VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_01_2022_31_01

DE SÉANCE DU LUNDI 31 JANVIER 2022 FR 22 5) Question de Monsieur le conseiller Foetz au sujet des conséquences des inondations des 14 et 15 juillet 2021 Monsieur Guy FOETZ (déi Lénk) : Ma question, posée le 6 août 2021, concerne les graves inondations des 14 et 15 juillet, qui avaient également fortement touché la Ville de Luxembourg. Quels bâtiments communaux ont été touchés? Dans ma question écrite, j’avais cité l’exemple de la Photothèque, mais cela a été clarifié entre-temps par une réponse du collège échevinal dans un autre contexte. Quels terrains destinés à accueillir des constructions futures de la Ville ou des plans d’aménagement particuliers (déjà votés ou à voter), comme par exemple le «PAP Polvermillen», ont été inondés? La Ville compte-t-elle reconsidérer en fonction du risque d’inondation accru la localisation de ses futures constructions et des plans d’aménagement particuliers (déjà approuvés ou non) et, le cas échéant, soumettre l’urbanisation des terrains concernés à des conditions spécifiques? Quelles pollutions par le mazout ont eu lieu lors des inondations? Comment la Ville envisage-t-elle de prévenir de telles pollutions à l’avenir ? Les dimensions des canalisations et des bassins de rétention dans les quartiers particulièrement touchés (comme le Neudorf) répondent-elles encore aux besoins, compte tenu des pluies torrentielles qui semblent devenir récurrentes? Quel a été l’impact sur les inondations du scellement de plus en plus important des surfaces d’écoulement des eaux ? La Ville envisage-t-elle un changement de sa politique dans ce domaine? Madame le bourgmestre Lydie POLFER : Comme vous l’avez dit vous-même à juste titre, les inondations n’ont causé aucun dommage à la Photothèque. La Cinémathèque a également été épargnée. Au total, 35 bâtiments de la Ville de Luxembourg ont été touchés, dont 30 immeubles d’habitation (principalement dans les quartiers du Stadtgrund, du Pfaffenthal et de Clausen) et 5 bâtiments administratifs (entre autres le bâtiment du Service Circulation, le bâtiment utilisé par le Mouvement écologique et l’école de la rue Vauban). Le problème actuel est de trouver des entreprises capables d’effectuer les travaux de réparation. La compétence pour la définition des zones à risque ne relève pas du Service Urbanisme de la Ville, mais de l’Administration de la gestion de l’eau. Il existe trois zones en fonction de la probabilité d’inondation («HQ10», «HQ100» et «HQ extrême»). Avant de pouvoir approuver un PAP, la Ville doit obtenir une autorisation du ministre de l’Environnement. La zone du «PAP Polvermillen» n’a été que légèrement touchée les 14 et 15 juillet. Etant donné que la Ville de Luxembourg ne représente qu’une petite partie du pays et que les rivières venant de l’extérieur traversent le territoire de la Ville, des contre-mesures cohérentes ne sont possibles qu’en collaboration avec l’Administration de la gestion de l’eau. Madame l’échevin Simone BEISSEL : La principale compétence revient en effet à l’Administration de la gestion de l’eau. Sur la base de la loi du 19 décembre 2008 relative à l’eau, basée sur des directives européennes et modifiée en 2018, un premier plan de gestion des risques d’inondation a été élaboré en 2015, qui a également été révisé en 2018. L’Administration de la gestion de l’eau est en train de revoir ce plan de gestion des risques sur la base des inondations de juin et juillet 2021, en collaboration avec le Service Canalisation de la Ville et le ministère de l’Environnement. Conformément à ce plan, notre service procède en permanence à des analyses afin d’améliorer la situation. Par ailleurs, il existe un guide relatif aux eaux pluviales informant les maîtres d’ouvrage de la probabilité d’inondation à chaque endroit. En ce qui concerne la question de la pollution par le mazout, lors des inondations de juillet 2021, un incident s’est produit dans le secteur de la Place d’Argent, où du mazout s’est échappé d’une cuve installée dans un bâtiment privé. Dans ce cas également, c’est l’Administration de la gestion de l’eau qui est compétente. De nombreux bâtiments situés sur le territoire de la Ville sont raccordés au gaz, mais d’autres sont encore équipés d’une cuve à mazout. D’une manière générale, il faut veiller à ce que les cuves à mazout soient entretenues et que les règles en la matière soient respectées. La canalisation s’est développée au fur et à mesure de l’évolution de la ville. Il existe quelques points critiques dans le réseau de canalisation de la ville, dont la topographie est marquée, comme chacun sait, par des collines et des vallées. Il s’agit notamment des quartiers de Neudorf et de Rollingergrund, où se trouvent les principaux collecteurs. Ces points critiques sont surveillés en permanence et des simulations hydrodynamiques ainsi que des études sont réalisées pour tenter d’améliorer la situation. Il existe un plan national pluriannuel datant de 2000, qui fixe des critères et sur la base duquel le collecteur de Neudorf, entre autres, a été mis en place. Madame le bourgmestre Polfer a déjà mentionné les trois zones fixées par l’Administration de la gestion de l’eau. La Ville a adopté le système des «zones d’habitation urbaines à exigence renforcée» afin de protéger au maximum les parties concernées de son territoire. En ce qui concerne par exemple le secteur du Drosbach, nous ne misons pas sur une augmentation du diamètre de la canalisation dans la partie supérieure - dans ce cas, les zones d’habitation situées en aval seraient menacées d’inondation - mais sur la création de bassins de rétention et de bassins d’orage. Actuellement, il existe déjà 42 bassins de ce type sur le territoire de la Ville et d’autres sont prévus. Le scellement des sols a certes une influence sous l’effet de pluies de cette intensité. Cette influence varie toutefois selon le type de précipitations : en juin, nous avons eu une pluie d’été typique (courte mais extrêmement intense, si bien que les canalisations ont débordé), tandis que les 14 et 15 juillet, il a plu très longtemps et très intensément, alors que les surfaces perméables n’ont pas pu absorber l’eau supplémentaire en raison des pluies fréquentes de cet été. À ce moment-là, le fait qu’une surface soit imperméable ou non n’avait donc plus d’importance. Nous veillerons toutefois à ce qu’il n’y ait pas de scellement excessif des sols et à ce que l’eau puisse s’écouler de la meilleure manière possible. II. CIRCULATION Monsieur François BENOY (déi gréng) : Le conseil communal est saisi de règlements provisoires concernant l’organisation de la circulation lors du marché hebdomadaire à la place Hamilius. J’aimerais profiter de l’occasion pour souligner que cette place doit être revalorisée. Les jours de marché, la place est pleine de vie, mais les autres jours, elle est stérile. On n’a pas envie d’y rester longtemps et des groupes «problématiques» y glandent parfois. Une place plus attractive, avec plus de monde et d’animation à toute heure et tous les jours de la semaine, améliorerait la situation. La Ville devrait se doter d’une stratégie pour mieux utiliser la place et la rendre plus intéressante - aussi en vue du retour du marché hebdomadaire à la place Guillaume II quand les travaux y

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