VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_07_2021_10_12

DE SÉANCE DU VENDREDI 10 DÉCEMBRE 2021 FR 638 Une ville est composée de quartiers. Tout comme il y a des routes qui relient les quartiers entre eux, il doit y avoir un réseau de pistes cyclables qui relie les différents quartiers. La création de liaisons cyclables sécurisées doit être abordée en priorité, que ce soit par la construction de ponts pour les cyclistes, par un marquage coloré des pistes cyclables ou par d’autres solutions. Malheureusement, il n’y a pas assez d’emplacements pour les vélos. Dans ce contexte, il faudrait peut-être envisager des solutions plus importantes et s’inspirer de pays tels que les Pays-Bas et le Danemark avec leurs parkings à vélos aux abords des gares. Il s’agit de travailler en étroite collaboration avec le gouvernement sur une solution multimodale train-bus-vélo. Le Luxembourg est situé au cœur de l’Europe. La capitale luxembourgeoise a souvent joué un rôle de pionnier. Nous avons la possibilité de montrer encore plus l’exemple en matière de création de logements abordables. Il ne suffit pas d’augmenter le budget du logement de 20 ou 30%. Cela peut refléter la volonté de vouloir créer plus de logements, mais on peut se demander si nous devons nous en contenter en tant que Ville. Ne devrions-nous pas investir 200 ou 300% de plus dans la création de logements abordables? Nous ne devrions pas nous contenter de réagir, mais anticiper et jouer un rôle de pionnier en termes d’inclusion et de diversité. Il ne fait aucun doute que les tensions sur le marché immobilier au Luxembourg sont importantes. En tant que Ville, nous devrions chercher des solutions avec les moyens dont nous disposons - non pas pour lutter contre le marché, mais pour créer une offre de logements supplémentaire. La Ville dispose des moyens financiers nécessaires et les ambitions de la Ville devraient également se refléter dans le budget. Je ne veux pas dénigrer les investissements inscrits au budget, mais je pense qu’ils ne sont pas suffisants et que les finances de la Ville permettent d’investir davantage dans la création de logements abordables. Il a été question de soutenir le commerce. De quel environnement le commerce a-t-il besoin? Le commerce a besoin de gens. Sans ces gens, pas de commerce ! Loin de moi l’idée de considérer les citoyens uniquement comme des clients, mais il faut néanmoins des familles, des jeunes, avec qui la vie s’installe dans la ville. Rien n’est plus triste qu’une ville qui se vide le soir. La situation serait certainement différente si nous pouvions offrir à 1.500 ou 2.000 jeunes des logements à louer ou des logements abordables. Il s’agit d’actionner les leviers et de prévoir les moyens financiers nécessaires à cet effet au budget de la Ville. L’objectif de la Ville devrait être de construire 15 à 20 logements de 25 à 50 m² sur un terrain à bâtir communal et de proposer ces logements à un loyer abordable. Cela signifie également que nous devons mener la discussion sur la manière dont nous définissons un loyer abordable. Nous ne pouvons pas définir un loyer abordable par rapport à un marché complètement déconnecté des réalités des personnes à revenu normal. Dans le contexte du développement des quartiers, nous devons également prendre en compte tout ce qui contribue à la cohésion sociale. Les écoles font partie des grands fondements de notre société. Nous devons inverser la tendance qui veut que de plus en plus d’enfants fréquentent des écoles privées plutôt que notre école publique. Ce constat nous amène à nous interroger sur les causes de cette évolution. L’école publique manque-t-elle d’attractivité? L’offre des écoles privées est-elle bien meilleure? Quels leviers pouvons-nous activer en tant que Ville pour inverser la tendance? Les mesures que nous prenons dans le sens d’un renforcement de la mobilité douce dans les quartiers constituent également un tel levier. L’école publique doit devenir plus attractive. Davantage d’infrastructures sportives contribuent à ce que les parents ne soient pas obligés de conduire leurs enfants d’un quartier à l’autre pour que leur enfant puisse pratiquer un sport particulier. Une optimisation dans ce domaine aurait en outre un impact positif sur le volume de trafic dans les quartiers. Quelles sont les ambitions de la Ville en matière de crèches et de foyers scolaires? Nous ne devons pas nous contenter de l’existant, mais avoir l’ambition d’être le premier prestataire de crèches publiques sur le territoire de la capitale, afin de créer au sein d’un quartier des offres favorisant l’inclusion et la cohésion. Planter plus d’arbres, végétaliser les fa ades... : je ne peux que soutenir toutes les propositions faites dans le sens de la protection du climat et de la biodiversité. L’important est de passer à l’action. La Ville devrait avoir l’ambition de s’attaquer rapidement aux problèmes, car le temps nous est compté. Ce ne sont pas les moyens financiers qui manquent. Il faut maintenant une volonté politique pour accélérer le rythme de la mise en œuvre. Les chantiers sont nombreux sur le territoire de la capitale et cela ne changera pas à l’avenir. La ville continue de s’étendre. Mais parmi les tâches de la Ville de Luxembourg, nous devons aussi mieux informer les citoyens, les commer ants, sur les travaux. Nous devrions travailler ensemble dans le sens d’une amélioration. Le fait que la durée des travaux dans le secteur de la Place Guillaume II puisse être raccourcie de quelques mois prouve que là où il y a une volonté, il y a un chemin. Le groupe LSAP ne manque pas de volonté pour apporter des améliorations et j’espère que nous pourrons y parvenir ensemble. Madame Sylvia CAMARDA (DP) : Avant toute chose, je tiens à remercier Madame la conseillère Margue de son rapport détaillé. La pandémie a bouleversé nos habitudes de vie. L’homme est un animal d’habitudes. La crise du Covid-19 nous a obligés à réagir et à réorganiser notre vie quotidienne. La date d’expiration de cette pandémie reste une inconnue. Nous constatons plutôt que le virus est très imaginatif et qu’il se réinvente sans cesse. Peut-être devrions-nous nous en inspirer et considérer le vieil hier comme passé et le nouvel aujourd’hui comme normal : plus d’espace entre les gens, plus d’activités en plein air, moins de grands groupes de personnes qui se rencontrent, télétravail, visioconférences, services de livraison à domicile et autres. Je suis heureuse de voir que la Ville a compris, au cours des deux dernières années, l’importance de se préoccuper du bien-être de ses citoyens. Un grand bravo pour l’action «d’Stad lieft ». Cette action est un bel exemple de solidarité vécue. Les belles places de notre ville ont été remplies de vie, les citoyens ont pu se faire plaisir sans se ruiner, et ce pendant tout un été. «d’Stad liest » ou «City-sounds» ont été d’autres initiatives. Un autre grand bravo pour les nouvelles infrastructures dans le cadre de l’exposition de photos en plein air au parc Merl et l’exposition de photos sur la place Guillaume II. Le «pimp up» de murs et de fa ades avec des graffitis cools, p.ex. sur le site de l’ancien abattoir, dans les secteurs du chemin de la Corniche, de la place Guillaume II et de l’école primaire Belair, est également à saluer. Je suis d’accord avec Madame la conseillère Bock, qui pense que nous devrions recourir davantage aux graffitis. Les nombreuses signalisations qui indiquent les œuvres d’art de nos artistes font également partie des initiatives louables qui s’inscrivent dans notre «nouvelle ère» et qui sont surtout accessibles à tous les citoyens de la Ville de Luxembourg, du pays tout entier et aux touristes. Il est important de mettre en valeur l’espace public. L’art urbain a sa place dans tous les quartiers de la ville.

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