VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_07_2021_06_12

595 FR SÉANCE DU LUNDI 6 DÉCEMBRE 2021 Les travaux seront réalisés de début septembre 2023 à fin janvier 2025. La dépense de 3.447.697,50€ TTC est imputable sur les crédits des exercices 2023 à 2025 de l’article budgétaire extraordinaire «Glasbouren - sources C03, C04, C05 et C06». Madame Linda GAASCH (déi gréng) : Les captages de sources C03 à C06 seront renouvelés. Le fait qu’il s’agit de captages plus anciens a des répercussions sur la composition bactériologique de l’eau. Certains éléments sont rouillés et les captages ne sont plus à jour du point de vue technique. Quelles mesures sont prises pour éviter une contamination de l’eau de source pendant les travaux? Nous avons appris en commission que le volume de captage sera plus grand après les travaux. Quel en sera l’ordre de grandeur ? Je voudrais saisir l’occasion pour demander comment la consommation d’eau a évolué au cours des années passées, sachant que le bilan environnemental 2020 n’a pas encore été présenté. Pour terminer, je voudrais rappeler que la protection de la nature et du climat sert également à la protection de l’eau potable. D’où notre appel renouvelé au collège échevinal pour qu’il soutienne une protection cohérente des ressources naturelles dans la lutte contre le changement climatique. Monsieur Tom KRIEPS (LSAP) : Notre groupe salue les travaux prévus. Les sources fournissent de l’eau de bonne qualité. Ce qui nous préoccupe, c’est le degré de dureté de l’eau. Lorsque le degré de dureté est compris entre 14 et 17, on parle d’eau dure, et à partir de 17, d’eau très dure. L’eau de source de la Ville de Luxembourg se situe à la limite de la plage de dureté très dure. Je donne à considérer que des degrés de dureté élevés peuvent nuire à des appareils ménagers électriques, comme les machines à café, par exemple, ou aux chauffages. La Ville doit informer ses citoyens pour que ceux-ci prennent les mesures techniques nécessaires pour prévenir des dégâts à leurs appareils ménagers. Sinon la Ville n’a pas rempli son rôle de fournisseur d’eau. J’apprécierais que la Ville fournisse aux citoyens des informations sur la plage de dureté de l’eau qu’ils consomment dans leur ménage. Les citoyens ne devraient pas être obligés de rechercher ces informations sur Internet. Monsieur Guy FOETZ (déi Lénk) : Nous soutiendrons ce projet. Dans quelle mesure ce projet et d’autres projets futurs auront-ils des répercussions sur le prix de l’eau? Nous devrions mener une discussion à ce sujet. En outre, il faut continuer à sensibiliser les citoyens à une utilisation économe de cette précieuse ressource qu’est l’eau. Nous devons renoncer à la pratique consistant à recourir à l’eau potable pour la chasse d’eau des toilettes. À la place, on pourrait y utiliser de l’eau de pluie. La Ville a-t-elle la volonté d’aller dans cette direction à court ou moyen terme? Monsieur le conseiller Krieps a déjà abordé le problème du degré de dureté élevé de l’eau de source. Ce degré de dureté est dû au grès de Luxembourg. Bien que la Ville ajoute à l’eau de source de l’eau plus douce provenant du SEBES, nous constatons que le degré de dureté de l’eau continue d’augmenter. Ainsi, le contact avec des substances alcalines ou l’évaporation de l’eau provoquent des dépôts de calcaire dans les appareils électroménagers. Si rien n’est fait contre ces dépôts, les appareils se détériorent lentement mais sûrement. La commune de Mondorf-les-Bains a installé un système d’adoucissement de l’eau à grande échelle. La Ville de Luxembourg entend-elle suivre cet exemple? Quand j’ai abordé ce sujet lors de la réunion du 14 juillet 2021, Madame l’échevin Beissel m’a répondu que le problème ne se poserait pas de manière aiguë. Or, au sein de la commission des finances, elle a récemment fait comprendre qu’il fallait s’attaquer au problème. D’où ma proposition de nous pencher, au sein de la commission compétente, sur le sujet de l’installation d’un adoucisseur d’eau ou d’autres mesures. Il faut également que les citoyens soient mieux informés afin qu’ils puissent régler leurs appareils ménagers de manière à ce qu’il y ait moins de dépôts de calcaire. Madame l’échevin Simone BEISSEL : Les captages de sources C03 et C06 ne sont actuellement pas utilisés en raison de problèmes de qualité d’eau. Les captages C04 et C05 sont encore en service, mais ils devront aussi être renouvelés. En commission, les forages horizontaux ont été abordés. L’accès aux sources restera garanti pendant les travaux et des barrières de protection seront installées. Les captages de sources se trouvent en pleine forêt. Les sites seront sécurisés pendant les travaux. Des données précises concernant le volume de captage supplémentaire ne seront disponibles que lors du renouvellement des captages de sources. Nous avons intérêt à ce que le volume de captage augmente parce que cette zone est riche en eaux de source, mais plusieurs captages de sources ne sont pas en service et l’Administration de la gestion de l’eau n’autorise le prélèvement d’eaux de source que jusqu’à un volume maximal. Pendant longtemps, la population de la Ville était de 85.000 habitants. Aujourd’hui, la Ville compte 125.000 habitants. Pendant la journée, de nombreuses personnes qui y travaillent viennent s’y ajouter. Depuis des années, la consommation d’eau est de 7 millions de m3 par année, parce que nous avons fait de grands efforts pour sensibiliser les citoyens et leur rappeler que l’eau est une ressource précieuse qu’il s’agit de protéger et qu’il faut en faire un usage économe. La sensibilisation commence déjà à l’école. L’ALUSEAU (Association luxembourgeoise des services d’eau) et le syndicat SEBES apportent également leur contribution. Nous vivons dans un pays heureux et dans une ville heureuse. La Ville possède 62 sources, qui se trouvent pour la plupart sur son propre territoire. Or, nous ne savons pas comment les variations climatiques évolueront, de sorte que la prudence et une utilisation parcimonieuse de l’eau restent de mise. Selon les dernières données, la consommation d’eau a augmenté de 7 à 8 millions par année. Ces données se rapportent à la période précédant le début de la pandémie de Covid-19. La consommation d’eau a diminué pendant la pandémie, notamment en raison des chantiers moins nombreux et du fait que les employés des entreprises étaient souvent en télétravail. Messieurs les conseillers Krieps et Foetz ont souligné à juste titre qu’il existe une grande quantité de grès à Luxembourg, ce qui est bénéfique pour la qualité de l’eau. La dureté de l’eau provenant du grès de Luxembourg varie entre 14 et 17 degrés allemands. Dans l’eau SEBES, la teneur en calcaire est quasiment nulle et le taux de nitrate est de 11 milligrammes par litre. La Ville de Luxembourg achète de l’eau SEBES pour la mélanger à l’eau de source. Les sources situées à Kopstal ont un degré de dureté élevé. La Ville avait prévu d’y installer un adoucisseur d’eau, mais nous avons reçu un refus de la part de l’Administration de la gestion de l’eau, qui craignait que cela n’entraîne une charge polluante trop élevée pour le ruisseau Mamer. Le problème de la pollution par le métazachlore-ESA a pu être largement résolu entretemps. La Ville a élaboré des cartes informant sur les 11 zones du réseau d’eau potable. Ces cartes indiquent, rue par rue, si les ménages sont alimentés en eau SEBES, en eau de source ou en eau mixte. Elles ont été distribuées partout, peuvent être consultées en ligne, et j’en emmène des exemplaires à toutes

RkJQdWJsaXNoZXIy NTkwNjU=