VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_01_2022_31_01

31 FR SÉANCE DU LUNDI 31 JANVIER 2022 niveau de 2019, loin s’en faut. De même, toujours en l’absence de la réforme nécessaire, l’impôt foncier pèsera encore légèrement moins en 2025 que dans les comptes de 2019, avec un pourcentage infime de 1,5% des recettes ordinaires (1,6% en 2019). Fin 2021, la majorité a refusé à nouveau une augmentation du taux de perception de l’impôt commercial et de l’impôt foncier. Une augmentation du taux de l’impôt foncier est sans cesse repoussée, ce qui protège les spéculateurs et les propriétaires de nombreux terrains. Les recettes propres de la Ville provenant de l’impôt commercial et de l’impôt foncier continueront à diminuer. La tendance à une dépendance toujours plus grande vis-à-vis de l’État se poursuivra donc, et ce d’autant plus que les recettes extraordinaires proviennent principalement des subventions de l’État. Les recettes élevées provenant du FDGC contribuent à ce que le fonds de réserve de 550,3 millions d’euros ne soit pas touché jusqu’en 2024. Le plan de financement pluriannuel prévoit une réduction du fonds de réserve de l’ordre de 34,35 millions d’euros en 2025. Je doute que cela ne se produise, car il faut partir du principe que les dépenses extraordinaires, surestimées à plus de 500 millions d’euros, ne pourront pas toutes être effectuées. Le maximum des dépenses effectuées sera probablement de 350 millions d’euros. Pour déi Lénk, en tant que parti d’opposition, le plan pluriannuel de financement est néanmoins très intéressant, car il permet de se faire une idée plus précise de la politique d’investissement du collège échevinal. Les chiffres disponibles apportent tout d’abord une nouvelle réjouissante : la transformation du Ciné Vox et de la Cinémathèque va enfin être entamée. Toutefois, ce chantier se prolongera au-delà de l’année 2025. Il en va de même pour la maison des jeunes dans l’ancien presbytère de Gasperich ainsi que pour la halte de nuit à Eich. Un certain nombre de grands projets devraient être soumis au vote avant les élections communales de 2023. Leur mise en œuvre effective s’étendra néanmoins au-delà des années 2024 et 2025. On peut citer ici la transformation de l’ancien abattoir de Hollerich, la construction du nouveau garage pour autobus, les centres de recyclage de Merl et de Hamm, la construction de nouvelles infrastructures scolaires et sportives à Bonnevoie, Hamm, Cessange et Dommeldange, ainsi que l’exécution des PAP «Villeroy&Boch» et «Porte de Hollerich». Le budget prévu pour la construction d’une nouvelle école rue Adolphe Fischer est de 25 millions d’euros. Cette somme relativement faible suffira guère à construire cette nouvelle grande école dans le quartier de la Gare, à laquelle la majorité DP-CSV fait régulièrement référence. Il conviendrait de préciser à combien s’élèvera le coût total, d’autant plus que, dans le contexte des 25 millions d’euros mentionnés, il n’est question que d’un cycle scolaire 1. Le PAP «Rue Verte» - où 193 logements seront construits - est déjà prêt à être mis en œuvre depuis novembre 2017, mais les infrastructures nécessaires n’ont pas encore été votées. Pour une série de projets de logements sociaux de la Ville - dont le coût total est estimé à 275 millions d’euros - le vote du conseil communal n’a pas encore eu lieu non plus. La plupart de ces projets ne seront donc pas achevés avant 2023. Par contre, 108 millions de crédits votés pour les logements sociaux figurent dans le PPF. Ce montant comprend-il tous les crédits votés dans ce domaine depuis 2017? Si tel était le cas, seul un tiers des projets serait approuvé et les deux tiers restants devraient encore être votés avant les élections communales de 2023. Les chiffres disponibles indiquent en outre que la Ville prévoit certes de transformer la crèche de la rue Pierre d’Aspelt, mais qu’elle n’a pas de nouvelle crèche en projet. En revanche, les investissements dans les parkings sont très importants. Si l’on additionne les devis votés et les devis non votés, on obtient un investissement de 144,5 millions d’euros dans les parkings. Les investissements dans les crèches et les foyers scolaires ne représentent que 76,7 millions d’euros. Ma petite analyse a mis en évidence un certain nombre de points faibles et soulevé des questions auxquelles j’attends une réponse. Monsieur l’échevin Mosar s’est exprimé sur mon intervention lors d’une interview avec la radio 100,7. En raison du bruit du rasoir, M. Mosar n’a sans doute pas tout entendu avec précision. Je n’ai pas affirmé que seuls des logements sociaux seraient construits à cet endroit. C’est un souhait de notre part que de nombreux logements sociaux locatifs soient construits. Le préfinancement ne devrait pas poser de problème, puisque la Ville dispose de réserves financières très importantes. La question essentielle qui se pose est de savoir quelle influence la Ville peut et veut exercer sur le marché du logement, afin qu’à l’avenir, les personnes à revenu normal puissent continuer d’habiter en ville. Lors d’une séance de la commission des finances, Monsieur l’échevin Mosar a estimé que pour les projets «Porte de Hollerich» et «Stade / Route d’Arlon», où la Ville possède la majeure partie des terrains, une partie des logements qui y seront construits devraient être vendus, sinon la Ville ne pourrait pas les financer. C’est précisément ce que nous contestons. La construction de logements locatifs publics sociaux et abordables est massivement subventionnée par l’État (la subvention pouvant atteindre 75 %). Compte tenu des réserves et des excédents d’un milliard d’euros que la Ville détient, le préfinancement ne devrait pas poser problème. Pour déi Lénk, il est inacceptable que les terrains à bâtir publics soient à nouveau vendus à des particuliers ou bloqués pendant des dizaines d’années par des baux emphytéotiques, et que ce soient donc principalement les personnes à hauts revenus qui puissent construire sur des terrains publics. L’accent doit être mis sur les logements locatifs publics, afin que des jeunes et des familles qui ne disposent pas d’un patrimoine privé ou d’un revenu élevé puissent se loger dans la ville. Les baux emphytéotiques entrent en ligne de compte pour nous lorsque des terrains sont attribués à des coopératives de logement. Nous ne comprenons pas pourquoi ce potentiel n’est pas exploité, car il permettrait également de décharger l’administration. Pour que la Ville puisse assumer ses responsabilités croissantes en matière de construction de logements, il est urgent de mettre en place une planification adéquate au niveau financier et au niveau du personnel. Lors de la commission des finances de lundi dernier, Monsieur l’échevin Mosar a tout de même souligné qu’une augmentation de 4% par an du personnel communal était nécessaire, non seulement pour suivre la croissance démographique de la ville, mais aussi pour permettre le développement nécessaire du Service Logement. C’est dans cette direction que nous, déi Lénk, avions pris position lors des débats budgétaires de décembre et suggéré la création d’une société immobilière communale. Le groupe déi Lénk souhaite que le plan pluriannuel de financement ne soit pas uniquement considéré comme un document administratif imposé par la loi. Il pourrait tout à fait être utilisé comme un instrument de planification utile et dynamique, à la fois pour fixer des priorités financières pour l’avenir en cette période difficile et pour pouvoir comprendre rétrospectivement, dans quelle direction les fonds ont été dépensés et quelles corrections doivent y être apportées. Il serait ainsi possible de fixer des objectifs financiers audacieux dans les domaines du logement, de l’environnement, du climat,

RkJQdWJsaXNoZXIy NTkwNjU=