VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_07_2021_06_12

591 FR SÉANCE DU LUNDI 6 DÉCEMBRE 2021 vivaient auparavant dans la rue ont pu être logés dans des structures «housing first ». Le taux de réussite est élevé. Je ne peux m’empêcher de penser que l’opinion dominante au Luxembourg est souvent : «Si tu ne fais rien, tu ne reçois rien. » Avec les sans-abris, il faut être beaucoup plus sensible et nuancé, car il s’agit de personnes marquées par l’échec et l’insuccès. Dormir dans une chambre représente pour eux un obstacle majeur. Ils ont déjà connu tellement d’échecs qu’il est impossible de les atteindre en les mettant sous pression. C’est pourquoi le groupe déi Lénk est clairement en faveur du concept „housing first ». Avant que ces clients ne soient prêts à se donner des objectifs de vie, ils doivent d’abord se sentir en sécurité et établir une relation de confiance avec l’équipe qui les accompagne. La Ville doit assumer sa responsabilité au niveau du sansabrisme et de la toxicomanie, car ces problèmes existent sur son territoire. Cependant, le groupe déi Lénk estime également qu’on peut s’attendre à la solidarité des autres communes, qui devraient créer aussi des structures «housing first » sur leur territoire. Si chaque commune créait deux logements de ce type, cela contribuerait à désamorcer la situation à Luxembourg-Ville. Monsieur l’échevin Maurice BAUER : Il s’agit ici de personnes qui se trouvent dans une situation très difficile, qui ont souvent des problèmes de santé et qui ont besoin d’un accompagnement étroit. Nous sommes heureux d’avoir pu élaborer la présente convention, de pouvoir mettre à la disposition de la Croix-Rouge luxembourgeoise des locaux pour son projet dans la rue de Hollerich, et du fait que du personnel d’accompagnement supplémentaire puisse être recruté. Ce n’est qu’ainsi que nous pouvons essayer d’élaborer une perspective et un objectif de vie pour les personnes concernées. Nous réagissons aux besoins et essayons de trouver des solutions. Nous ne nous lasserons pas non plus de vérifier s’il n’existe pas ailleurs des possibilités de créer des structures. Dans le cas présent, l’opportunité s’est présentée rue de Hollerich pour répondre à un problème qui se posait dans la structure «Haus 1» à Hamm. Nos services de la Direction des affaires sociales font un excellent travail. Je suis en contact permanent avec les différents organismes sociaux pour voir où l’on peut aider. Ils travaillent en permanence à l’amélioration du réseau social dont nous disposons à Luxembourg-Ville. Je trouve étonnant qu’une représentante du parti déi Lénk se soit levée lors de la réunion au quartier de la Gare pour déclarer que l’on ne ferait pas assez dans le domaine social. Avec toutes les mesures que la Ville a prises pour aider toutes les personnes que nous pouvons aider, elle a joué un rôle de modèle, de sorte que je considère que l’affirmation générale selon laquelle nous devrions en faire plus dans le domaine social n’est pas très utile ni constructive. La Ville n’a pas inventé le concept «housing first », mais elle l’a transposé depuis longtemps. À Eich, le CNDS (Comité national de défense sociale) gère 26 logements. D’autres structures «housing first » se trouvent au Stadtgrund, à Hamm et à Clausen. Nous nous efforçons constamment de rechercher des possibilités pour développer ce concept. Notre objectif est de mener une politique sociale équilibrée. Nous recevons de nombreuses demandes pour réaliser des projets «housing first », des projets de logement social et de chambres meublées. Nous recherchons un équilibre : d’un côté, il s’agit de ne pas surcharger les quartiers de structures sociales, d’un autre côté, nous essayons de réagir dans les quartiers où se trouvent des points chauds, afin de pouvoir aider sur place. Parfois, il ne sert à rien d’essayer d’exporter des services vers un autre site. Nous sommes toujours prêts à mener une discussion sur la décentralisation, là où cela fait un sens. L’offre sociale de la Ville de Luxembourg est grande. C’est pour cette raison que je n’ai pas apprécié la déclaration mentionnée d’une représentante du parti déi Lénk. Madame le bourgmestre Lydie POLFER : La Ville de Luxembourg fournit et soutient des services d’aide sociale depuis de nombreuses années. Cela n’empêche pas que nous soyons heureux de voir d’autres communes créer des structures «housing first » sur leurs territoires. La convention est approuvée à l’unanimité. La motion déposée par le groupe déi gréng est renvoyée à la commission du développement urbain en vue d’une discussion approfondie. 8. Avenant à la convention conclue entre la Ville et l’a.s.b.l. Inter-Actions. Les articles 1er, 2 et 10 sont modifiés de manière à permettre le renforcement des équipes (le nombre d’agents éducatifs passe de 11 à 14) et le prolongement des heures de fonctionnement (de 6 heures à 23 heures, voire 1 heures du matin) du projet. L’avenant prend effet le 1er janvier 2022 et vient à expiration le 31 décembre 2022. La convention sera par la suite reconduite d’année en année, sauf résiliation par lettre recommandée par l’une ou l’autre des parties contractantes au moins six mois avant l’échéance. Toutes les autres dispositions de la convention initiale restent inchangées. La dépense supplémentaire de 129.626,23€ incombant à la Ville en vertu de cet avenant est à imputer au budget rectifié 2022. Monsieur Paul GALLES (CSV) : Au cours des semaines et mois passés, le projet «A vos côtés» a reçu une importance particulière en raison de la situation difficile existant dans les quartiers Gare et Bonnevoie. Nous avons tous suivi le projet très attentivement. Nous sommes reconnaissants du travail fourni par l’association Inter-Actions. Je suis convaincu que la politique sociale doit se concentrer en premier lieu sur la prévention, l’accompagnement social, la thérapie et le soutien, et que la répression ne doit venir qu’après. Il est donc important de travailler, comme c’est le cas à Luxembourg-Ville, à ces différents niveaux avant d’en arriver au sujet de la répression. Lors de la réunion publique qui a eu lieu dans le quartier de la Gare, la répression a été souvent thématisée, mais en même temps, les citoyens ont fait l’éloge du projet «A vos côtés». Je dirais que toutes les personnes présentes étaient d’accord pour dire que ce projet apporte beaucoup aux deux quartiers concernés. La convention qui nous est soumise porte sur la conclusion d’un avenant au contrat, avec une extension importante du projet. L’extension des heures de travail (de 6 à 23 heures, le week-end jusqu’à 24 heures) fait suite à une demande des riverains et des commerçants. L’avenant prévoit également le renforcement de l’équipe (un agent éducatif supplémentaire pour le quartier de Bonnevoie et deux agents éducatifs supplémentaires pour le quartier de la Gare). Pour l’instant, il n’y a qu’une seule femme dans l’équipe. Au sein de la commission, on nous a expliqué que l’association entend associer davantage de femmes au projet «A vos côtés». Il est également important de noter qu’on essaie de réduire la charge administrative au minimum afin de pouvoir être présent au maximum sur le terrain. Les agents reçoivent une formation afin que leur coopération avec la police et avec d’autres associations se passe de la meilleure manière possible. Beaucoup de connaissances et de savoir-faire sont transmis. Les agents ont besoin de beaucoup de doigté et doivent bien connaître les procédures pour savoir ce qui relève de leurs compétences et ce qui n’en relève pas, à qui ils

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