VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_01_2022_31_01

33 FR SÉANCE DU LUNDI 31 JANVIER 2022 à 19h00. On aurait pu facilement organiser une autre réunion de la commission pour traiter exclusivement du plan de financement pluriannuel. Madame le bourgmestre Lydie POLFER : J’ai moi-même participé à de nombreuses réunions de la commission des finances. Les réunions au cours desquelles nous avons examiné les documents budgétaires ont souvent duré jusqu’au-delà de 20 heures. Monsieur François BENOY (déi gréng) : Dans ce cas, il faudrait indiquer sur l’invitation que la réunion durera jusqu’à 20 heures. Madame le bourgmestre Lydie POLFER : Des réunions que vous avez présidées, Monsieur Benoy, dans le cadre de l’élaboration du nouveau PAG - et que vous avez bien présidées - ont également duré plus d’une heure et demie. Monsieur François BENOY (déi gréng) : Ce n’était qu’une proposition. VI. FINANCES DE LA VILLE DANS LE CADRE DE LA CRISE DE COVID-19 Madame le bourgmestre Lydie POLFER : Comme l’année passée, le conseil communal est appelé à donner décharge au collège échevinal pour les mesures prises dans le cadre de la crise de Covid-19 : –– renonciation aux loyers dus par les commerçants du secteur HORECA pour les locaux dont la Ville est propriétaire (la Ville a renoncé aux loyers des mois de février et mars 2021, sauf pour les commerçants ayant mis en place un service de retrait ou de livraison à domicile pour lesquels le collège échevinal a renoncé au paiement d’un seul mois de loyer) ; –– renonciation au paiement des taxes concernant les terrasses pour 2021 ; –– renonciation au paiement des droits de place, taxes d’amusement et frais connexes (frais de consommation d’eau, d’électricité et de gaz) à payer par les forains pour les événements qui ont eu lieu au cours de l’année 2021. Les droits de place pour le marché bihebdomadaire, pour le «Glacismaart » ainsi que pour la brocante ont été perçus, étant donné que le déroulement de ces manifestations n’a pas été affecté par la crise sanitaire. Monsieur Guy FOETZ (déi Lénk) : Bien entendu, nous continuons à soutenir les mesures prises dans le cadre de la crise Covid-19, puisque c’est nous qui les avions proposées dans un courriel du 23 mars 2020. En l’espace d’une heure seulement, le collège échevinal avait accepté nos propositions - notre succès le plus rapide à ce jour ! A combien s’élèvent les montants que la Ville n’a pas encaissés en raison de la renonciation aux recettes provenant des droits de terrasse et des droits d’étalage? Ces montants ne sont pas indiqués dans les documents mis à notre disposition. Dans le cadre des débats budgétaires 2020, déi Lénk avaient proposé que la Ville soutienne les artistes indépendants. La création artistique revêt une grande importance dans notre société. C’est pourquoi nous réitérons notre appel à soutenir systématiquement les personnes actives dans le secteur culturel avec des fonds publics, en cette période difficile et au-delà, par exemple en faisant l’acquisition d’œuvres d’art, en permettant des expositions dans les bâtiments de la Ville, en nouant des contacts avec les artistes et en offrant aux artistes la possibilité d’être actifs et de gagner leur vie dans les différents quartiers de la ville. Monsieur Gabriel BOISANTE (LSAP) : Notre groupe soutient bien entendu les mesures prises par la Ville pour soutenir financièrement le secteur HORECA et les gens du marché dans cette période difficile que nous traversons depuis maintenant deux ans. Le secteur du commerce joue un rôle important dans la vie de notre ville. Je pense qu’il serait tout à fait approprié de prévoir, en principe, un soutien au commerce et aux cafés et restaurants en situation de crise. Une crise signifie que quelque chose est en train de se déséquilibrer. Un tel principe d’indemnisation devrait être appliqué à l’occasion de chantiers de grande envergure, par exemple. La crise de Covid a fortement touché le commerce, les cafés et les restaurants - et la crise n’est pas encore terminée. Une ville vit par son commerce, ses activités, ses activités culturelles. Le groupe LSAP soutient les mesures prises par le collège échevinal et donnera décharge au collège échevinal. Madame le bourgmestre Lydie POLFER : La Ville soutient systématiquement les artistes. Nous pouvons volontiers nous pencher, dans le cadre d’une réunion de la commission de la culture, sur les efforts auxquels notre théâtre a consenti pendant la pandémie. Les artistes ont reçu leurs rémunérations, même s’ils n’ont pas pu se produire en raison de la pandémie. La Ville acquiert des œuvres d’art pour ses musées et, comme nous l’avons déjà souligné à plusieurs reprises, nous sommes prêts à faire des efforts supplémentaires dans ce domaine. Ce qui m’a étonnée, c’est que personne ne s’est interrogé sur les mesures à prendre pour 2022. Aucune mesure n’est prévue à ce jour pour 2022, car même avec la meilleure volonté du monde, nous ne pouvons pas savoir à l’heure actuelle sous quelle forme pourront se dérouler des manifestations telles que l’ «Oktavmäertchen», l’ «Éimäischen», la «Schueberfouer » et le marché de Noël. Si la situation devait évoluer de telle sorte qu’un soutien soit nécessaire, nous en discuterions bien entendu ensemble. Monsieur l’échevin Laurent MOSAR : La renonciation aux revenus locatifs des commerçants du secteur HORECA pour l’occupation de locaux appartenant à la Ville s’élève à 83.000€ pour 2021. La renonciation aux recettes provenant des taxes sur les terrasses s’élève à 110.000€. La renonciation aux recettes provenant des droits de place, des taxes d’amusement et frais connexes (frais de consommation d’eau, d’électricité et de gaz) s’élève, calculée sur deux ans, à 1 million d’euros. Monsieur le conseiller Boisante a cité, outre la crise Covid, d’autres crises susceptibles de mettre à mal les commerçants. Dans ce contexte, je tiens à souligner clairement que la responsabilité de l’État luxembourgeois est également engagée. Dans le cadre du chantier du tramway, un fonds d’aide a été mis en place. Je voudrais reprendre ici une excellente proposition de notre collègue Serge Wilmes. Il s’agit de la possibilité de créer un fonds d’aide pour les commerçants qui ont souffert des cortèges de manifestants de ces dernières semaines. De tels fonds ont déjà été créés à l’étranger. La question se pose donc de savoir si l’État, qui est responsable de la sécurité publique, ne devrait pas créer un fonds d’aide pour soutenir les commerçants qui ont subi des pertes pendant des semaines ou des mois à cause des manifestations. Non seulement la pandémie, mais aussi les manifestations pèsent lourdement sur les commerçants. Nous ne pouvons qu’espérer que les cortèges de manifestants cesseront bientôt et que nous pourrons à nouveau nous déplacer normalement dans la ville le week-end.

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