VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_07_2021_10_12

631 FR SÉANCE DU VENDREDI 10 DÉCEMBRE 2021 Si l’on prend comme point de départ le bien commun, il serait intéressant de se pencher consciemment et proactivement sur la question de savoir comment nous pouvons, en tant que Ville, contribuer à ce que les nombreuses personnes d’origines différentes puissent se rencontrer de manière plus consciente. Une «ville pour tous» signifie aussi l’intégration de personnes qui parlent une autre langue, qui viennent d’une autre culture, l’intégration de réfugiés, de personnes qui ne vont pas très bien. J’aime vivre à Luxembourg-Ville. La Journée des Droits de l’Homme est célébrée le 10 décembre. Cette journée de commémoration de la Déclaration universelle des droits de l’homme nous rappelle une fois de plus combien il est important de continuer à organiser notre ville de manière à ce que chacun puisse y vivre dans la dignité et la satisfaction. Le groupe CSV continuera à s’engager pour que la Ville de Luxembourg soit «une ville pour tous», où nous pouvons tous vivre ensemble dans la joie et la satisfaction. Monsieur François BENOY (déi gréng) : L’année 2021 est marquée par la pandémie, mais aussi par le fait que nous sommes confrontés à des inégalités sociales qui s’accroissent, que nous ressentons les conséquences du changement climatique (inondations, périodes de sécheresse et de chaleur prolongées). À la lecture du budget 2022, nous devons malheureusement constater qu’il s’agit d’un budget de statu quo, qui présente certes quelques bonnes approches, mais qui ne sont pas pensées de manière cohérente jusqu’au bout et qui arrivent trop tard. Tout cela ne suffit pas à mieux préparer notre ville aux défis de l’avenir. La discussion sur le bien-être des citoyens lancée par le rapport budgétaire de Madame la conseillère Margue est intéressante et importante, et il s’agit d’une approche louable. Or, si l’on lit le budget sous l’angle du bien-être, on ne peut que constater le manque frappant d’actions dans ce sens et la nécessité d’en rajouter. Où est le plan pour une ville accueillante pour les piétons et les cyclistes ? Le groupe déi gréng a fait des propositions concrètes à ce sujet au début de l’année. Où est le plan pour créer des centres de quartiers où il fait vraiment bon vivre? En prenant l’exemple de l’avenue Pasteur, déi gréng ont expliqué très concrètement comment cela pourrait se faire, un plan qui pourrait également être appliqué aux centres d’autres quartiers. Où est le plan pour plus de nature et de biodiversité en ville? Où est le plan d’action environnemental 2021, qui ne nous a toujours pas été présenté? Nous ne savons pas comment la Ville entend gérer l’instrument «Pacte Nature». Où est le plan pour une ville climatiquement neutre et résiliente? Dans ce contexte également, déi gréng ont fait des propositions concrètes. Jusqu’à présent, le collège échevinal 2021 n’a pas fait grand-chose dans ce domaine. Où est le plan visant à rendre nos écoles plus inclusives et plus attrayantes? Sur ce sujet également, nous avons toujours fait des propositions concrètes. Que fait la Ville pour aider les plus faibles, ceux qui ont le plus souffert de la pandémie? Là aussi, nous n’avons pas vraiment pu constater que beaucoup a été fait. Dans le rapport budgétaire, nous lisons : «La Ville doit rester abordable pour tout le monde». Cette affirmation est tout à fait inappropriée, car beaucoup de gens ne peuvent plus se permettre de se loger dans cette ville. Il est regrettable qu’un instrument tel que le Pacte logement 2.0, qui vise à ce que des logements deviennent la propriété des pouvoirs publics, soit considéré par le collège échevinal comme une barrière plutôt que comme une opportunité. Le budget 2022 s’inscrit dans la continuité des années précédentes, notamment en ce sens que l’écart entre le projet de budget et les comptes du même exercice ne cesse de croître. Les budgets deviennent de plus en plus fictifs : on ne sait pas ce qui en sortira finalement. Conséquence : les réserves financières de la Ville augmentent - ce qui est certainement une bonne chose, mais qui a aussi pour conséquence que des investissements urgents, importants pour l’avenir, ne sont pas réalisés, mais que de l’argent est dépensé pour d’autres projets que nous ne considérons pas comme aussi judicieux et ciblés. Comment concevoir la ville de demain? déi gréng estiment qu’il faut plus d’ambition dans de nombreux domaines (climat, mobilité, urbanisme, logement, social, école). Si nous ne nous y attelons pas maintenant, cela coûtera beaucoup plus cher aux générations futures et l’injustice sociale sera plus grande. déi gréng estiment qu’il manque la cohérence nécessaire dans le budget 2022. Le budget 2022 n’est pas à la hauteur de ce dont nous avons besoin pour notre ville et ses citoyens. Les inégalités et le risque de pauvreté augmentent. Le taux de risque de pauvreté est de 20%. Les prix des logements continuent d’augmenter (+15% l’année dernière), surtout à Luxembourg-Ville. Nous avons besoin de plus de solidarité et nous pensons que la commune doit également assumer plus de responsabilités dans ce domaine. déi gréng estiment que le temps est venu d’adapter l’allocation de solidarité. Il n’y a pas eu d’adaptation au cours des dix dernières années. Notre collègue Christa Brömmel abordera ce point dans son intervention et présentera une motion dans ce sens. Tout le monde n’a pas les mêmes chances de départ. Il est donc important d’utiliser encore mieux les instruments dont nous disposons. Je pense, par exemple, à la politique scolaire, un domaine où la loi nous donne beaucoup plus de possibilités que celles que nous utilisons. En fait, nous ne pouvons pas accepter le constat que de moins en moins d’enfants fréquentent l’école publique de la Ville de Luxembourg. Nous devons réagir avec détermination et utiliser les instruments dont nous disposons pour améliorer la qualité de notre école afin que davantage d’enfants fréquentent l’école publique dans les quartiers. Le groupe déi gréng reconnaît les efforts du collège échevinal pour faire progresser la construction de logements par les pouvoirs publics. Mais je tiens à souligner que ces efforts ne suffisent pas. Contrairement à la majorité DP-CSV, je ne regrette pas que le Pacte logement 1.0 ait été abrogé. J’estime plutôt que nous devrions utiliser le Pacte logement 2.0. Le Pacte logement 1.0 était avant tout un pacte d’infrastructure. Et c’est là que réside la différence avec le Pacte logement 2.0. Le Pacte logement 1.0 a pris fin en 2019. Le gouvernement a poursuivi avec un Pacte logement 2.0. Si l’on fait le bilan du Pacte logement 1.0, force est de constater que les objectifs fixés n’ont pas été atteints. Le Pacte logement 1.0 n’a pas permis de créer un seul logement à un prix abordable. Les prix des logements ont continué à augmenter. Les fonds ont simplement été distribués commune par commune selon une clé de croissance et ont disparu dans tout le pays dans des infrastructures telles que des centres culturels, dans d’autres infrastructures, et même dans des «poignées de porte dorées», etc. À Luxembourg-Ville, ces fonds ont également servi à payer des frais d’infrastructures. Si nous nous plaignons toujours des problèmes liés au droit de préemption, si nous ne pouvons pas prélever de taxe sur les logements vacants, c’est parce que le Pacte logement 1.0 n’a pas apporté de réponses adéquates à ces problèmes. Je suis convaincu que nous y parviendrons mieux dans les années à venir, parce que nous obtiendrons les instruments dont nous avons besoin. Monsieur l’échevin Mosar a dit en

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