VDL_RAPPORT_ANALYTIQUE_01_2022_31_01

DE SÉANCE DU LUNDI 31 JANVIER 2022 FR 20 Madame le bourgmestre Lydie POLFER préside la séance. Le conseil est en nombre. En séance publique : I. QUESTIONS DES CONSEILLERS COMMUNAUX 1) Question de Monsieur le conseiller Krieps concernant les bons de réduction pour tests rapides antigéniques Monsieur TomKRIEPS (LSAP) : En décembre 2021, j’ai appris que la Ville de Luxembourg distribuait chaque jour environ 1.400 bons de réduction pour les tests Covid. J’ai observé qu’il y avait effectivement un va-et-vient permanent à la réception de l’Hôtel de Ville. Le nombre m’a semblé si élevé que j’ai commencé à soupçonner qu’une partie des personnes qui venaient chercher les bons ne les utilisent pas pour se rendre dans un café ou un restaurant de la capitale, mais qu’elles les utilisent à d’autres fins, à savoir pour en faire un commerce. Si l’on ne paie que 5 euros dans une pharmacie avec un bon de réduction, au lieu de 15 ou 20 euros sans bon de réduction, d’aucuns peuvent avoir cette idée. Combien de bons ont été distribués au total pendant cette action? Cette initiative n’a-t-elle pas renforcé, aux frais de la Ville de Luxembourg, les convictions des personnes critiques à l’égard des vaccinations? Madame le bourgmestre Lydie POLFER : Monsieur le conseiller Krieps, il me semble que vous avez une vision trop noire de la situation. Pourquoi quelqu’un vendrait-il des bons alors que tout le monde pouvait les retirer gratuitement à l’Hôtel de Ville? Au cours de cette action, qui s’est déroulée du 18 mai au 31 décembre 2021, 140.204 bons ont été retirés à l’Hôtel de Ville. Nous avons ainsi contribué à ce que les personnes concernées puissent savoir si elles étaient positives ou non, et se protéger ainsi que leur entourage. Je tiens à rappeler que du 1er novembre au 31 décembre, la Ville a également géré un centre de vaccination dans la Grand-Rue, où entre 170 et 180 personnes ont été vaccinées chaque jour. Durant cette pandémie, la Ville a fait tout son possible pour donner aux gens la possibilité de se protéger au mieux, ainsi que leur famille et leurs amis. Ceux qui voulaient profiter de cette possibilité pouvaient le faire, qu’ils habitent ou non en ville, qu’ils soient luxembourgeois ou non. Les tests permettaient non seulement de se rendre dans les cafés et les restaurants, mais aussi dans les magasins, et de nombreuses personnes avaient besoin d’un test négatif pour leur employeur. 2) Question de Madame la conseillère Brömmel concernant des données statistiques relatives aux écoles de la Ville de Luxembourg Madame Christa BRÖMMEL (déi gréng) : Dans un article paru au «Luxemburger Wort » du 19 juin 2021, Madame l’échevin Mart est revenue sur plusieurs défis de l’organisation scolaire de la Ville. Elle évoquait notamment le tourisme scolaire, la fréquentation accrue des écoles privées au détriment de l’école publique et la méconnaissance des atouts de l’école publique luxembourgeoise. Cependant, l’article ne renseignait pas sur les données chiffrées de ces phénomènes, ni sur des stratégies comment les aborder. Dans un récent reportage d’RTL qui portait sur l’organisation de l’enseignement fondamental et les foyers scolaires au quartier Kirchberg, la planification de l’enseignement et de l’accueil se trouvait à nouveau au centre du débat. Comment a évolué le nombre total d’enfants tombant sous l’obligation scolaire les 4 années passées à Luxembourg-Ville? Comment a évolué le tourisme scolaire les 4 années passées (2021-2022 incluses) dans l’école publique? De quel ressort scolaire les élèves viennent-ils et dans quelles écoles et dans quels cycles s’inscrivent-ils? Quelles sont les raisons de ce tourisme scolaire : inscription à l’adresse des grands-parents ou d’un autre membre de la famille? Inscription dans un foyer scolaire proche de l’école de destination? S’agit-il d’enfants venant d’autres communes? Est-ce que le collège échevinal a l’intention de freiner le tourisme scolaire? Si oui, par quels moyens? Comment a évolué la fréquentation des écoles privées les 4 années passées (2021-2022 incluses) ? Disposez-vous d’informations permettant de comprendre les flux d’élèves quittant l’école publique pour une école privée? Quelles en sont vos conclusions? Si toutes ces données ne sont pas connues ni collectées actuellement, le collège échevinal a-t-il l’intention de collecter ces données à l’avenir ? Le collège échevinal estime-t-il que les écoles privées attirent trop d’élèves, et dans l’affirmative, qu’entend faire le collège échevinal en cette matière? Êtes-vous d’avis que la Ville fait assez d’efforts pour promouvoir l’école publique auprès des parents d’enfants? Quand une campagne d’information sera-t-elle lancée pour présenter aux parents les avantages de l’école publique? Le collège échevinal peut-il donner des informations relatives au nombre de demandes introduites auprès de la Ville pour établir des écoles privées et des foyers scolaires privés pendant les 4 années passées? Comment le collège échevinal agit-il afin d’équilibrer l’implantation de ces structures sur le territoire de la Ville? Madame l’échevin Colette MART : Je me concentrerai surtout sur les chiffres, étant donné que j’ai abordé en détail notre politique générale concernant l’école publique et les écoles privées ou internationales dans le cadre des débats budgétaires. Actuellement, la Ville compte 12.543 enfants et adolescents en âge de scolarité obligatoire (c.-à-d. jusqu’à 16 ans), dont 3.966 dans l’enseignement secondaire et 8.577 dans l’enseignement fondamental. Le Service Enseignement de la Ville doit contrôler l’obligation scolaire pour tous ces enfants, y compris ceux de l’enseignement secondaire. Ce chiffre varie chaque jour, car il y a constamment des habitants qui quittent la Ville et de nouveaux habitants qui y arrivent. Il est donc difficile de connaître de manière détaillée l’évolution des années passées. En ce qui concerne les enfants qui fréquentent les écoles de la Ville de Luxembourg, les chiffres correspondants se trouvent dans les brochures de l’organisation scolaire. Le tourisme scolaire signifie que les enfants concernés sont inscrits à une école qui ne fait pas partie du secteur scolaire de leur domicile. Selon notre règlement, cela est possible si les enfants sont inscrits à un foyer de jour privé, s’ils sont pris en charge par une assistante parentale dans un autre quartier ou s’ils sont inscrits chez leur grand-mère ou leur tante, par exemple. Sur les 330 enfants qui se trouvent actuellement dans ce cas, 185 fréquentent un foyer de jour privé, alors que 26 sont pris en charge par une assistante parentale, et les autres habitent chez leur grand-mère. La proportion d’enfants concernés a légèrement diminué ces dernières années, passant de 7,80% des enfants en 2018 à 6,97% à l’heure qu’il est. Les écoles les plus concernées sont celles de Belair (Diderich), Bonneweg (Verger), Belair (Kayser), Rollingergrund et Clausen. 110 enfants de forains qui habitent dans une autre commune sont également concernés.

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