DE SÉANCE DU LUNDI 28 MARS 2022 FR 126 et/ou le site de l’ancienne caserne des pompiers. On ne sait rien de précis. Nous savons tous qu’il est important de soutenir les startups. Il est également important de soutenir non seulement les start-ups du secteur financier, mais aussi celles du secteur créatif. Il apparaît clairement que nous avons besoin, sur le territoire de la Ville, de locaux qui répondent aux besoins des différentes start-ups. J’espère qu’à court terme, des locaux pourront être mis à la disposition des start-ups de l’économie créative et que des projets comme le projet de l’ancien abattoir, mais aussi d’autres sites en friche, pourront se développer avec plus de dynamisme. Nous apprécierions également d’être informés plus en détail à l’avenir de l’évolution du projet. Monsieur Roy REDING (ADR) : Je ne comprends pas pourquoi le «Luxembourg City Incubator » est installé dans un des bâtiments les plus prestigieux de la Ville. J’ai été heureux de lire dans le rapport de la commission que d’autres personnes partagent également cet avis. Nous avons affaire à un projet prestigieux - même si je ne veux pas dire qu’il ne faille pas soutenir les start-ups. 550.000 euros, c’est beaucoup d’argent. Pourquoi conclure une convention avec la Chambre de commerce et payer 550.000€ pour promouvoir des startups à une adresse qui ne convient pas au projet ? Je ne soutiendrai pas la présente convention. Madame Ana CORREIADAVEIGA (déi Lénk) : 550.000€ pour soutenir des start-ups sélectionnées comme la «crème de la crème», c’est beaucoup d’argent, surtout si l’on considère que d’autres start-ups ont d se contenter de caves et de garages. Nous n’avons pas reçu d’informations sur le développement du projet. Quelles entreprises en sont issues? Parmi ces entreprises, lesquelles se sont installées sur le territoire de la Ville? Quels sont les objectifs de ces entreprises ? S’agit-il d’entreprises qui pourront aider la Ville à relever les défis de l’avenir ou s’agit-il d’entreprises qui renforcent les problèmes environnementaux existants, comme par exemple les entreprises du secteur spatial ? Quel est l’intérêt d’aider à la création d’entreprises qui ne répondent pas aux critères d’avenir ou qui sont rachetées par de grandes entreprises et ne peuvent pas s’implanter à long terme sur le territoire de la Ville? Quelles sont les entreprises que nous voulons voir s’installer à l’avenir dans la ville? Le groupe déi Lénk ne souhaite pas soutenir des entreprises du secteur spatial. Voulons-nous soutenir uniquement les entreprises à but lucratif ou également les entreprises coopératives? Toutes ces questions attendent une réponse, de sorte que nous ne pouvons pas soutenir le projet. Monsieur Claude RADOUX (DP) : Personne ne sera surpris du fait que mon intervention sera plus positive. Le contrat initial expire en 2023. Avec l’avenant, le contrat est prolongé jusqu’en 2029. 550.000€, c’est en effet beaucoup d’argent. C’est pourquoi il est important et juste d’avoir une discussion sur le projet. Il y a de nombreuses années déjà, l’importance a été soulignée de prévoir un site sur le territoire de la Ville où les jeunes entreprises pourraient être soutenues. Même si les entreprises, de par leur nature économique, recherchent le rendement, il est un fait que les jeunes start-ups ne gagnent guère d’argent au départ. Les bonnes idées ont besoin d’une période de démarrage, de promotion et de soutien financier et logistique. Dès 2008, on s’est demandé où trouver un site approprié pour un incubateur. L’idée de réaliser un tel projet dans l’ancien abattoir est née il y a dix ans déjà. Nous savons tous que les locaux en question ne sont pas disponibles, puisqu’ils abritent toujours le Service Sports. Il n’a pas été possible de trouver un bâtiment adéquat appartenant à la Ville. Il s’agissait pourtant d’un souhait de la Ville de mettre en œuvre le projet d’une «House of Start-ups». Il ne faut pas oublier que le développement économique ne fait pas partie des missions obligatoires d’une commune. Avant 2017, la Ville de Luxembourg ne s’estimait pas en mesure, ni en termes de ressources humaines, ni en termes de compétences, de disposer par exemple des informations nécessaires sur les start-ups ou de pouvoir faire une sélection de start-ups. De plus, le rôle de la Ville n’est pas de faire la gestion dans ce domaine. Néanmoins, l’objectif de la Ville a toujours été d’encourager le développement des start-ups, d’une part parce que la Ville est le moteur économique du pays, et d’autre part parce que nous sommes conscients de la grande dépendance de la place financière et de la nécessité de diversifier l’économie. La Ville a pris les devants en engageant deux personnes chargées de s’occuper des questions de développement économique. Il en va également de l’image d’une capitale européenne dynamique, ouverte aux nouvelles idées, aux nouveaux projets et aux nouveaux modèles économiques. La Chambre de commerce, qui a déjà acquis une première expérience en collaboration avec le gouvernement et d’autres acteurs, s’est proposée comme partenaire. La commission a émis la critique qu’en tant que conseillers communaux, nous n’avons pas reçu suffisamment d’informations sur la manière dont le projet «Luxembourg City Incubator » se développe. La commission a exprimé le souhait d’une visite des lieux afin d’y obtenir également des informations plus détaillées. En outre, il a été demandé qu’un rapport annuel détaillé soit rédigé - d’une part parce que la Ville a un rôle de supervision dans ce projet, et d’autre part parce que les membres du conseil communal sont des vecteurs de l’image de la Ville. Il est donc important que les membres du conseil communal soient informés des idées innovantes des jeunes créateurs d’entreprise afin qu’ils puissent transmettre ce savoir aux habitants. La majorité DP-CSV reste convaincue que le développement économique de notre ville ne peut pas être planifié de manière centralisée sur papier. Prédire aujourd’hui quelle entreprise réussira dans dix ans ne marche pas. C’est pourquoi il est important de soutenir un certain nombre de jeunes entreprises, dont certaines ne connaîtront que de petits succès et d’autres de grands succès. Si une entreprise réussit, elle embauchera d’autres personnes et contribuera au développement de l’économie. Monsieur l’échevin Serge WILMES : Je constate que le conseil communal continue à soutenir le projet «Luxembourg City Incubator », même si des questions ont été légitimement soulevées en commission sur les activités de l’incubator. Lors de la session de la commission, j’ai proposé une visite du site au conseil communal et aux membres de la commission. Le collège échevinal reçoit régulièrement une invitation pour participer aux réunions du comité d’accompagnement du «Luxembourg City Incubator ». Comme Monsieur le conseiller Radoux l’a bien expliqué, la Ville n’a pas les compétences pour mettre sur pied une «House of Start-ups», raison pour laquelle la décision a été prise de jouer un rôle plutôt passif en tant que Ville. Dans la convention initiale, la Ville s’était déclarée prête à couvrir un déficit allant jusqu’à 495.000€. En fait, le déficit est plus élevé. La Chambre de commerce supporte la plus grande partie du déficit. Le «Luxembourg City Incubator » a également souffert de la pandémie, raison pour laquelle il a été décidé en 2020 de réduire de 50% le loyer à payer. La Ville avait prévu un crédit de 25.000€ pour subvenir aux start-ups. Le «Luxembourg City Incubator » se développe bien : en 2021, 58 start-ups y étaient représentées. Au total, 164 «desks» étaient occupés. Le taux d’occupation est de 91%. Un certain nombre de ces entreprises s’occupent de développement
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