VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_07_2021_10_12

639 FR SÉANCE DU VENDREDI 10 DÉCEMBRE 2021 Pourquoi est-il important pour moi que nous nous occupions du plus grand nombre possible de personnes et que nous les impliquions dans nos initiatives? La pandémie a mis un frein à la vie, aux projets de nombreuses personnes. L’écart entre les classes sociales ne cesse de se creuser. Le risque de pauvreté pèse comme une épée de Damoclès sur de nombreuses têtes. On peut sentir que la ville est en pleine mutation. L’augmentation de la population, notre société multiculturelle nous donnent le sentiment d’être une grande ville, et c’est une bonne chose. Nous avons besoin de logements abordables et de logements sociaux. Il est réjouissant de constater que des logements sont construits. Mais seront-ils suffisants? La sécurité routière est une autre préoccupation importante de la Ville. Comme je me déplace beaucoup à pied, je serais intéressé de savoir quelle est la date limite pour améliorer les passages piétons non conformes. La sécurisation de nos trottoirs devrait être un projet global, surtout lorsqu’il s’agit de la sécurité des piétons à proximité des chantiers. Dans la rue où j’habite, il y avait un chantier où la largeur de la déviation indiquée pour les piétons n’était pas suffisante pour pouvoir y passer avec un chien et une poussette. J’ai dû traverser la chaussée et là, c’était le «Far West ». Toute nouvelle zone 30 est donc la bienvenue. Malheureusement, nous devons constater que les automobilistes ne respectent pas la vitesse maximale aux heures de pointe. Des mesures sont-elles prévues à cet égard? Installera-t-on des ralentisseurs? Les arbres contribuent au bien-être des piétons. Les arbres offrent une protection contre le soleil. Nos étés deviennent de plus en plus chauds. Je lis dans le rapport que sur 327 arbres enlevés en raison de chantiers, seulement 222 ont été remplacés. La culture est un facteur d’intégration important. La culture rapproche les gens. À Luxembourg-Ville vivent des personnes de différentes nationalités, langues et cultures, des personnes de toutes les classes sociales. Il est important que nous réunissions ces personnes, car nous ressentons les frustrations qui se répandent dans notre société. À cause du coronavirus, nous lisons régulièrement que des manifestations sont annulées ou reportées. Où les gens, surtout ceux qui travaillent dans le secteur culturel, peuventils se réinventer ? Le Luxembourg City Film Festival, qui a été annulé en 2020, s’est réinventé de manière hybride en 2021 et a connu un franc succès. Le «Gudde Wëllen-Festival » 2021 a pu avoir lieu sous une nouvelle forme. L’événement «City Open Air Cinéma» a été déplacé vers le Glacis. On pourrait y apporter encore plus de créativité. La ville de Genève a réparti l’événement «Ciné Transat » sur différents sites, permettant ainsi aux gens de se rencontrer en groupes plus ou moins importants et de regarder des films ensemble. Le festival «Kinnekswiss loves» attire de nombreuses personnes qui saisissent l’occasion pour venir écouter de la musique classique, parmi lesquelles se trouvent certainement des personnes qui ne peuvent pas se permettre d’assister à un concert à la Philharmonie. La Ville soutient financièrement la Philharmonie. Mais où étaient les concerts ? Ne peut-on pas aussi apporter la musique classique aux gens? Au vu des moyens financiers disponibles, je trouve triste qu’on n’ait pas fait preuve de plus de créativité en matière d’organisation d’événements. Nous devons penser à la culture comme facteur d’intégration et, dans ce contexte, la musique a également une importance capitale. Il y a un an, nous avons discuté en commission de la culture de la raison pour laquelle le Grand Théâtre de la Ville avait déplacé ses projets pendant la crise au centre culturel de Mamer. Des spectacles de danse, de théâtre et des lectures, tout cela aurait également apporté du bien à la Ville. Si nous parvenons à mettre sur pied une action comme «d’Stad lieft », il devrait être possible d’amener l’art aux gens. Il a été souligné que la présence de l’art dans la rue de Strasbourg était une bonne chose. Il serait bon que l’art puisse également être présent dans d’autres quartiers de la ville. L’art peut rassembler les gens. Les musées de la Ville ont également souffert du coronavirus. Le nombre de visiteurs est en baisse. Les musées sont des témoins de notre histoire. Ils illustrent la construction de notre ville, montrent comment la ville a pu se développer pour devenir la belle ville que nous connaissons aujourd’hui. Les musées abritent des expositions intéressantes. Nos musées rapportent-ils vraiment tant de recettes? Ne pouvons-nous pas, comme la ville de Dijon par exemple, proposer des musées gratuits? Ce n’est pas la première fois que je fais la proposition d’introduire la gratuité pour les musées de la Ville. Les écoles de musique dans les quartiers sont une chose formidable. Nous devrions proposer également d’autres disciplines comme la danse et le théâtre dans les écoles de musique locales. L’avenir de notre pays est entre les mains de nos enfants, de nos jeunes. Nous devrions montrer aux jeunes que même en cas de pandémie, beaucoup de choses sont possibles. Qu’il s’agisse d’une école de musique, d’un cours de sport ou d’une manifestation artistique, tous ces événements rassemblent les gens, quelle que soit la langue qu’ils parlent ou la classe sociale à laquelle ils appartiennent. La rencontre des gens anime une ville et favorise le bien-être de ses habitants. Monsieur Guy FOETZ (déi Lénk) : Au début de mon intervention, je tiens à remercier Madame Castagna et ses collaborateurs de leur excellent travail. Elle et M. Reding ont toujours été disponibles pour répondre aux questions et fournir des informations supplémentaires. Et de nombreuses questions ont été posées, car les détails d’un poste budgétaire sont souvent inconnus. Je voudrais également remercier Madame la conseillère Elisabeth Margue de son rapport budgétaire de la commission des finances. Le groupe déi Lénk ne partage pas toute une série de déclarations faites dans le rapport, mais ce dernier met beaucoup en lumière. Nous partageons l’objectif d’améliorer la qualité de vie des habitants, mais nous estimons qu’en raison de l’augmentation des inégalités et de la forte hausse des coûts du logement, nous n’avons plus affaire aujourd’hui dans la ville aux mêmes catégories de revenus qu’il y a dix ans. En analysant le budget, nous assistons année après année au même phénomène, à savoir une forte surévaluation des dépenses publiques, qui se traduit par un déficit important. C’est le cas du budget 2022 : avec près de 415 millions de dépenses extraordinaires prévues, on prévoit un déficit budgétaire de 129,4 millions d’euros pour 2022. Cependant, ce déficit se transforme régulièrement en un excédent par la suite. Ainsi, un déficit de 53,5 millions d’euros a été inscrit au budget 2019. Les comptes 2019 affichent toutefois un excédent de 22,7 millions d’euros, auquel il faut ajouter 50 millions qui ont été affectés aux réserves. Pour 2020, un déficit de 82,9 millions d’euros a été inscrit, alors que les comptes présentent un excédent de 0,5 million d’euros, malgré la pandémie. Monsieur l’échevin des finances nous dit qu’il n’y a pas assez d’entreprises pour honorer toutes les commandes prévues. La le on à en tirer est qu’il devrait s’avérer difficile de dépenser plus de 300 à 320 millions d’euros en dépenses extraordinaires. En 2019, c’est-à-dire avant la crise du Covid, 300 millions d’euros de dépenses extraordinaires ont été engagés. Il est donc totalement irréaliste de prévoir un montant de près de 415 millions d’euros pour 2022.

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