VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_01_2022_31_01

DE SÉANCE DU LUNDI 31 JANVIER 2022 FR 32 de l’énergie, de la mobilité, de la culture et de la politique de participation, et de les évaluer ultérieurement. Malheureusement, l’actuel collège échevinal DP-CSV ne semble pas avoir cette ambition. Au lieu de relever les défis nécessaires, il se contente d’une gestion au jour le jour et freine des quatre fers. Les nouvelles opportunités qui nous sont offertes ne sont pas perçues. L’esprit de renouveau fait défaut. Monsieur l’échevin Laurent MOSAR : Je peux rassurer Monsieur le conseiller Foetz : je suis toujours plein d’enthousiasme pour le renouveau. D’ailleurs, le PPF n’est pas le seul indicateur de cet esprit de renouveau. Je ne peux pas m’empêcher de penser que différents orateurs tiennent un discours budgétaire « reloaded» dans le cadre du plan de financement pluriannuel et qu’ils présentent à nouveau les mêmes déclarations dans un emballage légèrement différent. Monsieur le conseiller Benoy, entre autres, a évoqué une série de domaines qui ne relèvent pas uniquement de la compétence de l’échevin des finances. Lorsqu’il s’agit de l’orientation de la politique environnementale ou de la politique scolaire, les collègues compétents du collège échevinal sont bien mieux placés pour y répondre. L’objectif de la discussion sur le PPF n’est pas de mener un deuxième débat sur le budget. En principe, je serais disposé à répondre à toutes les questions, mais je ne voudrais pas revenir sur une discussion que nous avons déjà menée in extenso - non seulement à l’occasion des débats sur le budget 2021, mais aussi lors de débats budgétaires précédents. Le bon moment pour aborder ces points est celui des débats budgétaires à la fin de l’année. En ma qualité d’échevin des finances et après une longue journée de travail, j’ai moi aussi participé à la réunion de la commission mentionnée par Monsieur le conseiller Benoy. Tout comme les collaborateurs du service financier, j’étais prêt à répondre à toutes les questions. La seule personne présente aujourd’hui à avoir posé des questions précises sur différents projets pendant ladite réunion de la commission était Monsieur le conseiller Foetz. Lors de la réunion de la commission, aucune question n’a été soulevée par les représentants de déi gréng. Le thème des taux d’intérêt négatifs nous préoccupe également. Une solution a été trouvée. Le gouvernement nous a fait savoir par écrit que les communes peuvent effectuer des placements financiers sous forme de bons du Trésor. En collaboration avec le Syvicol, nous voulons faire en sorte que la durée du placement puisse être réduite de 6 à 3 mois. Je ne peux cependant pas vous dire aujourd’hui si nous aurons souvent recours à cette solution. Néanmoins, nous avons été ravis d’apprendre que le ministère des Finances proposait cette alternative aux communes. Aux États-Unis, la tendance actuelle semble plutôt aller dans le sens d’une hausse des taux d’intérêt. Il faut donc espérer que le problème des taux d’intérêt négatifs ne se posera plus dans la même mesure que ces derniers mois. Mais il faut encore attendre. La tendance qui se dessine n’apportera toutefois pas forcément que des avantages. Si les taux d’intérêt augmentent, cela touchera surtout les personnes qui doivent contracter un emprunt pour s’acheter un logement. Cela pourrait avoir des conséquences dramatiques pour de nombreux ménages. A aucun moment un membre du collège échevinal n’a dit que la Ville ne veuille pas profiter des possibilités offertes par l’article 29bis du Pacte logement 2.0. L’article 29bis permet aux communes d’acquérir jusqu’à 30% des terrains/ logements dans le cadre de chaque PAP. Les terrains sont mis gratuitement à la disposition des communes. Les logements peuvent être acquis par les communes au prix de revient. La Ville fera usage de cette possibilité. A ce stade, je ne peux toutefois pas vous dire à combien s’élèveront les dépenses. C’est aussi la raison pour laquelle nous n’avons pas inscrit de montant dans le PPF. En supposant que la Ville acquiert 1.000 logements au cours des sept à dix prochaines années via le pacte logement, cela générerait des coûts d’un demi-milliard d’euros (pour un prix de revient de 500.000 à 600.000 euros par logement). Nos réserves seraient ainsi épuisées. Bien entendu, nous continuerons à l’avenir à investir massivement dans le logement social. Mais à aucun moment je n’ai dit que la Ville ne construise que des logements sociaux dans le cadre du PAP «Porte de Hollerich» et du PAP «Route d’Arlon». L’objectif de la Ville est d’atteindre une mixité saine de logements. Nous devons veiller à ce que la classe moyenne puisse encore habiter dans la ville, raison pour laquelle des logements abordables doivent être construits ici en plus des logements sociaux. Voici la déclaration de Monsieur le conseiller Foetz, telle qu’elle est reprise par la «Radio 100,7» : «Dans ce contexte, il a fait référence à une déclaration de l’échevin CSV Laurent Mosar, qui aurait récemment déclaré que des logements sociaux seraient construits sur les grandes surfaces dont dispose la commune, par exemple aux abords du stade ou dans le secteur de la Porte de Hollerich, mais que ces logements seraient vendus parce que la Ville n’aurait pas les moyens financiers nécessaires». La Ville n’acquerra pas de logements sociaux, mais des logements normaux, dont une partie sera utilisée comme logements sociaux. S’il s’avérait que la «Radio 100,7» a mal reproduit les propos de Monsieur le conseiller Foetz, déi Lénk doivent s’en plaindre. Madame le bourgmestre Lydie POLFER : Je remercie Monsieur l’échevin Mosar de ses explications pertinentes. Je tiens à rappeler que le plan pluriannuel de financement est une prévision et que beaucoup de choses dépendront de la manière dont les choses évolueront ou des difficultés que nous rencontrerons encore dans tel ou tel dossier. Il se peut que l’année prochaine, certaines choses se présentent différemment de ce qui est inscrit dans le PPF. Le PPF n’est pas soumis au vote. Il s’agit de prévisions. D’une année à l’autre, des adaptations sont faites en fonction des priorités que nous nous donnons et des moyens financiers dont nous disposons. La situation financière de la Ville reste bonne à ce stade. Les ressources financières ne sont toutefois ni garanties à vie ni illimitées. Le collège échevinal en place est porté par la volonté de tirer le meilleur parti de la situation financière dans l’intérêt de la qualité de vie des citoyens. Si seule la volonté du collège échevinal comptait, nous aurions déjà construit beaucoup plus de logements. Je ne reviendrai pas sur les raisons qui font que nous ne puissions pas réaliser des projets aussi rapidement que nous le souhaiterions. Ce sont les législations nationales très lourdes qui nous ralentissent. Et toute personne ayant des responsabilités dans une commune est confrontée à ces problèmes. Monsieur François BENOY (déi gréng) : Je suis ravi que Monsieur l’échevin Mosar ait donné une réponse claire à ma question concernant l’article 29bis du Pacte logement 2.0. Nous aborderons donc les autres questions ultérieurement. Il me semble important de souligner que des représentants de déi gréng ont bien posé des questions lors de la réunion susmentionnée de la commission consultative. Ce n’est pas parce que j’ai dû partir à 19 heures et que je n’ai pas pu participer à la discussion sur le PPF. Le groupe déi gréng estime simplement qu’il serait bon que les réunions de commission ne durent pas plus d’une heure et demie. Auparavant, il était courant que les séances durent de 17h30

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