VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_07_2021_10_12

629 FR SÉANCE DU VENDREDI 10 DÉCEMBRE 2021 avec peu de clients doivent également circuler en dehors des heures de pointe. Des plans nationaux prévoient la création de pôles d’échange supplémentaires. Il me semble que ces pôles d’échange seront trop proches du centre-ville, comme par exemple celui prévu à proximité de la rue d’Orchimont, à 500 m à peine de la gare centrale. D’après ma compréhension, les pôles d’échange doivent être situés à la périphérie de la ville, afin que les gens puissent y prendre un moyen de transport public qui les conduise rapidement d’un point A à un point B. Dans ce contexte, j’ai en tête l’utilisation de minibus qui circulent toutes les 10 minutes sur une ligne circulaire et deux lignes transversales. A mon avis, cela n’a aucun sens que des bus régionaux aillent par exemple jusqu’à la place de l’Étoile. Il faudrait plutôt prévoir, par exemple, un pôle d’échange dans le secteur du CHL, où les gens pourraient prendre un minibus qui les conduirait rapidement au centre-ville. Les pôles d’échange prennent beaucoup de place. Pourquoi ne pas installer les pôles d’échange tout de suite plus loin du centre-ville? Les efforts du collège échevinal pour concrétiser la mise en place d’itinéraires cyclables sécurisés sont à saluer. Nous sommes tous conscients des nombreux trajets en voiture que les parents effectuent pour conduire leurs enfants à leurs activités de loisirs. Si les enfants pouvaient s’y rendre à pied ou à vélo, cela aurait un effet positif en termes de réduction du trafic automobile. Un itinéraire cyclable en direction du Conservatoire, où de nombreux parents conduisent leurs enfants, serait judicieux. À ma connaissance, aucune piste cyclable ne traverse le «Geessekneppchen». Il appartient donc à l’État d’intervenir. La crise climatique est un autre défi auquel nous devons faire face. Les arbres ont des fonctions écologiques, ils fournissent de l’ombre et de l’oxygène. Les arbres ont une influence considérable sur le climat urbain. Le Service Parcs fait un excellent travail. La Ville peut être fière de ses parcs. Un nouveau parc, le plus grand de la Ville, est en train d’être créé au Ban de Gasperich. Cependant, nous devons constater que de plus en plus d’arbres souffrent des périodes de sécheresse prolongées. Que faisons-nous pour éviter que ces arbres ne meurent ? Ces arbres sont-ils arrosés ? Je salue expressément que six arbres supplémentaires ont été plantés au Parc de Merl suite à mon intervention. Je propose de planter beaucoup plus d’arbres en général. Dans les pays nordiques, et même en Chine, il existe une planification proactive visant à planter des centaines de milliers ou des millions d’arbres. En me promenant dans la ville, j’ai remarqué des sites où des arbres supplémentaires pourraient être plantés. Des plantes poussent dans les serres de la ville. Cultive-t-on également des arbres à partir de graines? Ne devrions-nous pas offrir à chaque habitant de la Ville un arbre qu’il pourrait planter dans son jardin? L’offre d’activités de loisirs sur le territoire de la Ville est vaste et variée et suscite également un grand intérêt auprès de nombreuses personnes qui n’habitent pas la ville. Au fil des années, l’offre n’a cessé de s’élargir. Pour l’avenir, je souhaiterais que nous créions une plateforme en ligne donnant un aper u de toute l’offre et permettant de voir quelles activités sont proposées par quelle association dans les quartiers respectifs. Une telle plateforme en ligne permettrait également au service concerné d’avoir une bonne vue d’ensemble sur les sports proposés ou non dans tel ou tel quartier. Cela permettrait d’assurer une bonne répartition des activités dans les différents quartiers. Dans le cadre des inscriptions, il serait intéressant de vérifier de quels quartiers proviennent les personnes intéressées. Sur la base des données collectées, un deuxième cours pourrait par exemple être proposé dans un autre quartier. Cela réduirait également le trafic automobile, étant donné que les parents n’auraient pas besoin de conduire leurs enfants dans le quartier voisin pour participer à une activité de loisirs. Il serait judicieux de diviser la ville en secteurs (est, ouest, sud, nord) afin de pouvoir mieux adapter les offres de loisirs aux besoins locaux. Le Conservatoire s’est déjà engagé dans cette voie en créant des écoles de musique dans les différents quartiers. Il y a quelques années, j’avais proposé la construction d’un pont reliant le quartier de la Gare au Kirchberg. J’apprécierais que la faisabilité technique d’un tel projet soit étudiée. Je suis convaincue de la grande utilité de cette nouvelle liaison. Monsieur Paul GALLES (CSV) : Je tiens tout d’abord à féliciter notre collègue Elisabeth Margue pour son rapport budgétaire clair, compact et déterminé, ainsi que pour la présentation orale de ce rapport. Mes remerciements s’adressent également au collège échevinal actuel, ainsi qu’aux collèges échevinaux précédents. Ils ont géré les finances de la Ville de Luxembourg de manière à ce qu’une bonne cohabitation soit possible dans la ville. Je tiens à remercier Monsieur l’échevin en charge des finances Laurent Mosar de ses explications et ses remarques sur les défis des années à venir. Je remercie la commission des finances pour son travail constructif. Mes remerciements vont bien entendu aussi au service financier et à tous les autres services communaux qui ont beaucoup travaillé pour que le budget 2022 soit disponible aujourd’hui. L’approche choisie par Madame la rapportrice Elisabeth Margue, qui consiste à examiner le budget 2022 sous l’angle du bien-être, est incroyablement passionnante. La pandémie n’est pas encore terminée. En cette période difficile, la question se pose de savoir comment une ville se comporte en tant que système en cas de crise. Les finances de la Ville de Luxembourg sont stables et saines et la situation macroéconomique semble également évoluer dans le sens d’une plus grande sécurité sur laquelle nous pouvons nous appuyer. Toutefois, les finances ne sont pas une fin en soi : on investit dans l’avenir. La Ville de Luxembourg investit pour que notre ville reste agréable à vivre. Dans son intervention, Madame la conseillère Bock a évoqué les conséquences de la pandémie. Il est important de garder un œil attentif sur ces conséquences et de continuer à investir. Pendant la crise, de nombreuses personnes ont eu l’impression qu’il y eût un changement dans leurs priorités, un déplacement de l’angle sous lequel elles regardaient leur vie. La pandémie a entraîné un ralentissement ou une interruption de la vie quotidienne. Cela s’est fait au détriment de tous ceux qui dépendent de la prospérité de l’économie. Je profite à nouveau de l’occasion pour remercier le collège échevinal des investissements qui ont été réalisés afin d’aider les personnes qui ont particulièrement souffert de la crise. Mais une crise offre aussi des possibilités inattendues et passionnantes de découvrir de nouvelles options, de nouvelles priorités tournées vers l’avenir, en partant de la question : de quoi avons-nous réellement besoin pour vivre? De quoi une ville a-t-elle réellement besoin pour être une ville où il fait bon vivre? Pour pouvoir vivre, nos besoins fondamentaux doivent être satisfaits. Pour vivre ensemble dans une ville, il faut un environnement sûr. Nous avons également besoin de travail et d’épanouissement personnel. Nous avons besoin de rencontrer des gens et d’une mobilité appropriée qui rende les rencontres possibles. Une ville devrait donc être construite de manière à ce que les rencontres soient possibles. Nous devons avoir la possibilité de nous engager et nous devons avoir du temps pour nous-mêmes. Ces questions et réflexions peuvent amener à porter un nouveau regard sur l’établissement non seulement d’un budget, mais aussi du système d’une ville. Prendre le produit intérieur brut comme point de départ est

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