VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_07_2021_06_12

DE SÉANCE DU LUNDI 6 DÉCEMBRE 2021 FR 590 Monsieur Paul GALLES (CSV) : Dans le cadre de ce projet, la Ville met à la disposition de la Croix-Rouge luxembourgeoise 9 chambres meublées pour un maximum de 12 personnes dans la rue de Hollerich. Dans la structure «Haus 1» à Hamm, les personnes concernées vivaient sous le même toit avec des personnes bénéficiaires de protection internationale et des personnes relogées par la Ville. Or, pendant le confinement, il y a eu des tensions parmi les différents groupes, et il a fallu chercher des solutions. Une société de gardiennage est maintenant active dans la structure «Haus 1», et la Croix-Rouge déménage avec son projet vers la rue de Hollerich, où les clients sont pris en charge par une équipe multidisciplinaire. La Ville prend en charge le mobilier, les frais de personnel, de fonctionnement et divers autres frais. Au sein de la commission sociale, on a discuté ouvertement des questions qui se posent : centralisation ou décentralisation des structures? Petites ou grandes structures? On nous a expliqué au cours de la réunion qu’il existe des exemples positifs et négatifs pour l’une et l’autre solution, et qu’une approche pragmatique est donc à recommander. Étant donné que la situation dans la structure «Haus 1» n’était plus acceptable, la solution d’un déménagement nous a semblé raisonnable. La question qui se pose toujours est celle de savoir si les groupes de population qui se rencontrent dans un bâtiment disposent des compétences sociales nécessaires pour s’entendre et vivre sous le même toit. L’objectif de notre travail social est de transmettre des compétences sociales. Malheureusement, cela ne fonctionne pas toujours. C’est pourquoi je considère cette solution comme pragmatique et appropriée. Nous soutenons pleinement ce projet. Madame Héloïse BOCK (DP) : Nous avons ici un autre exemple de structure où un travail important est réalisé. Malheureusement, ces nouvelles chambres meublées se trouvent à peine à 400 mètres d’une autre structure de ce genre, à savoir l’ancien «Hôtel Delta». Comment déterminet-on l’endroit où ces structures sont créées? Il paraît qu’il y a eu des agressions parmi les différents groupes dans la structure «Haus 1». La procédure semble consister à loger une partie de ces personnes dans le quartier de la Gare, où la violence est censée être chez elle... Je regrette qu’une partie de ces personnes soient logées dans le quartier de la Gare, où de nombreuses autres structures sociales existent. S’il y a déjà eu des difficultés dans la structure «Haus 1» à Hamm, on peut se demander comment les personnes concernées s’en sortiront après leur déménagement vers la nouvelle structure au quartier de la Gare. Il faudrait essayer d’éviter à l’avenir de tels points chauds. Les structures d’aide sociale devraient également être implantées dans d’autres quartiers. Madame Christa BRÖMMEL (déi gréng) : Les clients de ce projet sont des personnes qui n’ont pas pu s’intégrer dans la structure «Haus 1». Nous soutiendrons la solution consistant à loger ces personnes dans le bâtiment dit «Le Saxophone». Car, d’une part, il y avait une situation d’urgence dans la structure «Haus 1» et il fallait trouver une solution rapide, et d’autre part, la Croix-Rouge disposera d’un assistant social et d’un infirmier psychiatrique pour accompagner maintenant mieux ces personnes. Il s’agit de personnes toxicomanes qui étaient en situation de sans-abrisme pendant longtemps, et qui ont besoin d’une prise en charge multidisciplinaire afin de pouvoir se stabiliser sur le plan de la santé, sur le plan social, mais aussi sur le plan de leur personnalité. Mais cela montre également que nous devons renforcer nos efforts pour promouvoir des projets de type «housing first ». Madame la conseillère Bock vient de le mentionner : des gens retournent à un point chaud, ce qui ne sera certainement pas bénéfique pour leur développement individuel. Le groupe déi gréng s’est prononcé à plusieurs reprises contre une nouvelle concentration de telles structures. La Croix-Rouge aurait également pu imaginer la mise en œuvre du projet sur un autre site, mais elle voit un plus grand bénéfice dans le fait que ces personnes obtiennent un logement en premier lieu et qu’elles puissent être accompagnées par une équipe multidisciplinaire. Les assises sociales de la Ville de Luxembourg ont eu lieu il y a deux semaines. Je voudrais saisir l’occasion pour remercier tous ceux qui ont participé à leur organisation. Lors de la table ronde finale avec les représentants des différents organismes sociaux avec lesquels la Ville a conclu des conventions, il a été très clairement dit que la Ville de Luxembourg attire les gens parce qu’il y a des offres sociales et des structures d’aide, mais qu’il serait judicieux et nécessaire de ne pas implanter ces structures uniquement dans les quartiers de la Gare et de Bonnevoie, mais de les répartir également dans d’autres quartiers. Cela vaut également pour les structures de logement. Une représentante de la Croix-Rouge luxembourgeoise a déclaré que cela contribue également à la mixité de la population dans un quartier. Le collège échevinal devrait prendre les mesures nécessaires, ensemble avec les instances étatiques, pour aboutir à une décentralisation - aussi dans l’intérêt des clients qui fréquentent ces structures. On devrait aussi prévoir la mise en place d’infrastructures sociales lors de l’élaboration de nouveaux plans d’aménagement particuliers. Motion «Le Conseil communal de la Ville de Luxembourg, Considérant le nombre important de services et structures d’aide sociale déjà localisées dans les quartiers de la Gare et Bonnevoie ; Considérant que certaines de ces structures connaissent une surcharge à cause du nombre croissant de leurs bénéficiaires et client.e.s ou que suite à des changements d’habitudes ces structures ne sont plus adaptées ; Prenant en compte les recommandations et les mesures du Plan d’action national drogues et addiction associées 20202024 et celles du Catalogue de mesures sur la problématique de la criminalité liée aux stupéfiants au Luxembourg présentées le 20 octobre 2021 par le Gouvernement, invite le Collège échevinal – – à reconnaître la plus-value d’une offre d’aide sociale décentralisée sur l’ensemble du territoire de la Ville de Luxembourg et à y procéder, le cas échéant en concert avec les instances étatiques ; – – à prévoir systématiquement des services et structures d’aide sociale à l’échelle appropriée pour des projets d’urbanisme (e.a. PAPs) qui sont développés sur le territoire de la Ville de Luxembourg. » Je serais heureuse que la motion reçoive le soutien de tous les groupes politiques. Madame Ana CORREIA DA VEIGA (déi Lénk) : La Ville met à la disposition de la Croix-Rouge luxembourgeoise 9 chambres meublées dans un bâtiment sis 24, rue de Hollerich. Cela permet au projet «housing first » de déménager de Hamm vers la rue de Hollerich. Le groupe déi Lénk soutiendra cette convention. Dans les discussions menées au sein de la commission, nous avons remarqué que la notion de « logement d’abord» n’était plus vraiment reprise. Le concept de base de ce service à bas seuil est d’offrir aux sans-abris un hébergement où ils peuvent, dans un premier temps, se reposer et se remettre de leurs épreuves, puis, dans un deuxième temps, se fixer des objectifs. Est-ce que la Croix-Rouge continue ce concept de base? Dans de nombreux pays, les expériences avec ce concept sont bonnes : la moitié des sans-abris qui

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