VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_07_2021_06_12

DE SÉANCE DU LUNDI 6 DÉCEMBRE 2021 FR 588 dispersés. Il n’en va pas des services, il en va des clients. On devrait créer les structures aux endroits où il existe des clients pour les services offerts. Ces clients existent également dans la Ville-Haute. Le fait est qu’il existe au quartier de la Gare une importante concentration de structures offrant des services qui abordent et tentent de résoudre différents problèmes. C’est louable, mais cela conduit à la création de points chauds où tous les problèmes sont concentrés et où les personnes qui y cherchent de l’aide sont confrontées elles-mêmes à des situations difficiles. Nous ne devrions pas concentrer toutes les structures sur trois ou quatre rues du quartier de la Gare. Une telle concentration est également problématique pour les commerces du quartier. De nombreux commerces du quartier ont fermé leurs portes. Nous sommes ici en présence d’un autre local dans lequel se trouvait auparavant un commerce et qui est utilisé maintenant pour des services sociaux. Les services sociaux sont importants, et il est nécessaire de mettre des locaux supplémentaires à la disposition de l’association «Stëmm vun der Strooss». Or, il est regrettable qu’un autre commerce ait fermé ses portes. Le même problème se pose pour le projet «A vos côtés» : l’association Inter-Actions fait un bon travail, mais ses locaux se trouvent dans un bâtiment où il y avait auparavant un restaurant. Il faudrait veiller à ce que ces associations soient installées de manière décentralisée. Nous savons tous que les clients de ces structures n’habitent pas tous dans le quartier de la Gare. D’autres sites sont également accessibles par les transports en commun. Monsieur Claude RADOUX (DP) : Je voudrais d’abord souligner le bon travail de l’association „Stëmm vun der Strooss“. Je lui remercie de sa bonne collaboration avec la Ville de Luxembourg, qui ne pourrait pas offrir elle-même tous les services fournis par nos partenaires avec une telle flexibilité. Nous savons tous que le loyer de 120€ par année ne correspond pas à la valeur réelle du marché. Je propose de mener la comptabilité de manière à inscrire au budget la valeur réelle de ce que nous mettons à la disposition des différents acteurs, et de prévoir dans la partie sociale du budget les subsides afférents. Ainsi, en l’occurrence, on verrait clairement quelle est la valeur réelle de notre soutien annuel pour l’association «Stëmm vun der Strooss». Cette approche faciliterait le suivi de l’exécution du budget et permettrait de rendre mieux visible ce que la Ville fait dans le domaine social. Le groupe déi gréng a déposé une motion dans laquelle il revendique une décentralisation des offres sociales sur le territoire de la Ville. Madame la conseillère Bock a également abordé ce sujet. La semaine passée a eu lieu une réunion publique pour les habitants du quartier de la Gare. Les problèmes au quartier de la Gare se développent sous des formes variées au cours de dix dernières années. Il y a une forte concentration des structures dans les quartiers Gare et Bonnevoie, et les clients viennent de tout le pays et de la Grande-Région. Je n’ai pas de solution miracle non plus, mais il est clair que la solution ne peut pas consister en la mise en place de structures sociales supplémentaires dans ces deux quartiers. Il faut trouver des solutions qui permettent une coexistence paisible des structures sociales et des habitants des quartiers. Une décentralisation est nécessaire - et ce au niveau national. Madame Ana CORREIA DA VEIGA (déi Lénk) : L’association «Stëmm vun der Strooss» était à la recherche de locaux supplémentaires, car ses locaux actuels dans la rue de la Fonderie ont atteint leur capacité maximale. La «Stëmm» sert quelque 260 repas par jour. Parmi ses clients se trouvent des sans-abris, des chômeurs, des demandeurs d’asyle, des personnes souffrant de maladies psychiques, des toxicomanes, des personnes qui n’ont pas la vie facile. L’offre de la ««Stëmm vun der Strooss» est très diversifiée : de la «Kleederstuff » et des repas chauds à la publication d’un journal, en passant par l’accompagnement et le soutien au retour à la vie sociale et professionnelle. Les nouveaux locaux de la rue de Hollerich comprendront la «Kleederstuff », une salle de séjour et des douches. Les clients y recevront également un repas chaud. Le groupe déi Lénk souhaite à la Stëmm vun der Strooss beaucoup de succès pour son travail. La Ville peut compter sur le professionnalisme de cette association. Le travail qu’elle fournit est une pièce importante du puzzle. Mais il est également indispensable d’améliorer la communication avec les citoyens qui vivent dans les alentours de structures sociales de ce genre. Cette communication doit se faire déjà en amont de l’ouverture des structures et pas seulement quand elles ont commencé à fonctionner. Les riverains devraient recevoir une invitation avant l’ouverture de la structure pour se faire une idée des locaux. Les riverains du Foyer Ulysse revendiquent la création de locaux où les clients peuvent séjourner pendant la journée, étant donné que certains clients sont allongés dans les entrées d’immeubles pendant la journée. La «Stëmm vun der Strooss a-t-elle également prévu un poste pour assurer la communication avec les riverains? Est-ce que ceux-ci disposent d’un interlocuteur direct auquel ils peuvent s’adresser pour obtenir des renseignements et en cas de problèmes? Madame le bourgmestre Lydie POLFER : Les clients du Foyer Ulysse peuvent séjourner pendant la journée dans le Bistrot social, qui a été créé il y a plus de cinq années dans un bâtiment situé directement vis-à-vis du Foyer Ulysse. Le Bistrot social a été installé par la Ville de Luxembourg dans un bâtiment qui lui appartient pour que les personnes concernées ne soient pas obligées de rester dans la rue pendant la journée, pour qu’elles puissent se rencontrer au bistrot, laver leurs vêtements et prendre une douche. On peut boire un café et manger un petit quelque chose au rez-dechaussée, alors que les douches et les machines à laver sont situées au sous-sol. Des chambres meublées se trouvent aux étages supérieurs. Monsieur l’échevin Maurice BAUER (CSV) : Je remercie tous les groupes politiques de leur soutien pour ce projet important. Madame la conseillère Correia Da Veiga a utilisé l’image du puzzle. En effet, la Ville s’efforce à déployer un large réseau de services sociaux pour aider les personnes qui n’ont pas choisi leur sort. Je suis heureux que nous puissions aider l’association «Stëmm vun der Strooss» et ses clients en mettant à leur disposition les locaux sis 24, rue de Hollerich. L’association «Stëmm vun der Strooss» fait un travail fantastique. Les personnes qui s’adressent à elle sont accueillies et accompagnées, on leur sert un repas chaud, et elles reçoivent des vêtements dans la «Kleederstuff ». La «Stëmm» accompagne ses clients sur le chemin de l’insertion dans la vie professionnelle. Lors d’une visite, j’ai pu me rendre compte de la qualité du travail effectué dans la structure de «Stëmm vun der Strooss» à Schoenfels. L’ouverture d’un atelier de lavage est prévue à Soleuvre. Il y a donc des efforts en vue d’une décentralisation des offres. Les services repris dans la présente convention sont à considérer comme étant complémentaires à l’offre existante à la rue de la Fonderie. Le bâtiment sis 24, rue de Hollerich comprendra également une salle de repos de 55 m2. Les personnes qui s’y rendent n’ont pas une vie facile. Elles doivent survivre. Souvent, elles ne trouvent pas le repos, de sorte qu’il est important qu’elles disposent d’un espace où elles peuvent se reposer sans crainte d’être volées ou harcelées.

RkJQdWJsaXNoZXIy NTkwNjU=