VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_07_2021_10_12

DE SÉANCE DU VENDREDI 10 DÉCEMBRE 2021 FR 636 de leur croissance. Le fait est que la population de la Ville de Luxembourg a également connu une croissance importante dans les années suivantes, et que, par conséquent, elle a également bénéficié des fonds de l’État. Cet argent a été investi de manière judicieuse - en tout cas pas dans des «poignées de porte en or ». Nous soutiendrons avec bienveillance le Pacte logement 2.0, qui sera soumis au conseil communal lundi prochain, sachant que les ambitions de la Ville sur le plan de la création de logements sociaux, de logements abordables et de logements sociaux locatifs dépassent d’ores et déjà les concepts du Pacte logement 2.0, et qu’elles continueront à les dépasser à l’avenir. Il aurait été judicieux d’échelonner un certain nombre de ces mesures et des fonds, c.-à-d. de mettre à la disposition d’une grande commune des moyens différents de ceux d’une petite commune. La Ville de Luxembourg n’est ni demandeuse, ni dans le besoin. Lundi prochain, nous aurons à nouveau l’occasion d’en discuter. Je ne peux m’empêcher de commenter certaines déclarations relatives à la politique politicienne et à la manière de travailler au sein du conseil communal. Certains membres du conseil communal semblent disposer d’un accès privilégié aux informations ministérielles. J’estime que nous devrions tous avoir un accès égal à l’information au sein de ce conseil et que nous devrions, dans notre fonction de conseillers communaux, parler pour la commune et non pour la politique nationale. Nous sommes confrontés à une série de défis. La croissance démographique continuera à représenter un défi majeur pour la Ville, ses citoyens et la société. Cette croissance est actuellement de 3% par an, ce qui correspond à 3.000 personnes par année. Compte tenu des projets de construction de logements prévus, la croissance démographique devrait être encore plus importante à l’avenir. Chaque année, au moins 3.000 citoyens de plus se déplaceront donc dans la ville, utiliseront les services de la Ville et leurs enfants seront scolarisés ici. Cela n’entraînera pas seulement des défis à nos services, mais aussi à notre société. Ces personnes doivent être intégrées dans notre société. Sur le territoire de la Ville vivent des personnes d’origines diverses, des personnes de nationalités et de cultures différentes. Ce que nous ne voulons pas, ce sont des communautés différentes qui se développent les unes à côté des autres. Nous voulons «une communauté». S’il y a des mariages entre personnes de nationalités différentes, cela contribue déjà à accroître l’ouverture à d’autres langues et cultures. L’intégration, le maintien du bien-être et de la communauté dans notre société sont des défis que nous devons relever. Et c’est pourquoi je mets en garde contre le fait de parler de manière trop unilatérale d’encore et toujours plus de logements. Bien entendu, nous devons permettre la croissance, la structurer et permettre un accès équitable au logement. Néanmoins, nous ne pouvons pas croître de manière disproportionnée, car cela crée un stress au sein de la société et également au niveau des services qu’une ville doit offrir à ses citoyens. Ce défi va de pair avec celui de disposer de suffisamment de personnel. Au cours des discussions, il a été souligné à plusieurs reprises combien il est difficile de trouver les bonnes personnes pour un poste à pourvoir. La ville recherche par exemple des ingénieurs, des éducateurs, des architectes et des chauffeurs de bus. Serait-il possible d’obtenir un aper u des postes non pourvus, ventilé par catégories professionnelles? Quelle est la position du collège échevinal en matière de politique du personnel ? Quels sont les défis que nous devrons relever dans ce domaine dans les années à venir ? La récente réunion citoyenne qui s’est tenue dans le quartier de la Gare nous a montré que le bien-être des habitants de ce quartier et des habitants de différentes rues du quartier de Bonnevoie est remis en question. Les problèmes de sécurité, de mendicité, de drogue et de prostitution s’y concentrent, mais se déplacent aussi en partie vers la VilleHaute et d’autres quartiers. Les phénomènes auxquels nous sommes confrontés sont inacceptables. Nous ne sommes pas confrontés à des toxicomanes ou des mendiants isolés, mais à des groupes organisés - un problème que nous n’avons pas réussi à maîtriser au cours des 15 dernières années. Différents problèmes se sont aggravés, d’autres se sont ajoutés. Le fait est que la Ville n’a malheureusement pas les compétences nécessaires pour s’attaquer aux problèmes mentionnés. Autrefois, il y avait une police municipale au Luxembourg. Aujourd’hui, la police ne dépend plus de la Ville, mais du Gouvernement. La compétence policière relève du ministère de la Sécurité intérieure, et le domaine de la toxicomanie et de ses conséquences sur la santé, de la thérapie des toxicomanes, relève également de l’État. La Ville s’efforce néanmoins de soutenir des projets par le biais d’actions sociales, même si je ne suis pas sûr que cela fasse partie des compétences d’une commune. Bien entendu, je soutiens tous ces efforts de la Ville. La Ville dispose des moyens financiers nécessaires pour aider, et il est donc juste et important que nous aidions là où nous pouvons aider. Mais le fait est aussi que la Ville de Luxembourg est la seule commune du pays à soutenir des projets sociaux d’une telle ampleur. Cependant, elle ne peut pas résoudre les problèmes à elle seule. Nous sommes tributaires de la collaboration avec le Gouvernement, avec les instances étatiques. Loin de moi l’idée de faire des reproches à un ministre ou à un gouvernement en particulier, car les problèmes existent depuis 15 ans déjà. Mais la situation s’est tellement aggravée qu’il est urgent que le Gouvernement agisse. Celui qui apporte son aide doit aussi se demander si les mesures d’aide ont été utiles et où elles vont mener. Les habitants souhaitent une présence policière parce qu’ils voient jour après jour des actes punissables. Les habitants ont peur parce qu’il y a dans leur quartier des personnes dont ils peuvent légitimement avoir peur. Les citoyens sont abordés par des personnes dont ils ne veulent pas être abordés. Les citoyens voient de la violence. Si la police était sur place et si ceux qui font peur aux gens étaient dissuadés par la présence de policiers, la situation serait peut-être moins grave. La finalité des actions qui doivent être décidées maintenant ne peut toutefois pas consister à dire : «Nous voulons voir la police». L’objectif doit être qu’il y ait moins d’autres choses à voir, que les quartiers cités retrouvent une qualité de vie normale, comparable à celle d’autres quartiers. Personnellement, je pense que nous devons nous engager sur la voie d’une toute autre politique en matière de drogue, notamment sur la voie de la décentralisation des structures. Je suppose que nous sommes d’accord sur ce point. Je ne suis pas d’accord avec l’opinion de certaines personnes selon laquelle les structures devraient être déplacées du quartier de la Gare vers Bonnevoie ou Belair. La scène du quartier de la Gare est nationale ou suprarégionale, de sorte que la décentralisation doit être nationale et suprarégionale. Le groupe DP s’opposera à une décentralisation sur le seul territoire de la Ville de Luxembourg. Ce qui se passe dans le quartier de la Gare dépasse la responsabilité de la Ville. La Ville a soutenu la mise en place de la structure «Abrigado» dès le début. La structure provisoire a été agrandie et sa clientèle a triplé depuis. Était-ce notre objectif ? Non ! Notre objectif était d’aider les personnes qui se trouvent dans le quartier de la Gare et qui consomment des drogues, en créant une structure où elles peuvent consommer des drogues dans un cadre sécurisé du point de vue de la santé. Serait-il possible d’obtenir, pour les différents projets que nous soutenons, des informations relatives à la clientèle

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