VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_07_2021_10_12

DE SÉANCE DU VENDREDI 10 DÉCEMBRE 2021 FR 644 la solution qui a été trouvée - consistant à charger une agence de trouver du personnel qualifié - est bonne. On ne peut pas parler de privatisation voulue d’un service public. Il s’agissait de trouver une solution pratique pour pouvoir offrir un service extrêmement important. Quel est l’objectif exact de cette mesure? Le collège échevinal a-t-il l’intention d’aller plus loin sur ce point ? On pourrait imaginer de créer, avec des acteurs privés, des offres supplémentaires de ce genre afin de pouvoir aider un plus grand nombre d’enfants et éventuellement d’encourager les parents qui s’installent au Luxemburg à inscrire leurs enfants à l’école publique. Madame Christa BRÖMMEL (déi gréng) : Je tiens tout d’abord à remercier la rapportrice du budget, Madame Elisabeth Margue, de son rapport et d’avoir abordé le thème du bien-être, un sujet passionnant et approprié qui se prête très bien comme critère d’élaboration d’un budget communal. Mes remerciements s’adressent également à Madame Castagna et aux collaborateurs du Service Finances, ainsi qu’à tous les membres de la commission des finances, qui ont passé de nombreuses heures à discuter des documents budgétaires. Le bien-être est un critère pertinent dans le contexte d’un budget communal, mais le bien-être dépend également de la qualité, de l’efficacité et du caractère innovateur de l’utilisation de ces fonds. La tâche de la Ville de Luxembourg, du conseil communal, est d’investir les fonds dans l’intérêt des habitants, mais aussi dans l’intérêt des personnes qui y travaillent. La Ville de Luxembourg est une ville riche. La Ville de Luxembourg est aussi une ville généreuse. La propriété est aussi une obligation. Les épaules larges peuvent et doivent porter plus. Un plus grand bien-être pour les citoyens de notre ville doit se refléter dans des initiatives supplémentaires dans l’intérêt des quartiers, dans une école innovante et intégrative planifiée de manière plus prévoyante, dans une politique sociale forte, dans l’art et la culture pour tous les citoyens. Le bien-être dans les quartiers dépend beaucoup de l’existence et de la quantité de contacts entre les personnes et de l’existence de lieux où elles peuvent se rencontrer. Le concept de tiers-lieux a fait l’objet de discussions lors de la dernière réunion du «Groupe d’échange et de soutien en matière d’intégration au niveau local » (GRESIL). Il s’agit de développer de tels lieux de communauté par un processus bottom-up dans les différents quartiers de la ville et de trouver des citoyens motivés pour organiser des activités entre eux et pour d’autres (yoga, cours de langue, cuisine, bureau de quartier, espace de co-working ...). Le collège échevinal a-t-il la volonté d’initier et de mettre en place systématiquement de tels tiers-lieux dans tous les quartiers de la ville? Les lieux communautaires contribuent à l’intégration et à la cohésion sociale. Dans sa déclaration échevinale, le collège échevinal a annoncé, je cite : «Des lieux de rencontre et de convivialité seront aménagés dans les quartiers pour favoriser le dialogue et l’intégration. » Au sein de la commission d’intégration, il a été proposé de renforcer la cohabitation et le bien-être dans les quartiers par le biais d’une application - inspirée de l’application «Hoplr » lancée pendant le confinement en Belgique. Le coût de la licence s’élève à 40.000 euros par an. Une telle application permettrait de promouvoir la mise en réseau des voisins, d’informer les citoyens sur les différentes activités de la Ville et d’accompagner des projets participatifs. Le prix de 40.000 € ne peut pas, à mon avis, être le point décisif pour lequel la Ville décide de ne pas introduire une telle application. Quelles sont les raisons qui poussent le collège échevinal à s’opposer à l’introduction d’une telle application? La commune de Strassen a une bonne expérience avec cette application. Les services sociaux de la Ville travaillent de manière très engagée. Il en va de même pour les différents acteurs du secteur social avec lesquels la Ville collabore. L’écart entre les riches et les pauvres ne cesse de se creuser. Le chômage, la maladie ou la séparation peuvent mettre les gens dans une situation précaire. Notre Service Intervention sociale accorde une allocation de solidarité aux personnes inscrites auprès du Fonds national de solidarité et qui en font la demande. Dans le rapport d’activité du service, nous lisons que cette allocation de solidarité a été versée à 2.885 demandeurs. Il est peutêtre encore trop tôt pour donner des indications précises sur le nombre de demandeurs pour l’année 2021. Serait-il néanmoins possible d’obtenir des premières indications de tendance? Au sein de la commission sociale, on nous a fait part d’une augmentation inquiétante du nombre de clients du Cent-Buttek. Le FNS constate une augmentation de 23% des demandes en 2020 par rapport à 2019. On peut s’attendre à ce que le nombre de demandeurs continue d’augmenter. Au budget 2022, 1,7 million d’euros sont inscrits pour le versement d’une allocation de solidarité. Les fonds inscrits ne sont pas toujours dépensés dans leur intégralité. Depuis l’introduction du règlement du 10 février 2012 créant une allocation de solidarité, les montants fixés dans le règlement n’ont pas été augmentés. Pourquoi les montants n’ont-ils pas été adaptés à l’augmentation de l’indice des prix ? Je proposerais de procéder à une adaptation, car le coût de la vie a augmenté en moyenne de 15% depuis 2012. C’est dans ce sens que j’ai déposé une motion appelant le collège échevinal à présenter au conseil communal un projet de modification du règlement qui tienne compte de l’évolution du coût de la vie au cours des dix dernières années. Motion «Le Conseil communal de la Ville de Luxembourg, Considérant que, depuis la création, le 10 février 2012, du règlement communal créant une allocation de solidarité, les montants fixés dans ce règlement n’ont connu aucune modification ; Considérant qu’au Luxembourg, le coût de vie a augmenté autour de 15% en moyenne depuis 2012 ; Notant une croissance continue de nombre de ménages bénéficiaires d’allocation de vie chère du Fonds national de solidarité (FNS) ; Considérant que la crise sanitaire liée à la Covid-19 continue à avoir un impact économique négatif en particulier sur les personnes et ménages ayant un faible revenu ; invite le Collège échevinal • à présenter au Conseil communal un projet de modification du règlement du 10 février 2012 sur l’allocation de solidarité qui tient compte de l’évolution du coût de vie des dix dernières années. » Le groupe déi gréng s’engage pour une école publique forte. Nous avons toujours considéré le tourisme scolaire d’un œil critique. Où en est l’analyse du tourisme scolaire annoncée dans la déclaration échevinale? Le paysage scolaire sera-t-il orienté de telle sorte qu’avec les nouvelles écoles européennes, nous ayons de nouveaux partenaires, de nouveaux acteurs dans l’école publique? Si tel est le cas, il serait important d’en débattre d’abord au sein de la commission scolaire, sur la base d’une description précise de ce à quoi cela doit mener et de ce que cela nous apportera, et aussi en tenant compte des défis qui se posent dans le cadre de la cohésion sociale et de l’intégration dans les quartiers,

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