VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_07_2021_10_12

DE SÉANCE DU VENDREDI 10 DÉCEMBRE 2021 FR 632 commission des finances que le Pacte logement 1.0 «arrive malheureusement à son terme», je ne peux que répondre : «Dieu merci, il arrive à son terme. » Avec le pacte logement 2.0, les fonds seront distribués aux communes de manière beaucoup plus ciblée, et ce afin d’investir dans la construction de logements abordables. Le gouvernement a promis qu’à long terme, le Pacte logement 2.0 serait doté d’autant d’argent que le Pacte logement 1.0, mais que cet argent ne serait distribué que s’il est prouvé que des logements abordables sont créés. En supplément du programme national de l’ «aide à la pierre», par le biais du Pacte logement 2.0, la Ville recevra 19.000 euros par logement abordable créé sur son territoire dans le cadre de la convention. On devrait vérifier à nouveau les calculs qui nous ont été présentés hier au sein de la commission, car il me semble que seuls ont été pris en considération les logements construits par la Ville. Or, dans le cadre du Pacte logement 2.0, la Ville re oit également de l’argent pour les logements créés sur le territoire de la Ville par d’autres acteurs (SNHBM, Fonds du Logement, associations). Si la disposition de l’article 29 avait déjà existé, la Ville de Luxembourg compterait aujourd’hui des centaines, voire des milliers de logements supplémentaires en mains publiques. La Ville compte de nombreux plans d’aménagement particuliers et, grâce à cette disposition, des logements à prix abordables seront automatiquement mis en vente publique lors de la mise en œuvre d’un PAP. Cela présente en outre l’avantage que la Ville ne doit pas construire elle-même ces logements. Les logements seront créés par le secteur privé et la Ville pourra acquérir des logements sans devoir payer le prix du terrain. La Ville devra uniquement supporter les frais de construction engagés pour les logements. Les logements seront automatiquement intégrés dans le parc de logements public, c’est-à-dire que la Ville pourra investir ses réserves de manière judicieuse pour les générations futures. A l’avenir, la Ville devra se doter du personnel requis pour gérer les logements ainsi créés. Une possibilité pourrait également consister à créer une société immobilière communale. C’est pourquoi j’appelle le collège échevinal à considérer le Pacte logement 2.0 comme une opportunité. Il en va de même du plan d’action local «Logement », qui doit être élaboré dans le cadre du Pacte logement 2.0. La Ville ne devrait pas considérer le Pacte logement 2.0 comme une contrainte, mais comme une opportunité d’obtenir plus de qualité, plus de quantité, plus de densité et de mixité. Le projet «Baugruppen» me tient particulièrement à cœur, car il représente une bonne possibilité de créer des logements de qualité et une valeur ajoutée pour les quartiers. En 2017, un tel projet a été lancé sur deux parcelles de terrain. Les deux projets sont en cours de réalisation. En 2019, le conseil communal a approuvé une motion déposée par déi gréng, dans laquelle le collège échevinal est appelé à faire suivre d’autres projets de ce genre. Depuis, deux ans se sont écoulés sans qu’un autre projet de type «Baugruppen» n’eût été lancé. La dynamique de 2017 a disparu. Quand un autre projet sera-t-il lancé? L’aménagement de l’espace public joue un rôle important sur le plan de la qualité de vie. Il s’agit de placer l’être humain au centre des préoccupations. Nous devons rendre le centre-ville et les centres de quartier aux citoyens en réduisant le trafic de transit. Malgré les travaux de rénovation des parkings en cours, il y a assez d’emplacements de stationnement et la Ville reste accessible. Nous devrions saisir l’occasion pour modérer le trafic en ville et dévier le trafic de transit. Ces mesures seraient favorables à la qualité de vie, au climat et au commerce. Une ville plus attractive pour les piétons et les cyclistes offre plus de sécurité routière. Cela contribuera également à augmenter la sécurité sur le chemin de l’école. Comme promis, nous présenterons une version actualisée de la motion que nous avions déposée à ce sujet. Par nos propositions relatives à l’avenue Pasteur, nous avons montré comment on peut revaloriser le centre d’un quartier : par la création d’une zone de rencontre et de terrasses, la plantation d’arbres, une bonne infrastructure cyclable et la création d’espace pour les piétons, tout en garantissant l’accessibilité au centre du quartier. Notre projet prévoit la déviation du trafic principal. Les riverains garderaient bien entendu leur accès avec leur voiture. Une solution pour les bus RGTR serait même possible. Dans sa réponse à une question que j’avais posée à la Chambre, Monsieur le ministre Bausch a clairement indiqué que rien ne s’opposait à ce que les bus RGTR ne passent plus par l’avenue Pasteur. Le ministre a luimême proposé des alternatives. De nombreuses villes à l’étranger ont profité de la pandémie pour s’engager résolument dans cette voie. On peut regretter que le collège échevinal en place manque d’une telle cohérence. On pourrait également citer l’exemple de la place des Bains. De légers aménagements ont bien été apportés, mais les responsables de la Ville ont manqué l’occasion de procéder à une revalorisation fondamentale de la place. Je pourrais continuer à citer la rue Gellé, d’où le trafic de transit devrait être banni. Les citoyens d’autres quartiers souhaitent également une revalorisation du centre de leur quartier. Il serait important de revaloriser également la place Hamilius : il n’y a aucun arbre et il semble qu’aucune autorisation ne soit accordée pour l’installation de terrasses. Lors de la réunion publique qui s’est tenue il y a deux semaines dans le quartier de la Gare, un certain nombre de citoyens ont souligné l’importance de continuer à animer le quartier. Les citoyens ont regretté qu’il n’y ait par exemple plus de cinémas dans le quartier. Et ils souhaitent que davantage de mesures soient prises dans l’intérêt du commerce. Sous la pointe de l’iceberg, il apparaît clairement que de nombreux acteurs n’ont pas accordé suffisamment d’attention au quartier, ce qui a finalement conduit aux problèmes que nous connaissons tous. Quand je parle de négligence, je veux dire que la Ville aurait dû en faire plus. D’autres acteurs auraient également dû en faire plus. S’il manque des policiers pour le quartier de la Gare, c’est aussi parce que les forces de l’ordre ont été négligées pendant des décennies. Aujourd’hui, les effectifs sont renforcés et la police fait preuve de présence. Nous voyons aussi que les structures d’aide aux toxicomanes dans le quartier de la Gare ont été négligées pendant des décennies. Je ne vois pas que la majorité DP-CSV s’engage actuellement de manière proactive dans le sens d’une décentralisation des structures. Je constate que nous n’avons pas suffisamment de structures «housing First ». Je ne ressens pas non plus le dynamisme qui serait pourtant nécessaire. La propreté de l’entrée au centre culturel du quartier de la Gare laisse par exemple à désirer. Et un nouveau mobilier urbain pourrait contribuer à l’embellir. L’hygiène et l’aménagement des espaces sont clairement de compétences communales. Lors de la réunion publique, une seule personne a souhaité le recours à une société de sécurité privée. Les derniers mois ont montré que le recours à une entreprise de sécurité n’apportait pas la solution au problème, mais a causé de nouveaux problèmes. Cela est devenu plus qu’évident depuis l’incident de septembre. C’est pourquoi je ne peux que me réjouir de la décision du collège échevinal de ne pas prolonger le contrat avec la société de sécurité privée. Bien que des fonds soient toujours inscrits pour un recours à une entreprise de sécurité privée, le groupe déi gréng s’y oppose catégoriquement. Les habitants sont dé us par la politique. Ils ont le sentiment que le quartier de la Gare ait été négligé pendant des décennies - non seulement par la commune, mais aussi par d’autres acteurs. Allons de l’avant maintenant, arrêtons de jeter de l’huile sur le feu ! Essayons d’amener les différents acteurs

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