VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_07_2021_10_12

637 FR SÉANCE DU VENDREDI 10 DÉCEMBRE 2021 cible initiale et la clientèle actuelle? Pourrions-nous recevoir également une évaluation des mesures prises au cours des 15 dernières années? Quelle était la situation à l’époque et comment a-t-elle évolué? Avons-nous atteint les objectifs fixés? Pour les mesures à prendre à l’avenir, nous devrions fixer des objectifs et contrôler après quelques années si ces objectifs ont été atteints. S’ils n’ont pas été atteints, les objectifs doivent être réévalués. «Faire la même chose, mais un peu plus» ne serait pas la solution pour venir à bout des problèmes auxquels nous sommes confrontés dans le quartier de la Gare. Il faut que la Ville et le Gouvernement fassent le bilan. Un domaine dans lequel la Ville investit beaucoup est la mobilité. Les montants investis dans les transports en commun sont énormes. Nous sommes heureux que la Ville dispose des moyens financiers requis. Les visiteurs venant de l’étranger nous envient nos transports publics gratuits. En même temps, nous investissons dans la modernisation de notre flotte de bus. Tout cela coûte beaucoup d’argent. La Ville investit également dans la mobilité douce. Un plan de mobilité est en élaboration. D’une manière générale, nous sommes d’accord sur les objectifs : moins de trafic de transit et plus de convivialité dans l’espace public. Ces objectifs ne peuvent être atteints que s’il existe quelques grands axes de circulation qui permettent au trafic de transit de contourner la ville – tels que le boulevard de Merl et le boulevard de Cessange, qui doivent être réalisés impérativement –, ainsi que quelques autres grands axes de circulation en direction du centre-ville. Or, la Ville dépend de la bonne volonté de l’Administration des ponts et chaussées, respectivement du Gouvernement. La population de la Ville et du pays continue de croître, et le trafic individuel n’a pas diminué. Des investissements de la part de l’État sont indispensables. Je partage l’avis de Madame la conseillère Bock concernant les pôles d’échange : ceux-ci ne se trouvent pas aux endroits où ils devraient se trouver. Le temps est venu de planifier les 30 ans à venir – avec la création de gares périphériques. Monsieur l’échevin Mosar a souligné à juste titre que la dépendance de la Ville de Luxembourg et de l’ensemble du pays de la place bancaire et financière doit nous préoccuper. À l’heure actuelle, la place financière est forte, mais le système est devenu plus fragile. Nous devons être conscients du fait que les recettes de la Ville et de l’État diminueraient relativement vite en cas de turbulences. En même temps, les coûts de personnel représentent une partie fixe des dépenses ordinaires de la Ville. Dès lors, il s’agit de continuer à mener une politique financière prudente, de continuer à miser sur les réserves et de ne pas toucher à la place financière, car notre bien-être financier est fragile. En conclusion, je tiens à souligner que nous devons continuer à nous engager à tous égards en faveur du développement durable. Cela signifie également que nous devons viser une croissance modérée. Il est également important que la coopération entre la Ville et le Gouvernement ainsi que les différents ministères s’améliore. On parle régulièrement de participation citoyenne. En tant que conseiller communal de la Ville de Luxembourg, je souhaiterais une reconnaissance de l’autonomie communale et de la compétence communale ainsi qu’une reconnaissance des besoins d’information des conseillers communaux. Je souhaiterais également que le conseil communal soit impliqué dans les décisions du Gouvernement qui concernent la Ville – et cela en amont de la prise de décision. Je voudrais saisir l’occasion pour souligner à nouveau qu’en fait, le classement d’immeubles situés sur le territoire de la Ville en tant que monuments nationaux ne relève pas de la politique culturelle, mais de la politique d’urbanisme. La politique d’urbanisme est une compétence communale et non pas une compétence du ministère de la Culture. C’est pourquoi il est important que nous travaillions à une meilleure collaboration avec les instances gouvernementales. Je soutiens pleinement la politique du collège échevinal. Il s’agit d’une politique réaliste dans l’intérêt de tous les citoyens de la Ville, une politique qui repose donc aussi nécessairement sur des compromis dans tous les domaines. Monsieur Gabriel BOISANTE (LSAP) : Un budget est l’expression d’une politique, la traduction d’une stratégie que nous nous donnons pour l’avenir. C’est le reflet d’ambitions pour faire concrètement de notre ville une ville plus belle, une ville plus attractive, une ville plus dynamique. Je voudrais tout d’abord m’associer aux remerciements adressés aux différents services. Les services font du bon travail. En tant que profession libérale, en tant que commer ant, je sais à quel point ce travail est compliqué - d’autant plus en période de pandémie. 2020 et 2021 ont apporté leur lot de surprises. Bien que le groupe LSAP ne soit pas toujours d’accord avec les décisions du collège échevinal, il y a eu une bonne collaboration pour traverser cette crise et j’espère que nous continuerons à bien travailler ensemble à l’avenir. Le budget 2022 repose sur une planification prudente. Je n’ai aucun problème avec le terme de prudence. Celui qui est prudent fait en principe peu d’erreurs. La question des priorités se pose toutefois. La notion de prudence exige de faire la distinction entre le pragmatisme et le courage. En politique, il faut de temps en temps prendre des décisions qui ne sont pas populaires, qui sont peut-être plus coûteuses financièrement. Nous devons aux citoyens de notre ville de faire preuve du courage nécessaire dans l’intérêt d’une société solidaire. Je suis heureux d’entendre que l’attractivité d’une ville est également considérée comme proportionnelle au dynamisme de son commerce. L’attractivité, le commerce et la sécurité dans les quartiers sont souvent au centre des discussions. Mais la mobilité et les offres culturelles sont également des éléments constitutifs de la vie d’un quartier. Il n’existe pas de solution unique aux problèmes qui se posent dans le quartier de la Gare. Il doit y avoir différentes approches. Le quartier de la Gare doit devenir un exemple pour éviter que les futurs quartiers d’habitation ne deviennent des quartiers stériles et que des erreurs comme celles qui se sont produites à l’étranger - je pense aux «cités-dortoirs» - ne s’y répètent. Nous disposons des moyens nécessaires pour développer notre ville de manière fluide et vivante - un objectif que nous poursuivons tous. Les transports publics et le vélo occupent une place de plus en plus importante dans la circulation routière. Bien entendu, il y aura toujours des voitures. Cependant, à Paris, on peut constater qu’aux heures de pointe, il y a moins de voitures que de vélos et de scooters. Il est important de disposer non seulement d’un plan de mobilité 2020-2022, mais aussi d’un plan de mobilité concret et reproductible dans l’intérêt de la sécurité des cyclistes. Même si des mesures ont déjà été prises, on sait qu’il est toujours possible de faire mieux et d’avoir encore plus d’ambition. Plus de pistes cyclables sécurisées, cela signifie aussi qu’il faut plus d’argent pour entretenir ces pistes cyclables, les déneiger et les dégager de la glace en hiver. Les routes et les pistes cyclables doivent être traitées de la même manière.

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