413 FR SÉANCE DU LUNDI 26 SEPTEMBRE 2022 scolaire 2021-2022. Il a été question d’un refus d’aider les élèves, d’un manque de calme pendant les études dirigées et de classes chaotiques. Je suis sûre que Madame l’échevin Mart a un plan pour améliorer cette situation et qu’elle peut nous rassurer à ce sujet. MadameAnaCORREIADAVEIGA (déi Lénk) : Avec la décision du conseil communal d’approuver la nouvelle réglementation, l’aide aux devoirs («études dirigées»), qui était assurée par du personnel enseignant qualifié, disparaîtra. Le groupe déi Lénk regrette profondément que le collège échevinal ait cédé à la pression du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse. Nous voyons la nouvelle offre du ministère d’un œil critique. On ne peut plus vraiment parler d’aide aux devoirs : il s’agit simplement de la mise à disposition de salles dans lesquelles les enfants peuvent faire leurs devoirs. Jusqu’à présent, nous avons appris peu de choses sur la question de savoir si les éducateurs des foyers scolaires sont seulement autorisés à surveiller les enfants ou s’ils sont habilités à aider réellement les enfants à faire leurs devoirs. Les «études dirigées» étaient un instrument important pour promouvoir l’égalité des chances. Nous regrettons vivement qu’elles ne puissent plus être proposées de cette manière. Nous pensons toutefois qu’en tant que commune, on peut aussi avoir des ambitions en matière d’aide aux devoirs dans les foyers scolaires. Je souhaiterais que des informations plus détaillées à ce sujet nous soient fournies lors d’une réunion de la commission compétente. Tant que le personnel enseignant donne des devoirs - que ceux-ci aient un sens ou non, cela reste à voir -, nous devons, en tant que Ville, veiller à ce que les enfants puissent faire leurs devoirs dans les meilleures conditions possibles. S’il y a trop de bruit dans la salle de classe ou dans le foyer scolaire, les enfants ont des difficultés à se concentrer lorsqu’ils doivent faire leurs devoirs. Si un enfant ne sait pas comment faire un exercice et qu’il ne reçoit pas l’aide nécessaire, le plaisir de travailler diminue et la frustration s’installe. J’espère que nous aurons l’occasion de mener une discussion approfondie sur ce sujet lors d’une réunion de la commission de l’enfance et de la jeunesse. Les horaires de l’accueil des élèves avant les heures de cours ont été adaptés. Un accueil pour les enfants des cycles scolaires 2 à 4 est assuré à partir de 7h30. Comme les enfants du cycle 1 sont souvent placés dans un bâtiment séparé, certains parents doivent amener leurs enfants dans deux bâtiments différents. Ne serait-il pas judicieux d’adapter les horaires dans le sens d’une simplification pour les parents? Madame l’échevin Colette MART : Madame la conseillère Camarda s’est brièvement exprimée sur les résultats de l’enquête sur les études dirigées et a évoqué différentes difficultés. Les problèmes ne se posent plus dans la mesure où les études dirigées n’existeront plus à partir de l’automne 2022. Le débat sur les études dirigées a eu lieu il y a un an. Le personnel enseignant s’était alors prononcé en faveur du maintien des études dirigées de 11.50 à 12.30h. Ce système offrait une flexibilité qui permettait parfois de prolonger les cours jusqu’à 12.30h, par exemple lorsque les études dirigées avaient lieu pendant les cours du matin. Le ministère nous a fait savoir que cela ne serait plus possible et que les enfants auraient une pause déjeuner de 12h à 14h. Le ministère nous a également fait savoir que l’appui pédagogique, qui fait partie du travail du personnel enseignant, devrait profiter aux enfants ayant des difficultés d’apprentissage et ne devrait pas conduire à des études surveillées pour l’ensemble de la classe. Je partage également l’avis selon lequel l’appui pédagogique doit profiter aux enfants qui ont le plus besoin d’aide. Nous avons rencontré des représentants du ministère et nous sommes renseignés sur ce que nous pouvons encore faire ou ne plus faire en tant que commune. Le ministère de l’Éducation nationale a décidé qu’à l’avenir, l’accompagnement aux devoirs doit être entièrement assuré par les foyers scolaires. Il s’agit là d’un message clair et la Ville ne peut pas s’y opposer. Les études dirigées ont certainement représenté une plus-value pour les enfants, mais le ministère de l’Éducation nationale ne nous autorise plus une aide aux devoirs sous cette forme. La suppression des études dirigées a pour conséquence la suppression dans notre règlement de l’article contenant des informations sur la rémunération du personnel enseignant pour les études dirigées dispensées. La Ville suivra de près l’évolution de l’accompagnement aux devoirs dans les foyers scolaires. D’ici fin 2023, nous dresserons un bilan. L’aide aux devoirs et l’accompagnement aux devoirs sont un dossier complexe que nous ne maîtriserons jamais à 100% en tant que commune, car cela dépend aussi beaucoup du soutien que les enfants reçoivent à la maison. Les problèmes d’égalité des chances ne seront pas non plus totalement maîtrisés avec un accompagnement aux devoirs, que ce soit à l’école ou au foyer scolaire. Beaucoup de choses doivent être construites à la base. Les enfants doivent acquérir de la confiance en eux et pouvoir exprimer leur opinion, leurs préoccupations et leurs souhaits à la maison également - une approche que nous suivons dans les foyers scolaires. Il est important d’aider les enfants plus faibles à développer leur personnalité. L’appui pédagogique est également proposé au cycle 1 (de 11.50 à 12.30h) et fait partie du travail du personnel enseignant. Le personnel enseignant est conscient de l’importance de l’appui pédagogique auprès des jeunes enfants. Les enfants du cycle 1 ne sont généralement pas placés dans le même bâtiment que les élèves des cycles 2 à 4. C’est une réalité à Luxembourg-Ville et cela ne facilite pas toujours l’organisation pour les parents. Pour l’instant, il n’est pas possible de changer grand-chose à cette situation. La Ville ne peut construire des écoles que sur des terrains à bâtir dont elle dispose. L’adaptation du règlement est approuvée à l’unanimité. X. CONGRÉGATIONS RELIGIEUSES Le conseil communal est appelé à aviser les délibérations suivantes du Conseil général de la Congrégation des Sœurs hospitalières de Ste Elisabeth : –– octroi d’un droit d’emphytéose à l’association sans but lucratif «Anne a.s.b.l. » sur un complexe immobilier dénommé «Trait d’union (TU) », sis 5, rue St. Henri à Esch-sur-Alzette ; –– octroi d’un droit d’emphytéose à l’association sans but lucratif «Claire a.s.b.l. » sur un complexe immobilier dénommé «Ste Elisabeth am Park (SEAP) », sis 19, avenue Emile Reuter à Luxembourg-Ville ; –– octroi d’un droit d’emphytéose à l’association sans but lucratif «Yolande a.s.b.l. » sur un complexe immobilier et terrain dénommé «Foyer d’hébergement Op de Wolleken», sis 53, rue Laach à Niederanven. Monsieur Tom KRIEPS (LSAP) : Ai-je raison de penser que les congrégations religieuses soient toujours placées sous la tutelle de la Ville, comme le dispose le concordat de 1801? Madame le bourgmestre Lydie POLFER : C’est correct.
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