345 FR SÉANCE DU LUNDI 3 JUILLET 2023 des questions relatives aux cimetières et également de la protection des tombes. Plusieurs centaines de tombes dans les cimetières de la capitale se trouvent sous protection. Lorsque les concessions de tombes arrivent à échéance et ne sont pas renouvelées, on vérifie si la tombe en question présente une particularité ou si des personnalités connues y sont enterrées, c.-à-d. s’il y a des raisons de placer une tombe sous protection. Les tombes classées sont entretenues par la Ville. Jusqu’à présent le ministère de la Culture a montré peu d’intérêt pour les tombes qui ont été ou seront placées sous protection communale par la Ville. Parmi les 16 tombes en question, il n’y a qu’une seule dont la concession arrive à échéance. La commission s’est interrogée sur la signification du classement d’une tombe comme patrimoine culturel national. Pour l’inhumation d’un membre de la famille, la plaque funéraire peut bien entendu être ouverte. Si une personne est enterrée, une plaque funéraire portant le nom du défunt est apposée sur la pierre tombale. Quelle police de caractères peut être utilisée sur une tombe classée monument historique ? Il arrive qu’une plaque funéraire soit endommagée lors de l’ouverture de la tombe. Qui a son mot à dire lorsqu’il s’agit de la remplacer ? Dans le but de trouver une solution pragmatique, la Ville a pris contact avec le ministère. Dans une réponse orale, il a été dit que les tombes peuvent être ouvertes pour des inhumations. La Ville a ensuite demandé une confirmation écrite de cette déclaration orale. Nous n’avons pas reçu de réponse, si ce n’est l’indication qu’une réflexion était en cours et que des lignes directrices allaient être élaborées. Cela nous a mis la puce à l’oreille et nous a conduits à ne pas émettre aveuglément un avis positif. Nous sommes tous d’accord sur le fait que les tombes en question sont remarquables, raison pour laquelle elles sont déjà protégées par la commune. Nous sommes d’avis qu’il doit en rester ainsi et que les tombes dont la concession arrive à échéance doivent être expertisées par ladite commission, pour être ensuite placées sous protection communale, si elles sont jugées dignes de protection. Je ne peux donc que soutenir l’appel du collège échevinal à donner un avis négatif concernant la proposition du ministère de la Culture. Monsieur Guy FOETZ (déi Lénk): Il s’agit ici de tombes où les cercueils sont encastrés dans le mur. Je ne peux pas m’imaginer que cela pose un problème de pouvoir continuer à y enterrer des défunts malgré la protection nationale des monuments. Les déclarations de Madame le bourgmestre Polfer m’ont quand-même étonné, car elles sont en contradiction avec les documents dont nous disposons. Le Service Urbanisme s’est prononcé en faveur d’un avis positif. Si des problèmes se posent, pourquoi ce point est-il à l’ordre du jour aujourd’hui ? Faut-il respecter des délais ? Si le collège échevinal n’est pas d’accord pour retirer le point de l’ordre du jour, nous nous abstiendrons lors du vote. Madame Marceline GOERGEN (CSV): Il ressort du dossier que pour plusieurs tombes déjà classées monuments culturels nationaux, la concession n’est pas venue à échéance. On peut en effet se demander comment la situation sera gérée si un membre décédé de la famille doit y être enterré, sachant que des lignes directrices seront élaborées seulement maintenant. Il serait souhaitable que le ministère confirme par écrit à la Ville son engagement oral, afin que les choses soient plus claires. Madame le bourgmestre Lydie POLFER: Monsieur le conseiller Radoux a clairement exposé la problématique. La Ville respecte l’architecture des cimetières depuis de nombreuses années, bien avant que d’autres instances ne s’y intéressent. Les 16 tombes dont il est question aujourd’hui, ainsi que d’autres tombes, sont donc déjà sous protection communale. La question de savoir ce qu’une protection nationale apporterait en plus a été soulevée. La Ville souhaite une réponse à cette question – et cela ne date pas de la semaine dernière. La lettre dans laquelle nous avons appris que des lignes directrices seraient élaborées date du 30 juin. Nous n’avons pas encore reçu de réponse aux questions soulevées par la Ville. On peut bien entendu vivre normalement dans une maison classée patrimoine national, mais aucun travail de rénovation ou de transformation ne peut être effectué à l’intérieur sans l’accord du ministère de la Culture. Les tombes placées sous protection communale, dont la concession n’a pas été renouvelée ou réattribuée, sont entretenues par la Ville. La question était de savoir ce qu’il en est lorsqu’une tombe dont la concession a expiré est en outre classée patrimoine national. Nous attendons toujours une réponse claire de la part du ministère. Pourquoi ce point est-il à l’ordre du jour aujourd’hui ? Parce que nous sommes tenus de respecter des délais. La Ville doit rendre un avis en rapport avec la proposition du ministère de la Culture dans un délai de trois mois. Si ce délai n’est pas respecté, on part du principe que l’avis est positif. Nous pensons qu’il faut de la transparence et aussi des lignes directrices nationales pour classer monument national une tombe, et que ces lignes directrices devraient être disponibles avant que la ville n’émette un avis positif. La commission mentionnée par Monsieur le conseiller Radoux fonctionne parfaitement. La Ville prend ses responsabilités et il serait bon que le ministère de la Culture prenne également une position claire. Avec les voix des représentants du DP et du CSV, la Ville émet un avis négatif. Les représentants des groupes déi gréng, LSAP et déi Lénk s’abstiennent lors du vote. 2) Proposition du ministère de la Culture de classer patrimoine culturel national les bâtiments n° 47, 49 et 51, rue Knäppchen Par courrier du 14 avril 2023, le ministère de la Culture a informé la Ville de son projet de classer patrimoine culturel national les bâtiments sis 47, 49 et 51, rue Knäppchen, y compris leurs jardins situés entre la rue de Rollingergrund et la rue Knäppchen. Suivant le PAG, les bâtiments concernés se situent dans une zone résidentielle 1 [HAB-1]. Cette zone est précisée par le PAP ‘quartier existant’ [HAB-1•c]. La parcelle numéro 115/1196 est occupée par le bâtiment n° 47. Le dossier conservé dans les archives du Service Urbanisme ne contient aucun plan autorisé. Les deux niveaux, qui reposent sur une cave semi-enterrée, sont surmontés d’un toit à deux pentes. Les encadrements en grès des fenêtres ne présentent aucune décoration. Sur la parcelle numéro 118/4524 se trouve le bâtiment n° 49. Les plans du permis de construire du 1er mars 1966 font référence à la transformation d’une remise existante en un garage qui a été ajouté à la maison en question. Aucune modification n’était prévue pour le bâtiment principal. Le bâtiment se compose de deux niveaux surmontés d’un toit à deux pentes. Les fenêtres disposent d’encadrements en pierre. Sur la parcelle numéro 134/4523 se trouve le bâtiment n° 51. Les plans du permis de construire du 8 mai 1922 indiquent la construction d’une maison d’habitation. Les deux niveaux, qui reposent sur une cave semi-enterrée, sont surmontés d’un toit à deux pans avec deux lucarnes à frontons triangulaires du côté de la rue. La matérialité des encadrements des fenêtres n’a pas pu être déterminée.
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