VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_07_2021_10_12

DE SÉANCE DU VENDREDI 10 DÉCEMBRE 2021 FR 646 s’est fixé à cet effet ? Si le projet ne devait être achevé qu’en même temps que le nouveau bâtiment prévu dans la rue Adophe Fischer, il faudrait encore attendre dix ans. Il serait important que les choses évoluent plus rapidement en ce qui concerne les PEP. Les PEP et les PDS ont un grand potentiel s’ils sont élaborés sérieusement et bien suivis. Chaque école devrait disposer d’un PEP et d’un PDS qui ne restent pas que du papier imprimé. Le groupe déi gréng demande depuis des années que les écoles et les foyers scolaires se rapprochent davantage. Nous souhaitons que cela puisse se faire plus rapidement partout. Le collège échevinal est d’avis que cette convergence doit se faire d’elle-même. Malheureusement, tout ne va pas de soi et il faut premièrement une volonté politique et deuxièmement un accompagnement. Pour le dire de manière imagée : il ne suffit pas de semer, il faut arroser, il faut du compost et peut-être un support pour les plantes grimpantes. Un jardin doit être entretenu et c’est seulement ainsi que l’on pourra récolter plus tard les fruits de son travail. Je ne peux que me rallier à la demande de Monsieur le conseiller Boisante et de Monsieur le conseiller Foetz d’augmenter encore les capacités en places de crèches communales. Un nombre suffisant de places de crèche dans le quartier contribue à une bonne qualité de vie et à une bonne communication entre les différents groupes. Ces dernières années, nous avons prouvé, en tant que Ville, que nous nous préoccupons des personnes socialement faibles et de celles qui vivent en marge de la société, que nous les soutenons. La Direction Affaires sociales, en collaboration avec les différents organismes sociaux, fait un travail important et de qualité. L’argent investi dans ce domaine est de l’argent bien investi, ce que l’on ne peut pas dire de l’argent investi dans les entreprises de sécurité privées. Le collège échevinal ferait bien de ne plus recourir à des entreprises de sécurité privées et d’investir les fonds prévus à cet effet dans le travail des jeunes (street art, ateliers de cinéma, cours de danse, salles de répétition et de musique ...) dans le quartier de la Gare ou dans un autre quartier de la ville, ainsi que dans le domaine du « logement des jeunes». Il s’agirait d’investissements dans l’avenir, dans la prévention et dans l’intérêt du bien-être. La Ville de Luxembourg compte de nombreuses institutions culturelles. Il manque cependant des lieux où les artistes sont libres de créer leur art. Ces lieux devraient être faciles d’accès. Les enfants sont initiés à l’art et à la culture par le biais d’activités proposées dans les écoles, mais nous ne pouvons pas garantir que chaque enfant soit en contact avec l’art et la culture de la même manière. Je souhaiterais que nous gardions cela à l’esprit afin que l’art et la culture puissent atteindre tous les enfants. Madame la conseillère Camarda a déjà évoqué l’importance de l’art comme facteur d’intégration et d’inclusion. Quelles initiatives la Ville entend-elle prendre pour que les personnes socialement défavorisées puissent également profiter davantage de l’art et de la culture? Nous pensons qu’il faut des médiateurs en qui ces personnes aient confiance et qui les accompagnent, sinon elles n’oseront pas faire le pas vers le musée ou le théâtre. Le «Kulturpass», qui est censé aider dans ce domaine, part d’une bonne intention, mais les chiffres montrent que de nombreuses personnes ne profitent pas de cette offre. D’où ma proposition de lancer un appel aux associations qui pourraient éventuellement jouer le rôle de médiateur afin de rendre l’art et la culture plus accessibles aux personnes concernées. Le projet «Hariko» a quitté la ville. J’en appelle au collège échevinal, qui a laissé faire, pour qu’il fasse tout son possible pour aider l’association CEPA à trouver à moyen terme un immeuble sur le territoire de la Ville de Luxembourg, afin que l’association puisse y rester. Il convient de saluer le fait que le budget 2022 prévoit des fonds pour une nouvelle affectation de l’ancien abattoir de Hollerich. Sachant que de nouveaux quartiers d’habitation seront construits dans les environs, il serait important de veiller à ce qu’il ne s’agisse pas seulement d’un centre culturel, mais d’une structure ouverte ayant un impact culturel et social, une structure qui puisse continuer à se développer. Dans le cadre de «Esch-sur-Alzette, capitale européenne de la culture 2022», différentes initiatives culturelles se sont développées, des initiatives dont on peut être jaloux. Je pense que des efforts supplémentaires sont nécessaires à Luxembourg-Ville pour mettre sur pied un hub créatif et faire en sorte que les créateurs culturels ne partent pas dans la région de la Minette et que leurs créations artistiques puissent continuer à profiter à la Ville de Luxembourg. Madame la conseillère Bock a parlé d’utiliser l’art pour valoriser l’espace public. Je ne peux que partager cette opinion. Je voudrais toutefois souligner que l’art ne peut pas être assimilé à de la décoration. On peut certainement recourir à l’art pour valoriser l’espace public, néanmoins l’art doit toujours avoir la liberté de créer librement. J’aimerais conclure mon intervention par un éloge et faire ainsi le lien entre notre bien-être et celui des personnes qui vivent dans le Sud global. J’ai lu avec grand plaisir dans le budget 2022 que le montant consacré à l’aide au développement a été augmenté de 20% par rapport au budget 2021. Je me réjouis que l’on ait ainsi tenu compte d’une demande du groupe déi gréng, ceci également dans le contexte où les effets de la pandémie et de la crise climatique donnent du fil à retordre aux organisations partenaires des ONG et où elles ont besoin de notre soutien. Dans le cadre de la célébration de la Journée des droits de l’homme, je tiens à féliciter la Ville d’avoir utilisé les moyens à sa disposition, dans le cadre de la loi sur les marchés publics, pour pouvoir recourir, pour le réaménagement de la place Guillaume II, à des pierres qui ne proviennent pas de carrières où le travail des enfants et l’esclavage sont monnaie courante. Le groupe déi gréng souhaite davantage d’initiatives pour favoriser la cohabitation dans les quartiers, plus de sécurité et plus de bien-être dans le contexte de l’école et des foyers scolaires, la poursuite d’une politique sociale forte, ainsi que, parallèlement, des efforts plus conséquents dans les domaines de la prévention et de l’adaptation des structures et des offres, la promotion de l’art et de la créativité dans la ville. Autant d’éléments essentiels au bien-être des citoyens de cette ville. Je tiens d’ores et déjà à remercier les services qui devront mettre en œuvre ces programmes. Madame Claudie REYLAND (déi gréng) : Avant toute chose, je tiens à remercier Madame la conseillère Margue de son rapport budgétaire. Le thème du bien-être est en effet pertinent. Je m’associe aux remerciements adressés à Madame Castagna et au Service Finances et je les remercie de toutes les réponses qu’ils ont apportées à nos questions. L’égalité entre les hommes et les femmes. L’égalité des chances pour tous. N’est-ce pas essentiel pour le bien commun? L’inégalité entraîne un malaise dans la société. Je profite de l’occasion pour remercier le service en charge de l’égalité des chances et tous les acteurs qui œuvrent dans ce domaine sur le territoire de la Ville de Luxembourg. On pourrait parler jusqu’à l’infini de l’égalité des chances.

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