 20 personnes) ainsi qu’aux alentours du cinéma (2 à 23 personnes), dans le quartier de la Gare aux alentours du supermarché Delhaize (2 à 25 personnes), de l’agence Spuerkeess de l’avenue de la Gare (4 à 15 personnes) ainsi que dans l’avenue de la Liberté et aux alentours du Rousegäertchen (1 à 10 personnes). Selon les informations du Service Streetwork, il semble qu’une partie des mendiants sont organisés. Cela vaut notamment pour les mendiants en provenance d’Europe de l’Est, qui se connaissent entre eux, qui ne dorment pas dans les abris d’urgence de la «Wanteraktioun» et qui ne cherchent à priori pas le contact avec les travailleurs de rue, acceptant seulement un café de leur part. Ces personnes ont un matelas, une valise et un gobelet avec elles. La Ville ne dispose pas d’informations vérifiables prouvant que ces personnes soient les victimes d’un syst me criminel, mais plusieurs indices laissent supposer qu’il y a une structure derri re ces activités : le même type de gobelet est souvent utilisé, les panneaux en carton portant des inscriptions présentent souvent la même écriture et des gardes du corps qui se trouvent à proximité veillent à ce qu’il n’y ait pas de probl mes, par exemple des disputes sur la répartition des meilleurs emplacements. Il est conseillé de ne pas trop soutenir ces mendiants afin de ne pas les encourager à renforcer leurs activités. Les personnes concernées n’ont pas besoin de mendier, étant donné qu’il existe suffisamment de structures à Luxembourg-Ville pour les soutenir, que ce soit pour trouver un endroit où dormir ou pour obtenir une petite aide financi re ou matérielle. Madame le bourgmestre Lydie POLFER : Les chiffres et observations mentionnés interpellent. C’est pourquoi nous les transmettrons aux instances étatiques compétentes pour que celles-ci puissent intervenir, sachant que la mendicité organisée, qui est souvent liée à la traite d’êtres humains, est interdite. Je voudrais mentionner dans ce contexte que j’ai vu une personne se déplacer à vélo, la nuit, d’un endroit à l’autre où les mendiants dormaient, afin de les organiser. 2) Question de Monsieur le conseiller Foetz concernant la circulation à la rue de la Semois Monsieur Guy FOETZ (déi Lénk) : La partie de la rue de la Semois longeant la vallée de la Pétrusse comporte des risques manifestes au niveau de la circulation, étant donné qu’il s’agit d’une rue étroite, en grande partie sans trottoir et sans visibilité par endroits. La limitation de vitesse à 30 km/h n’empêche pas que certains automobilistes la traversent à toute allure, mettant en danger les nombreux piétons, parmi lesquels se trouvent beaucoup d’enfants, mais aussi beaucoup de personnes âgées qui vivent dans les deux maisons de retraite situées à proximité. L’été dernier, de nombreux camions en provenance du chantier de renaturation de la Pétrusse ont emprunté cette rue tr s étroite, ce qui a encore accru le danger. Pourquoi est-ce que le deuxi me ralentisseur dont l’installation avait été annoncée par écrit en date du 1er avril 2021 n’a pas encore été mis en place? Pourquoi la Ville n’a-t-elle pas installé un trottoir aux endroits où cela est possible? Il semble que la Ville est intervenue entretemps aupr s des opérateurs du chantier de renaturation de la Pétrusse, puisque beaucoup moins de camions passent maintenant par cette rue qu’en été. La Ville devrait élaborer un concept de circulation cohérent pour la rue de la Semois, soit en maintenant le sens unique actuel et en installant du côté de la vallée un trottoir en continu sur toute la longueur de la rue (aux dépens de la largeur de la chaussée), soit en fermant cette rue au trafic, sauf pour les riverains (qui devront circuler à 30 km/h au maximum), soit en y aménageant une zone de rencontre avec des emplacements de stationnement spécialement aménagés. Il vaut mieux prévenir que guérir. Il faudra prendre des mesures pour éviter des accidents dans la rue de la Semois, d’autant plus que la LUGA sera étendue aux Jardins de la Pétrusse, de sorte que le nombre de piétons devrait encore augmenter. Monsieur l’échevin Patrick GOLDSCHMIDT : Le nombre important de camions qui ont emprunté la rue de la Semois l’été dernier était dû aux graves inondations du 14 et 15 juillet, qui avaient rendu temporairement impraticable la voie d’acc s par la vallée de la Pétrusse. Les entreprises

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