407 FR SÉANCE DU LUNDI 26 SEPTEMBRE 2022 prédéfinis. La décision de savoir si le bâtiment temporaire deviendra la propriété de la Ville ou sera simplement loué n’a pas encore été prise. On peut toutefois supposer que la décision ira dans le sens d’un achat, car l’expérience montre que les bâtiments temporaires sont utilisés plus longtemps que prévu pour les besoins de l’école. Le concept énergétique du projet a été discuté au sein de la commission. Non seulement le bâtiment, mais aussi le concept énergétique est temporaire, raison pour laquelle le choix s’est porté sur un chauffage au gaz. Compte tenu notamment de la crise énergétique actuelle, la commission s’est néanmoins prononcée en faveur de l’examen par les services techniques, dans les mois à venir, de la possibilité d’intégrer a posteriori des concepts énergétiques alternatifs plus durables, sans que cela ne retarde la mise en œuvre du projet. La crise énergétique s’est tellement aggravée que nous devrions utiliser toutes les possibilités pour économiser ou produire de l’énergie. Monsieur François BENOY (déi gréng) : Je suis d’avis qu’une réunion conjointe de la commission scolaire et de la commission du développement urbain est la voie à suivre. Car qui est mieux placé - à part la commission du développement urbain - pour émettre un avis quand il s’agit de la construction d’un bâtiment scolaire? J’estime qu’à l’avenir, il faudra continuer à demander l’avis des personnes qui sont proches de la vie scolaire (commission scolaire, représentants des parents d’élèves, personnel enseignant...). Le bâtiment scolaire temporaire représente une phase intermédiaire jusqu’à l’achèvement du nouveau campus scolaire à Dommeldange. Lors de la réunion de la commission scolaire, nous avons appris que le bâtiment temporaire pourra accueillir environ 400 enfants dans l’école et 200 enfants dans le foyer scolaire. Les friches qui, nous l’espérons, seront développées sur le plan urbanistique dans les années à venir, feront-elles partie du projet de création d’un nouveau campus scolaire? Il manque de la place pour les enfants des classes d’éducation précoce dans le foyer scolaire actuel. L’infrastructure scolaire temporaire offrira-t-elle suffisamment de place pour accueillir également les enfants des classes d’éducation précoce dans le foyer scolaire? Environ 10 millions d’euros pour une structure temporaire, ce n’est pas rien. Nous pensons qu’il y a encore des améliorations à apporter à différents points. Par rapport aux situations précédentes, comme par exemple à Kiem, où les élèves restaient dans le bâtiment pendant les travaux de rénovation, une structure provisoire pendant la construction du nouveau campus est certainement la meilleure solution. La proximité de l’école et du foyer scolaire est également une bonne chose. Le personnel enseignant et éducatif n’a pas été associé à l’élaboration du cahier des charges. Nous pensons qu’il est important d’entendre l’avis du personnel afin que leurs besoins puissent être pris en compte dans le projet. En commission, il nous a été dit que le temps manquait pour cela. La participation n’est jamais une perte de temps. La planification participative contribue à améliorer un projet et à faire en sorte qu’il réponde mieux aux besoins des utilisateurs. La participation devrait avoir lieu aussi bien dans le cadre de la planification d’une structure scolaire définitive que temporaire. Étant donné qu’il est prévisible que les enfants passeront au moins la moitié de leurs années d’école fondamentale, voire toute leur scolarité primaire, dans le bâtiment scolaire temporaire, il convient d’apporter des améliorations à certains points. Les locaux du bâtiment temporaire seront répartis sur trois étages. Il s’agira d’un bâtiment allongé avec un long couloir, ce qui ne sera pas un avantage en raison du bruit et de l’absence de lieux calmes. L’architecture ne contribue donc pas forcément à créer un climat scolaire optimal. De plus, le projet actuel ne prévoit pas d’ascenseur, un élément important pour garantir l’inclusion dans un bâtiment scolaire. L’importance de la cour d’école n’a plus besoin d’être soulignée. C’est un lieu de jeu et de vie sociale. L’aménagement de la cour de récréation temporaire est très rudimentaire. Là aussi, il existe encore une marge. La discussion sur le concept énergétique a déjà été abordée. C’est justement pour les constructions en conteneurs qu’il faut particulièrement veiller à ce que la construction soit bien isolée. déi gréng se sont prononcés à plusieurs reprises contre le fait que des chauffages au gaz soient encore installés à l’avenir. Il convient de rappeler qu’à partir de l’année prochaine, la loi n’autorisera plus l’installation de chauffages au gaz dans les nouvelles constructions. Je ne sais pas dans quelle mesure cette réglementation s’applique également aux constructions temporaires. Nous ne comprenons pas pourquoi une installation photovoltaïque n’est pas installée, car il est également possible de la démonter et de l’utiliser à un autre endroit. Voilà pour les points qui, selon nous, doivent encore être améliorés. Si aucune amélioration n’y est apportée, nous ne pourrons pas soutenir le projet. Madame Cathy FAYOT (LSAP) : Le devis pour ce bâtiment scolaire temporaire est estimé à 10,5 millions d’euros. Etant donné que l’appel d’offres pour le projet n’a pas encore été lancé, c.-à-d. que l’on ne sait pas encore quels matériaux seront utilisés pour la construction, on ne sait pas si ce montant sera maintenu. La prudence est toujours de mise lors de la construction de bâtiments scolaires provisoires. Il convient de mentionner le pavillon scolaire de la rue Adolphe Fischer - une construction provisoire qui existe depuis maintenant 40 ou 50 ans. Le bâtiment scolaire actuel, qui date de 1981, n’est plus adapté aux besoins et est devenu trop petit. Un nouveau campus scolaire est en cours de planification. Malheureusement, nous ne disposons pas encore de plans. Nous aurions souhaité que la construction d’une infrastructure scolaire temporaire soit intégrée dans la planification du projet définitif dans le sens d’un concept global. Le fait que l’on installe à nouveau un chauffage au gaz, alors que nous n’avons cessé d’insister sur l’importance de chercher des alternatives dans les projets de construction de logements soumis récemment au conseil communal, nous chagrine, d’autant plus que nous n’en sommes qu’à la phase de planification et qu’il serait donc possible d’apporter des améliorations sans retarder la mise en œuvre du projet. Il devrait être tout à fait possible de prévoir ultérieurement l’installation de panneaux solaires et de les utiliser plus tard pour le nouveau bâtiment scolaire. On peut regretter qu’aucune salle de classe pour le «Centre pour le développement intellectuel » du ministère de l’Éducation nationale ne soit prévue dans la structure temporaire. Il semble également qu’aucun local de foyer scolaire ne soit prévu dans la structure temporaire pour les enfants des cycles scolaires 2 à 4 et que ces enfants soient accueillis au foyer rue du Château. Notre groupe s’oppose par principe aux structures temporaires de conteneurs. Il est regrettable que les responsables de la Ville ne parviennent pas à planifier à l’avance la construction d’écoles et de foyers scolaires, d’autant plus que l’on sait, sur la base des permis de construire délivrés, combien de logements seront construits et où. Les bâtiments scolaires, les foyers scolaires et les infrastructures sportives devraient être construits ou agrandis avant que des logements supplémentaires ne soient construits dans un quartier.
RkJQdWJsaXNoZXIy NTkwNjU=