VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_02_2022_22_04

DE SÉANCE DU VENDREDI 22 AVRIL 2022 FR 162 formulées ne tiennent cependant pas compte de certaines réalités. Autrefois, la rue Gellé était une «piste de course». La situation actuelle n’est certainement pas idéale, mais les mesures prises ont contribué à apaiser la circulation. Notre objectif est de rendre plus difficiles d’accès aux voitures les rues où se trouve une école, c.-à-d. d’obtenir une modération du trafic. Il faut également tenir compte du fait qu’il y a des maisons d’habitation avec des garages. Du point de vue de la circulation, la rue Gellé est et reste une rue de liaison avec l’axe principal rue Pierre Krier. On ne peut pas faire abstraction de cette réalité et fermer la rue Gellé à la circulation de transit. Des rues de liaison comme la rue des Prés ou la rue Beving ont déjà été réaménagées. Il s’agit maintenant de réaménager la rue Gellé de manière à ce que le changement soit plus visible pour l’automobiliste : il doit se rendre compte qu’il se trouve dans une rue cyclable et qu’il doit ralentir. Les citoyens ont apporté des idées et des propositions intéressantes, mais il faut aussi tenir compte de certaines réalités, ce qui fait qu’il faut trouver des compromis pour garantir que la rue Gellé - une rue vivante - reste accessible à tous les usagers. Aux abords de l’école, une aire de jeux sera aménagée sur un petit espace vert, où les jeunes enfants pourront jouer en attendant leurs frères et sœurs avec leurs parents devant l’école. On peut avoir des avis différents sur une telle aire de jeux, mais il y a bel et bien un concept pédagogique derrière. L’aire de jeux est protégée contre le trafic. Le concept comprend également un marquage de couleur et des trottoirs plus larges, ce qui oblige l’automobiliste à être beaucoup plus attentif et à ralentir. Bien entendu, on peut toujours être d’avis que les trottoirs devraient être encore plus larges. Les mesures contribueront à apaiser davantage la circulation. Le concept est donc à saluer. Si l’on voulait aller plus loin, on ne pourrait pas se limiter à la rue Gellé, mais il faudrait aussi inclure les autres rues et développer un concept de circulation entièrement nouveau. Le projet actuel représente un grand pas en avant. Il est préférable de faire de petits pas dans la bonne direction plutôt que de faire de grands pas sur lesquels il faudra ensuite revenir. Madame Ana CORREIA DA VEIGA (déi Lénk) : Je ne peux qu’exprimer mon effarement quant au déroulement de la troisième réunion de participation citoyenne. En entrant dans la salle, on se serait cru au conseil communal : en haut, le collège échevinal, devant, les citoyens et derrière le collège échevinal, les représentants du service. Bien entendu, nous saluons le fait que des participations citoyennes soient prévues en vue du réaménagement de rues et de places, mais nous pensons que ces processus de participation citoyenne devraient être organisés par des experts externes. En principe, nous ne sommes pas trop favorables au recours à des experts externes, mais nous pensons qu’une exception s’impose dans le cas des participations citoyennes, car les experts externes sont neutres et les rapports sont rédigés sans parti pris. Ces rapports devraient être accessibles au public. Le recours à des experts externes signifie également moins de travail pour les services communaux concernés. Trois ou quatre ans se sont écoulés entre la première et la troisième réunion de participation citoyenne. Nous estimons qu’une participation citoyenne doit se dérouler dans un laps de temps défini à l’avance. De même, les citoyens qui s’engagent devraient savoir à l’avance combien de réunions seront organisées jusqu’à l’achèvement du projet. Le développement du projet doit être transparent. Le plan initial doit être présenté aux citoyens et les ajustements qui y sont apportés doivent être expliqués aux citoyens. Les phases de développement doivent être visibles sur le site Internet de la Ville ainsi que sur le lieu où se tiennent les réunions de citoyens. Les citoyens sont laissés pour compte. Il serait bien plus honnête de fixer à l’avance un calendrier et le nombre de réunions prévues. On peut également déplorer que ni le personnel enseignant ni le personnel du foyer scolaire n’aient été approchés pour qu’ils puissent participer à la planification. Pourquoi ne leur a-t-on pas demandé leur avis? Ils connaissent les endroits dangereux. Ils ont des propositions de solutions. Cela vaut également pour les élèves. Le groupe déi Lénk est d’avis que le présent projet entraînera une détérioration de la situation par rapport au projet initial. Une zone 30 aux abords d’une école est et reste un passedroit pour les automobilistes. Nous aurions souhaité qu’une zone 20 y soit créée. Un passage pour piétons et un feu pour piétons disparaîtront. Nous savons tous qu’avec l’introduction d’une zone 30, les automobilistes rouleront au mieux à 35-40 km/h. Dans une zone 20, ils rouleraient à 25-30 km/h. Le groupe déi Lénk ne soutient pas ce projet. Madame Héloïse BOCK (DP) : Je peux me rallier à l’analyse de notre collègue Mathis Prost. On ne peut pas faire abstraction des réalités. Est-ce qu’il y a du trafic de transit externe dans la rue Gellé ou est-ce que ce sont surtout des riverains qui y circulent ? Le problème du trafic de transit existe dans plusieurs quartiers, car les automobilistes empruntent des voies détournées pour se déplacer plus rapidement que sur les grands axes de circulation. Qu’en est-il de la situation dans la rue Gellé? La question se pose de savoir s’il ne faudrait pas fermer la rue Gellé au trafic de transit, à l’instar de la rue Rossini, même si les riverains doivent alors faire un petit détour. Il est important que nous ne prenions pas une telle mesure uniquement dans le quartier de Bonnevoie : il faut également veiller à ce que les autres quartiers résidentiels de la ville soient protégés du trafic de transit. Lors d’une réunion informelle en présence du ministre François Bausch, nous avons reçu des informations sur les prévisions de circulation automobile. Il faut veiller à ce que la qualité de vie des citoyens soit préservée. J’aimerais que nous puissions nous pencher à court terme sur la problématique du trafic de transit dans les différents quartiers de la ville. L’opposition a critiqué le coût élevé du revêtement de la chaussée. En ce qui concerne le calcul des coûts, je fais entièrement confiance à nos services. Personnellement, je peux saluer à 100% le changement de couleur du revêtement de la chaussée pour signaler la rue cyclable. Aux Pays-Bas, où les voitures sont encore plus nombreuses qu’au Luxembourg, les rues cyclables se distinguent systématiquement par un revêtement de chaussée en couleur. Nous devrions nous aussi nous engager dans cette voie. Ce n’est un secret pour personne que la limite de vitesse dans les zones 30 n’est pas respectée. Je voudrais souligner à nouveau que des contrôles de police systématiques et non annoncés à l’avance seraient souhaitables. J’en appelle aux représentants de déi gréng pour qu’ils interviennent dans ce sens auprès de leur collègue ministre. Monsieur TomKRIEPS (LSAP) : La participation citoyenne est une chose qui me tient à cœur. Cependant, je qualifierais de paquet trompeur la manière dont la participation citoyenne est gérée à Luxembourg-Ville. En période électorale, on parle de démocratie semi-directe et de plus grande proximité avec les citoyens. Dans la pratique, il s’avère que ce n’est pas si simple à mettre en œuvre. C’est pourquoi nous avons adopté le principe de la démocratie représentative, car il s’avère difficile de satisfaire tout le monde. La participation citoyenne repose cependant sur le principe de satisfaire tout le monde. Il est dans la nature des choses que les citoyens expriment leurs souhaits lorsqu’ils participent à une assemblée citoyenne. Gérer une ville de plus de 120.000 habitants de cette manière ne fonctionne pas. Il est tout à fait légitime de vouloir tirer un profit politique de l’affirmation selon laquelle on veut être proche des citoyens,

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