VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_07_2021_10_12

DE SÉANCE DU VENDREDI 10 DÉCEMBRE 2021 FR 642 énergétique et nous estimons inadmissible que le collège échevinal se décharge de ces tâches sur le gouvernement, comme l’a fait Madame le bourgmestre Polfer lundi en réponse à mes questions sur la poursuite du développement des infrastructures gazières dans la ville. Nous avons besoin d’un budget pour l’activité de la Ville en matière de politique énergétique. Le pacte climatique de la Ville prévoit une liste séparée de tous les postes liés à l’énergie et la transition énergétique devrait être discutée avec la population. Il s’agit ici d’ambitions politiques qui doivent également être soutenues par les citoyens. Là encore, la commune se trouve dans un train de banlieue, alors qu’il est urgent de passer au TGV en raison des objectifs urgents. Nous sommes conscients que les trois subventions proposées, de 10 millions d’euros chacune, ne peuvent être qu’un début, mais nous voulons donner un signal pour une forte extension dans ces trois directions dans un avenir proche. Nous savons nous aussi que le personnel communal est confronté à de grands défis. C’est pourquoi nous considérons qu’il est absurde de mener maintenant une discussion sur les frais de personnel dits croissants. Lundi dernier, Madame le bourgmestre Polfer a souligné à juste titre que les effectifs ont augmenté moins vite que la population de la ville, même en tenant compte du transfert du personnel des pompiers au CGDIS. Par rapport à 2019, la part des dépenses de personnel dans les dépenses ordinaires n’a pas augmenté et, par rapport aux dépenses totales, elle a même diminué de 2,5%. La question se pose de savoir comment la charge de travail croissante due à l’augmentation de la population, aux problèmes sociaux qui s’aggravent et aux nouveaux défis dans le domaine du logement (en raison du Pacte logement 2.0) pourra être gérée si nous n’adaptons pas les effectifs, voire si nous les réduisons. Cela conduirait implicitement à une externalisation vers des prestataires de services privés encore plus importante qu’actuellement. Si l’on additionne toutes les dépenses ordinaires budgétaires pour les services externalisés, les «honoraires de consultation externe», les «contrats de maintenance», les « frais de surveillance» et les «autres charges externes», on constate qu’elles passent de 35 à 57 millions d’euros (+63%) entre 2019 et 2022. En 2019, ces frais représentaient 5,8% des dépenses ordinaires. L’année prochaine, ils seront de 8,4%. Dans ce contexte, il faut mentionner notamment le Service Autobus de la Ville, dont un tiers des trajets sont déjà assurés par des entreprises de bus privées, et les « frais de surveillance» des entreprises de gardiennage privées. Ces frais de surveillance passeront de 3,2 millions d’euros en 2019 à 5,7 millions en 2022 (progression de 78%). Faute de temps, je ne souhaite pas revenir au débat sur l’intervention des entreprises de sécurité privées dans l’espace public. Néanmoins, déi Lénk dénoncent le fait que la Ville inscrive au budget, comme l’année passée, un crédit de 650.000 euros à cette fin. En matière de politique scolaire, la prochaine année budgétaire verra pour la première fois une externalisation d’heures d’enseignement. En effet, les études dirigées, qui ne sont plus entièrement assurées par le personnel scolaire de la Ville en raison de leur déplacement de l’heure du déjeuner vers la fin de l’après-midi, seront désormais prises en charge partiellement par une entreprise privée. En outre, la Ville met à disposition des conteneurs dans le quartier de Cessange afin que le ministère de l’Éducation puisse y installer une autre école dite européenne. Un autre système scolaire est ainsi mis en place parallèlement à l’école primaire publique, avec ses propres programmes et matières et son propre personnel, engagé sous des contrats de travail flous. Dans un récent communiqué, le syndicat SEW-OGBL se plaint du non-respect du droit du travail dans les écoles européennes de M. le ministre Claude Meisch. De même, en ce qui concerne l’extension du Conservatoire de la Ville, il est fait référence à une utilisation commune de la nouvelle construction prévue avec une autre école européenne nationale. Nous savons par l’ « International School Michel Lucius» publique, où le fran ais ne joue plus qu’un rôle secondaire, que des enfants de familles luxembourgeoises normales y sont également inscrits. Lors de la réunion de la commission des finances, Madame l’échevin Mart a indiqué que le nombre d’enfants inscrits dans les écoles primaires de la Ville s’était stabilisé autour de 5.000 à 5.300 malgré l’augmentation de la population. Elle considère comme acquis le nombre croissant d’enfants qui ne fréquentent plus l’école primaire publique luxembourgeoise - c’est actuellement le cas d’environ la moitié d’entre eux - et force maintenant cette tendance, avec son collègue de parti libéral au ministère de l’Éducation. Le groupe déi Lénk ne peut pas soutenir cela, car le facteur d’intégration de l’école publique est ainsi sapé. Nous dénon ons également la longue liste d’attente de 420 enfants dans les foyers scolaires de la Ville et le fait qu’aucun autre foyer scolaire n’est actuellement prévu. Dans ces conditions, que vaut l’annonce par le Premier ministre de la gratuité de l’accueil dans les foyers scolaires? Avec six crèches communales, la Ville est loin de pouvoir faire face à la prolifération des crèches privées dans les différents quartiers. Après que la cuisine d’assemblage, prévue depuis des années à Hamm, n’a pas abouti, ce projet repart à zéro et l’on se rabat sur une solution privée transitoire. Le projet de nouvelle école dans le quartier de la Gare est également remis à zéro. Selon Madame l’échevin Mart, il ne faut pas s’attendre à une mise en place du projet avant au moins 10 ans. Nous sommes donc à mille lieues de la solution d’une école commune pour les enfants du quartier de la Gare, qui nous avait été annoncée dans le cadre du conflit scolaire de juin dernier. Ce projet rappelle la discussion sur l’école Anne-Beffort à Kirchberg (Kiem), qui ne sera pas prête avant quelques années en raison d’une planification trop tardive. Le fait que les enfants soient maintenant déplacés de cet endroit vers Eich et Neudorf, et que cela soit vendu comme une bonne solution, est inacceptable et se fait au détriment de l’école publique. D’ailleurs, un service Pedibus pour le quartier de la Gare fait également défaut. Nous saluons le développement des services d’aide sociale dans le domaine de la jeunesse, dans les domaines de l’intervention sociale et de l’intégration sociale, ainsi que les premiers jalons en direction de la transformation de l’ancien presbytère de Gasperich en maison des jeunes. Le groupe déi Lénk a toujours soutenu ces aides et soutient également l’extension du projet «À vos côtés» dans les quartiers Gare et Bonnevoie. Nous constatons cependant que la Ville achète toutes ces prestations en concluant des conventions avec des associations d’utilité publique, c.-à-d. qu’elle les externalise en fait. Lors des «assises sociales» déjà mentionnées, Monsieur l’échevin Bauer a argumenté que cela permettait de profiter de l’expertise de ces associations. Mais alors la Ville ne pourra jamais acquérir sa propre expertise. La question de la coordination des activités des nombreux organismes se pose également. Des habitants du Dernier Sol se sont plaints de la présence devant leur porte de nombreux sans-abri qui fréquentent le foyer de jour situé en face. Nous proposons de subventionner un abri devant le Foyer Ulysse et déposons une proposition d’amendement en ce sens. Par ailleurs, nous pensons qu’il n’est pas bon d’avoir une trop forte concentration d’institutions

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