VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_04_2023_03_07

DE SÉANCE DU LUNDI 3 JUILLET 2023 FR 346 Les jardins et les espaces verts se trouvent également dans une zone [HAB-1], précisée par le PAP QE [HAB-1•b]. Les parcelles concernées (n° 125/0, 126/4404/, 129/4406, 130/4407, 133/1889 et 133/1890) sont séparées de l’espace public par un mur en pierre naturelle et une grille en ferronnerie. Aucune des parcelles mentionnées ne fait l’objet d’une protection communale. Dans le cadre de l’étude préparatoire du nouveau PAG, la valeur architecturale et historique des bâtiments et des jardins en question n’a pas été jugée suffisante pour les classer. Les bâtiments et jardins concernés ne figuraient pas non plus à l’inventaire 2014 et 2016 du Service des sites et monuments nationaux de l’époque. Sur les parcelles numéros 115/1196, 118/4524 et 134/4523, la règlementation en vigueur permet la construction d’un ou de plusieurs immeubles résidentiels. En considérant la largeur cumulée des trois parcelles, il serait possible, dans le cadre d’un lotissement, de créer 4 parcelles constructibles. L’article B.3.3.1 de la partie écrite du PAP QE permet la construction d’immeubles d’une profondeur de 13 mètres si le recul de 12 mètres, tel que prescrit par l’article B.3.2.3, est respecté. Vu la profondeur des parcelles et le fait que les parcelles numéros 115/1196 et 116/1197 appartiennent au même propriétaire, la réalisation de projets correspondants serait possible. Sur les parcelles n° 125/0, 126/4404. 126/4405, 129/4406, 130/4407, 133/1889 et 133/1890, la réglementation en vigueur permet également la construction d’une ou de plusieurs résidences. La largeur cumulée des parcelles concernées permettrait la création de plusieurs parcelles constructibles. Sur une largeur d’environ 25 mètres, il serait possible d’ériger des résidences d’une profondeur de 9 mètres. Selon le Service Urbanisme, ces nouvelles constructions renforceraient le tissu urbain du quartier et créeraient une continuité bâtie dans la rue de Rollingergrund et de nouveaux logements dans le quartier. Par contre, le classement des bâtiments et jardins concernés comme patrimoine national mettrait à mal toutes les possibilités de constructibilité définies dans le PAG et le PAP QE. Dès lors, le collège échevinal propose au conseil communal d’émettre un avis négatif. Monsieur François BENOY (déi gréng): Il s’agit d’un ensemble qui mérite d’être conservé et protégé. Cela ne signifie pas qu’il ne puisse plus y avoir de développement à cet endroit si les bâtiments mentionnés sont classés patrimoine national. déi gréng se prononcent pour un avis positif. Il convient de noter que les bâtiments concernés ne font actuellement pas l’objet d’une protection communale. Cela montre à quel point il est important de prendre également au sérieux la protection communale du patrimoine et d’apporter des améliorations dans notre PAG. La motion déposée en ce sens par déi gréng a fait l’objet d’une discussion au sein de la commission consultative. Nous espérons avoir bientôt l’occasion d’en débattre au sein du conseil communal. Monsieur Guy FOETZ (déi Lénk): Ces dernières années, on a pu voir que plusieurs maisons traditionnelles de la rue Knäppchen ont été démolies et remplacées par des résidences. La rue Knäppchen est une rue très étroite. Le classement au patrimoine culturel national doit permettre de conserver le caractère de cette rue avec ses petites maisons. Le groupe déi Lénk se prononce en faveur d’un avis positif. Monsieur Tom KRIEPS (LSAP): Je constate que le site en question est particulièrement intéressant en raison des jardins qui s’y trouvent, car ils sont situés devant les maisons et non derrière. En général, la Ville est plutôt favorable à ce que les ensembles soient classés monuments nationaux. Dans le cas présent, nous avons affaire à un ensemble de maisons qui s’intègre harmonieusement dans le paysage urbain, un repère sociologique, puisqu’il montre comment les gens vivaient autrefois, qu’ils cultivaient dans leurs jardins ce dont ils avaient besoin pour subvenir à leurs besoins. Pour moi, c’est surtout l’aspect sociologique qui est déterminant. Nous nous prononçons en faveur d’un avis positif. Monsieur Claude RADOUX (DP) : Il s’agit de trois petites maisons, dont une appartient à la Ville. Dans le PAG, elles n’ont pas été retenues comme étant dignes de protection. La rue Knäppchen et l’ensemble du quartier ont connu un développement urbanistique au cours des dernières années. La volonté de la Ville est de mettre sous protection des éléments qui le méritent, mais il est aussi de son devoir de permettre le développement urbanistique de la ville. Si les propriétaires font rénover le toit, réaliser des travaux d’isolation et installer un nouveau chauffage dans des petites maisons de ce genre, ils investissent une fortune pour finalement devoir vivre dans de petits locaux. De plus, nous devrions toujours garder à l’esprit qu’il est important de traiter les gens de manière égale. L’un des bâtiments voisins est une résidence répondant à des normes d’habitation modernes. Certes, par le passé, la Ville a émis l’un ou l’autre avis favorable parce que la façade de tel ou tel bâtiment présentait des éléments architecturaux intéressants. Dans le cadre d’une nouvelle construction, on peut imaginer une surélévation du bâtiment et la conservation de différents éléments. Pour les bâtiments mentionnés, une surélévation n’est pas possible. S’ils sont classés patrimoine culturel national, les biens immobiliers perdront de leur valeur et les propriétaires pourront demander une compensation financière aux pouvoirs publics. On peut se demander si cela vaut la peine que les pouvoirs publics paient quelques millions d’euros pour préserver un romantisme de carte postale de trois petites maisons avec jardin, sachant que les jardins ne sont pas assez grands pour y cultiver suffisamment de légumes pour nourrir une famille. Monsieur François BENOY (déi gréng): Il faut avoir l’honnêteté de dire que lorsqu’un bâtiment est classé patrimoine national, cela ne signifie pas qu’aucune modification ne puisse plus être apportée au bâtiment. Des modifications peuvent très bien être apportées en concertation et avec l’accord de l’INPA. Monsieur Claude RADOUX (DP): Mon témoignage n’est pas une appréciation personnelle de ce qui est possible. Il s’agit plutôt de l’appréciation du Service Urbanisme de la Ville, qui estime qu’il n’est pas possible de surélever un bâtiment à cet endroit. Madame le bourgmestre Lydie POLFER: Il convient de rappeler que les maisons n° 47, 49 et 51, rue Knäppchen, ne font pas l’objet d’une protection communale. En 2017, ces maisons n’ont pas été considérées comme dignes de protection par le Service des sites et monuments nationaux de l’époque. Nous laisserons volontiers au ministère de la Culture le soin d’indemniser les propriétaires pour l’impossibilité de procéder aux modifications architecturales souhaitées en raison de la protection nationale. La Ville connaît un développement dynamique et des règles claires sont importantes. Le PAG détermine ce qui peut être construit ou non et à quel endroit. Il s’agit d’éviter la spéculation. Il me semble que certaines personnes disent le matin qu’il faut absolument construire plus, plus dense et plus haut, pour ensuite dire le contraire l’après-midi. On a parlé de romantisme de la carte postale. En regardant les maisons en question, on comprend tout de suite qu’il ne sera pas possible d’y créer des logements qui, en termes d’isolation thermique et de chauffage, puissent répondre aux exigences que nous nous sommes fixées pour la construction de logements sociaux.

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