VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_02_2022_28_03

DE SÉANCE DU LUNDI 28 MARS 2022 FR 132 Au centre de recyclage, on dépose souvent des appareils qui sont en fait encore en état de marche ou qui ne nécessitent qu’une petite réparation pour fonctionner à nouveau. Ne serait-il pas judicieux de prévoir un système de prêt gratuit dans le cadre du «Repair Café»? Au lieu que tout le monde s’achète un nettoyeur haute pression, on pourrait l’emprunter en cas de besoin. Monsieur Guy FOETZ (déi Lénk) : Je voudrais à mon tour remercier M. Schmitt et ses collaborateurs du travail qu’ils ont accompli. Pour des raisons de temps, je limiterai mes commentaires sur le plan d’action environnemental au domaine de l’énergie. La Ville s’est engagée à réduire ses besoins en énergie primaire et à augmenter la part des énergies renouvelables. Une réduction de 40% des émissions de CO2 d’ici 2030 est indispensable. En 2020, la production d’émissions de CO2 sur le territoire de la Ville était de 720.000 tonnes par an, soit 7% de moins qu’en 2019. Cette baisse est due à la pandémie. Par rapport à 2018, elle signifie toutefois une augmentation des émissions de CO2. En 2020, la part de l’énergie thermique était de 67%, celle de l’électricité de 20% et celle de la mobilité de 13%. Sur les 720.000 tonnes, 23.260 tonnes (3,2%) sont imputables aux services de la Ville. Il ne suffit pas de limiter les actions à ses propres services. La Ville devrait plutôt se sentir responsable de tout ce qui se passe sur son territoire et devrait intervenir, même si la compétence juridique n’est pas explicitement donnée ou si les possibilités d’intervention sont limitées. Il faut s’engager au maximum. Le groupe déi Lénk doit cependant constater que le collège échevinal manque de courage politique et que les ressources humaines et financières nécessaires à cet effet font défaut. Le plan d’action environnemental formule pour le domaine de l’énergie de nombreux objectifs tout à fait corrects et souligne la nécessité de les mettre en œuvre par des actions concrètes. 96,8% des émissions de CO2 sur le territoire de la Ville sont imputables aux ménages et entreprises privés, aux institutions publiques et à la mobilité. Il serait important que la Ville intervienne là aussi autant que possible dans le sens d’une réduction de la consommation d’énergie et des émissions de CO2. Une motion déposée par déi Lénk en 2017 s’était déjà prononcée en faveur de mesures allant dans ce sens. La motion avait été approuvée par le conseil communal. Seul le groupe DP s’était abstenu lors du vote. La motion demandait que la Ville prenne contact avec les entreprises et qu’un plan énergétique soit établi. Nous ne pouvons pas accepter que le collège échevinal fasse comme si cette motion n’aurait pas été approuvée. La motion stipulait également que la Ville devait obtenir de la société Creos des données fiables sur la consommation d’énergie dans les bâtiments appartenant à la Ville. Selon le rapport environnemental, cela ne semble pas avoir été fait jusqu’à présent. Dans le cadre des efforts nécessaires de la Ville pour agir, entre autres, sur les émissions de CO2 générées par les ménages privés, il s’agit d’aider les ménages à économiser l’énergie, notamment dans le domaine de l’isolation thermique. La motion déposée par déi Lénk, qui ne pourra sans doute pas être présentée aujourd’hui par manque de temps, va précisément dans ce sens. Il s’agit de saisir l’opportunité d’un subventionnement public pour permettre aux ménages en situation de précarité énergétique de se libérer des appareils énergivores. Dans le plan d’action environnemental, la proposition utile est faite de créer une rubrique environnementale dans le «City Magazine». Dans ce contexte, il convient de rappeler les brochures publiées entre 2008 et 2018 par la Ville sous le nom d’ «ECOlogique». On y trouvait de nombreux conseils sur les économies d’énergie et l’isolation thermique. Malheureusement, cette brochure ne paraît plus. Je me demande pourquoi. Outre l’assainissement énergétique des bâtiments, le plan d’action environnemental prévoit la transition des énergies fossiles vers les énergies renouvelables comme mesure principale pour réduire les émissions de CO2, par exemple par l’installation de pompes à chaleur. Lorsque nous remettons en question l’extension du réseau de gaz, le collège échevinal ne devrait pas renvoyer la balle au gouvernement. Nous trouvons aberrant que la Ville prévoie toujours l’installation d’un chauffage au gaz dans le cadre d’un projet de construction rue de Laroche, et ce malgré l’installation de panneaux solaires sur le toit. Nous trouvons également étonnant que l’on renonce à installer des panneaux solaires sur les toits des bâtiments communaux pour des raisons de rentabilité, comme récemment pour le projet de rénovation des garages des autobus municipaux. Le rapport environnemental dit clairement : « L’énergie solaire a pu être identifiée comme source potentielle de production d’énergie renouvelable... Il est prévu d’intensifier les liens entre le service Energie, le délégué à l’Environnement et la Direction Architecte Bâtiments afin de procéder à une exploitation plus systématique du potentiel solaire sur les toitures des nouvelles constructions communales et à une réévaluation du potentiel sur les bâtiments existants. » 50% des bâtiments communaux n’ont pas encore de passeport énergétique et beaucoup d’entre eux n’ont pas encore été rénovés sur le plan énergétique. Le rapport environnemental fait état à cet égard d’une stagnation depuis 2018. Dans le rapport environnemental, nous lisons : «La mobilité a un impact prépondérant sur l’environnement de par l’occupation du sol ainsi que par l’émission de bruit, de polluants atmosphériques et de CO2 ». Une conclusion logique devrait être qu’il faut réduire la circulation automobile en ville, ne plus construire de parkings supplémentaires et supprimer la règle des 0,8 emplacements de stationnement par logement pour les futurs PAP. L’affirmation selon laquelle les voitures électriques ne produisent pas de saleté doit être contredite, car la production de voitures électriques produit également de la saleté. Il est tout simplement incompréhensible que le PAP «Dernier Sol » s’en tienne à un aménagement traditionnel de la voirie ainsi qu’à des emplacements de stationnement en surface et dans des parkings souterrains, alors que le site est parfaitement desservi par le train, le tramway et le réseau de bus. Je suis ravi d’apprendre que la problématique de la fertilisation polluante des champs loués par la Ville à des agriculteurs sera enfin abordée. J’ai reçu une réponse erronée à ma question relative à l’adaptation des PAP afin de prévenir des inondations futures : il n’est pas vrai que la zone du PAP «Polfermillen» n’ait pratiquement pas été touchée par les inondations. Des photos prouvent le contraire. Je n’ai pas encore reçu de réponse à ma question concernant l’assainissement de la décharge Casa, posée le 28 juillet 2021. Je constate donc qu’il y a un monde entre les déclarations du plan d’action environnemental et la mise en œuvre des actions annoncées. Je conclus mon intervention en m’associant au souhait de renforcer impérativement les effectifs de l’équipe du Délégué à l’environnement.

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