VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_01_2022_31_01

DE SÉANCE DU LUNDI 31 JANVIER 2022 FR 30 des commissions de veiller à ce que l’ordre du jour des réunions soit établi de manière à ce que les différents points puissent être traités entre 17h30 et 19h00. Dans quelle mesure le plan pluriannuel de financement correspond-il à la réalité, ou avons-nous affaire à une fiction? Nous constatons régulièrement que les projets de budget et les comptes divergent parce que les projets ne peuvent pas être mis en œuvre aussi rapidement que prévu. Il convient donc de considérer l’instrument de la planification financière pluriannuelle avec une certaine prudence. Nous espérons que le prochain collège échevinal procédera à des réorientations afin que les priorités puissent être fixées différemment. Comme la ville continue à s’agrandir, il est inévitable que les effectifs de l’administration communale continuent à croître et que les recettes ordinaires continuent à augmenter. Avec des défis croissants et des dépenses de personnel en hausse, la question d’une gestion optimale de la ville se pose. Le plan pluriannuel de financement montre que les réserves diminueront de moitié. Cela implique de fixer correctement les priorités, de réfléchir à la manière d’investir les fonds, aux investissements qui ont un sens et qui seront nécessaires à l’avenir. Selon déi gréng, il faut investir en priorité dans la qualité de vie, dans un urbanisme de qualité et durable. Nous avons besoin de zones vertes et de places publiques vivantes. Dans le domaine de la mobilité, il faut investir en priorité dans les transports publics, le vélo et les itinéraires pour piétons. Dans les 10 à 20 ans à venir, nous devons réussir à devenir une ville climatiquement neutre ainsi qu’à offrir une école publique et des services de garde d’enfants de qualité. La création de logements doit être une priorité absolue. Il y a quelques approches qui vont dans ce sens dans le plan pluriannuel de financement, mais seulement quelques-unes. Je ne veux pas minimiser les efforts qui sont faits pour investir dans la création de logements. Je ne reviendrai pas sur les aspects positifs du Pacte logement 2.0, mais je dois constater que le potentiel de l’article 29bis du Pacte logement n’a pas été pris en compte par les responsables de la Ville. Cet article permettra à la Ville d’acquérir jusqu’à 30% des logements dans le cadre d’un PAP NQ (sans payer le prix du terrain). Certes, cela générera des coûts, mais il s’agira de logements abordables que la Ville pourra proposer sur le marché de location et qui resteront en mains publiques. Ces investissements ont-ils déjà été pris en compte dans le plan pluriannuel de financement ? Dans les années à venir, la question se posera de savoir comment nous voulons nous positionner en tant que commune pour utiliser cet instrument. Si nous nous donnons les moyens de créer des logements publics, nous devons également nous organiser en termes de personnel de manière à garantir une bonne gestion. Nous entendons régulièrement parler de retards dans la mise en œuvre de projets. Il s’agit certainement d’un grand défi, mais la question se pose alors de savoir comment nous allons nous y prendre dans les années à venir si nous voulons créer des logements publics. Différentes stratégies sont possibles. Nous pouvons laisser agir le Fonds du Logement et la SNHBM - ou alors la Ville se donne les moyens nécessaires pour qu’elle puisse agir elle-même. Le groupe déi gréng se prononce pour la deuxième solution. Le plan pluriannuel de financement prévoit des investissements dans les infrastructures scolaires et d’accueil. Nous nous demandons toutefois si ces investissements seront suffisants, car la ville continuera à s’étendre. Le PPF prévoit des investissements pour la construction d’une infrastructure scolaire pour le cycle 1 de la rue Adolphe Fischer, mais non pas pour les cycles 2 à 4 dans cette rue. Au cours du mandat précédent, quelques projets de création de crèches publiques ont encore été lancés (à Gasperich et à Merl). Ai-je raison de penser qu’aucun investissement dans la construction de crèches supplémentaires ne soit prévu dans le PPF? La création de foyers scolaires supplémentaires ne semble pas être prévue non plus. Comment voulons-nous positionner la ville de Luxembourg afin d’atteindre le plus rapidement possible l’objectif d’une ville climatiquement neutre? Nous sommes d’avis que la ville doit devenir climatiquement neutre dans les 10 à 20 prochaines années. Cela signifie que nous devons nous positionner complètement différemment dans ce domaine également. Je ne cesse de répéter que nous devons rénover les 800 bâtiments appartenant à la Ville pour les rendre énergétiquement efficaces. Or, la Ville n’avance pas vraiment dans ce domaine. Si nous ne disposons pas du personnel nécessaire pour faire avancer les choses, nous devons mieux nous organiser en termes de personnel, notamment en ce qui concerne la production d’énergies renouvelables. Le thème des chantiers est un fil rouge tout au long du document. Nous ne contestons pas l’importance des travaux d’infrastructure souterrains. Mais nous devrions également utiliser ces chantiers pour préparer notre ville à l’avenir. Nous devons malheureusement constater que de nombreux projets manquent d’esprit d’innovation pour concevoir des rues adaptées à une ville de demain, pour organiser l’adaptation climatique au quotidien, pour concrétiser le concept d’une «ville éponge». Le groupe déi gréng ne comprend pas pourquoi de nombreux millions d’euros sont encore investis dans des parkings. Il ne fait aucun doute qu’à l’avenir, des voitures continueront à circuler dans nos rues, mais moins et des véhicules électriques. Promouvoir et prendre au sérieux la protection du climat et la qualité de vie signifie que les priorités doivent être fixées différemment au niveau du développement des quartiers d’habitation et que les jalons doivent être posés de manière à ce que les citoyens n’aient plus besoin de voiture au quotidien - et s’ils en ont besoin, qu’ils puissent recourir à une voiture en autopartage. C’est ce que nous entendons par urbanisme durable. En conclusion, notre ville continue de croître, ce qui s’accompagne d’une croissance de l’administration communale. Les planifications inscrites dans le PPF ont pour conséquence que les réserves diminueront. Mais les fonds dont nous disposons ne sont pas utilisés de manière conséquente pour faire face aux défis qui se présentent. Il faut fixer différemment les priorités en matière de politique scolaire, d’aménagement de l’espace public, de politique climatique et de construction de logements publics. Je serais heureux de recevoir des réponses concrètes aux questions que j’ai posées. Madame le bourgmestre Lydie POLFER : Je voudrais rappeler que la discussion que nous avons aujourd’hui n’est pas un deuxième débat budgétaire. Monsieur François BENOY (déi gréng) : J’ai posé plusieurs questions concrètes au sujet du plan pluriannuel de financement. Monsieur Guy FOETZ (déi Lénk) : Alors qu’en janvier 2021, on craignait encore une évolution négative pour les finances de la Ville, on peut constater aujourd’hui que ces craintes ne se sont pas concrétisées. Entretemps, les recettes ordinaires du budget rectifié 2021 sont supérieures à celles de 2019, année exceptionnelle d’avant la crise, et pour 2025, le PPF 20222025 prévoit une augmentation des recettes ordinaires de près de 28 %. Tout compte fait, le collège échevinal table sur une augmentation de 30 % des recettes ordinaires d’ici 2025 par rapport à 2019. Les bons résultats du budget ordinaire sont principalement dus à l’augmentation des recettes du Fonds de dotation globale des communes (FDGC), alors que les recettes de l’impôt commercial ne devraient pas atteindre en 2025 le

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