VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_01_2022_31_01

29 FR SÉANCE DU LUNDI 31 JANVIER 2022 de préemption ou acquisition par le biais d’un quota du PAP). En ce qui concerne les «dépenses en capital courantes», l’hypothèse est celle d’une augmentation de 2 % par an. Le niveau de dépenses concernant les projets votés et non votés reste ambitieux pour les années à venir. En 2023, les projets votés s’élèveraient à 180,4 millions d’euros et les projets non votés à 160,1 millions d’euros. Pour l’exercice 2024, les dépenses pour les projets votés s’élèveraient à 87,6 millions d’euros et les projets non votés à 252,1 millions d’euros. En 2025, les dépenses prévues s’élèvent à 51,3 millions d’euros pour les projets votés et à 314 millions d’euros pour les projets non votés. En ce qui concerne l’extension des infrastructures de tramway, la Ville participera aux dépenses pour les tronçons A et B. À l’avenir, la Ville ne participera financièrement qu’aux tronçons prévus sur son territoire. Nous avons estimé les coûts du projet d’urbanisation «Villeroy&Boch» à 195 millions d’euros. Le coût total du projet «Porte de Hollerich» est estimé à 1.858 millions d’euros. Il s’agit d’estimations qui vont bien au-delà de l’année 2025. Le projet de logement «Route d’Arlon - Stade» est également en cours de planification, un projet qui générera également des dépenses substantielles. Les projets mentionnés généreront également des revenus, car nous pensons qu’un mélange de logements y sera construit et qu’une partie des logements que la Ville y construira sera mise en vente. Lorsque j’ai entendu ce matin différentes déclarations de Monsieur le conseiller Foetz lors d’une interview à la radio 100,7, le rasoir a failli me glisser des mains. Monsieur le conseiller Foetz a affirmé que j’aurais dit, lors d’une réunion de la commission des finances, que seuls des logements sociaux seraient construits à cet endroit, mais que la Ville n’achèterait pas les logements parce qu’elle ne disposerait pas des finances nécessaires. Je n’ai à aucun moment fait une telle déclaration. Au contraire, j’ai indiqué que dans le cadre de différents projets de construction de logements de grande envergure, comme entre autres dans le cadre du PAP «Porte de Hollerich», une part de logements sociaux serait bien entendu également créée. J’ai également dit de même sans équivoque qu’une mixité de logements y serait créée, notamment parce que la Ville ne peut pas l’assumer seule et qu’il ne serait pas salutaire d’y prévoir uniquement des logements sociaux. Avec l’entrée en vigueur du Pacte logement 2.0, les communes pourront acquérir jusqu’à 30% de la surface à construire dans le cadre d’un PAP NQ, les terrains correspondants étant cédés gratuitement aux communes et les logements pouvant être acquis au prix de revient. Dans les années à venir, des milliers de nouveaux logements, dont des projets de promoteurs privés, verront le jour. Le prix de revient d’un appartement se situe actuellement entre 5.000 et 6.000 euros par mètre carré. Un appartement d’une surface habitable de 100 mètres carrés coûterait donc toujours entre 500.000 et 600.000 euros à la Ville. Il semble donc clair que la Ville ne puisse pas acquérir des milliers d’appartements, c.-à-d. que nous allions en céder une partie comme logements à prix abordables. La situation financière de la Ville reste bonne. Selon les prévisions, il ne sera pas nécessaire de toucher aux réserves financières jusqu’en 2025. Si nos prévisions s’avèrent exactes, nous ne pourrons plus recourir à un excédent reporté en 2025. Solde des projets restant à financer : 1.926,1 millions d’euros. Les recettes attendues des subventions sont estimées à 159,6 millions d’euros. Le financement des plans d’aménagement particuliers «Villeroy&Boch» et «Porte de Hollerich» est estimé à 3 milliards d’euros. En conclusion, on peut dire que la situation financière de la Ville reste bonne. Nous espérons qu’en 2022, la situation de la pandémie de Covid-19 se normalisera un peu et que les activités des entreprises et de la place financière continueront à nous permettre de consolider les recettes fiscales. Si tel sera le cas, nous n’aurons probablement pas trop de soucis à nous faire. Toutefois, la Ville doit également faire face à de grands défis, non comparables à ceux d’autres communes. Il faut donc continuer à faire preuve de prudence et à mener une politique financière prudente. Madame Claudine KONSBRUCK (CSV) : Je remercie Monsieur l’échevin des finances Mosar pour ces explications. Nous venons de vivre deux années difficiles, marquées par la crise du Covid-19. Cette pandémie n’a pas été sans conséquences sur les finances de la Ville. Nous saluons donc expressément la volonté politique du collège échevinal de maintenir les investissements à un niveau élevé dans les années à venir. En ce qui concerne les dépenses extraordinaires, environ 50 millions d’euros par an sont prévus pour l’acquisition de bâtiments et de terrains. Nous espérons que ces fonds pourront être dépensés dans ce sens, malgré les nombreux problèmes et défis que nous avons évoqués dans le cadre des débats budgétaires. Monsieur l’échevin des finances Mosar nous a expliqué que les recettes d’intérêts s’élèvent actuellement à 2,8 millions d’euros et qu’il faut s’attendre à ce qu’elles tombent à 1,9 million d’euros d’ici 2025. L’entreprise Post Luxembourg entend malheureusement introduire prochainement des intérêts négatifs. Dans le cadre des débats budgétaires, il nous avait été expliqué que la Ville essayerait de trouver une autre solution. Dans ce contexte, il a été question de bons du Trésor. Y a-t-il déjà des réflexions à ce sujet ? Comment les pertes peuvent-elles être compensées? Les frais de personnel augmentent de 4 %. Comme la population de la ville continue à augmenter, les infrastructures (écoles, crèches...) doivent suivre. Du personnel supplémentaire est donc nécessaire. 4 %, c’est une augmentation considérable, mais justifiée. Le Pacte logement 2.0 permettra à la Ville d’acquérir jusqu’à 30% des biens immobiliers dans le cadre de chaque PAP NQ. Peut-on déjà évaluer l’impact du nouveau Pacte logement pour les trois prochaines années ? Combien de logements pourraient être mis sur le marché en 2023, 2024 et 2025? Le fait est que de nombreuses entreprises n’ont pas encore établi de facture pour les travaux fournis. Par conséquent, les chiffres disponibles ne sont pas forcément à jour. Existe-t-il des réflexions sur la manière de résoudre ce problème? Monsieur François BENOY (déi gréng) : Le plan pluriannuel de financement est un instrument important, raison pour laquelle nous nous en sommes également occupés au sein de la commission consultative. Je ne trouve toutefois pas optimal que le plan de financement pluriannuel ait été traité en dernier point de l’ordre du jour, de sorte que la discussion à ce sujet n’a eu lieu qu’après 19 heures. Je n’ai pas pu participer à ce débat, car j’avais encore un autre engagement. Les autres représentants de déi gréng qui ont assisté à la réunion m’ont fait savoir par la suite que le sujet avait été traité relativement rapidement. J’aurais préféré qu’une séance séparée eût été organisée pour ce point, afin de donner au plan de financement pluriannuel l’importance qu’il mérite. Ces dernières années, l’habitude a été prise de fixer les réunions des commissions de 17h30 à 19h00, ce qui est acceptable après une longue journée de travail. Malheureusement, ces derniers temps, il arrive de plus en plus souvent que les réunions des commissions durent jusqu’à 20 heures, voire plus. D’où mon appel au collège échevinal et aux présidents

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